mercredi, 23 décembre 2009

Agriculture et changement climatique : le Cirad fait le tour de la question avec 14 fiches thématiques

changement-climatique-et-agriculture-l-environnement-et-la-securite-alimentaire-en-jeu_colonne_medias.jpgComment l'agriculture mondiale va-t-elle affronter le changement climatique dont elle est une cause majeure (élevage, déforestation, agrocarburants) mais aussi une des principales victimes (sécheresses, accès à l'eau, désertification) ?

Le défi de la sécurité alimentaire
Devant le risque de raréfaction des ressources, le défi principal est d’assurer la sécurité alimentaire des populations les plus pauvres, estime le Cirad dans un dossier qu'il vient de publier sur cette question.

Les chercheurs du Cirad estiment qu'il ne faut pas limiter la réflexion aux enjeux traditionnels de la recherche pour le développement, ni se contenter de proposer simplement des technologies de production plus performantes, comme celles de la révolution verte, ou bien doublement verte, dans l’objectif d’une intensification écologique.

Le transfert de technologie et un appui économique du « Nord » vers le « Sud » seront non seulement insuffisants mais tout simplement peu pertinents.
En effet, les bouleversements attendus sont véritablement planétaires, radicaux et obligent à reconsidérer la manière de faire de la recherche pour le développement.
Le Cirad, avec son réseau mondial de partenaires sur plus de 90 pays relève ce défi.

Dans ce dossier, l'établissement présente ses approches et les projets dans lesquels il est engagé au travers de 14 fiches thématiques :

  • adaptation des plantes cultivées
  • amélioration génétique des plantes et gestion de l’agrobiodiversité
  • caractérisation des services environnementaux et indicateurs de fonctionnement des écosystèmes
  • évaluation environnementale globale des produits agricoles et alimentaires d'origine tropicale
  • changement climatique et maladies animales émergentes
  • changement climatique et santé végétale
  • adaptation des systèmes de culture irrigués
  • adaptation des systèmes d’agriculture-élevage
  • élevage et changement climatique
  • biomasse-énergie
  • changement climatique et sécurité alimentaire
  • paiements pour services environnementaux
  • changement climatique et renforcement des capacités nationales et locales
  • négociations internationales et politiques nationales climatiques.

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lundi, 21 décembre 2009

Oenotourisme : un label Vignobles et Découvertes

Le Conseil supérieur de l’Œnotourisme a remis la semaine dernière le cahier des charges définissant le label « Vignobles et Découvertes ». 

Premier producteur de vins au monde et première destination touristique, la France attire chaque année près de 5 millions de touristes français et 2,5 millions de touristes étrangers sur le thème du vin.

Pourtant, l’offre française en matière d'oenotourisme est encore limitée et très éclatée, ce qui en limite la visibilité et l’accès.

Attribué pour trois ans
Attribué par les ministres chargés de l’Agriculture et du Tourisme, sur recommandation du CSO, pour une durée de trois ans, le label « Vignobles et Découvertes » permettra d’identifier une destination d’un périmètre d’environs 30 kms conforme à l’échelle d’un territoire visité lors d’un court séjour proposant une offre complète accessible sur cette durée : vignoble, patrimoine culturel, naturel, immatériel (gastronomie, savoir-faire), activités de loisirs, événements, hébergement, restauration…..

Un appel à projets sera lancé le 27 janvier 2010 par les ministres concernés auprès des destinations candidates.

Une réunion du Conseil supérieur de l’Œnotourisme se tiendra au printemps pour l’examen des candidatures après instruction par Atout France.

Les propositions de destinations du CSO retenues par les ministres en charge du Tourisme et de l’Agriculture pourront être labellisées dès cet été.

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mercredi, 16 décembre 2009

L'autorisation du Cruiser indigne les apiculteurs

Le Lozérien Henri Clément, président de l'Union nationale de l'apiculture française (Unaf), est très remonté contre la décision du ministère de l'Agriculture de renouveler pour un an l'autorisation d'utilisation de l'insecticide Cruiser.

Décision "pitoyable" pour les apiculteurs
"C'est pitoyable, on continue à autoriser des produits qui sont toxiques pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages et pour l'environnement. Je ne comprends pas la politique de la France alors que le Cruiser n'a pas été ré-autorisé en Allemagne et qu'il est interdit en Italie", s'est-il indigné.

Des recours ont été portés devant le Conseil d'Etat mais ne seront sans doute pas examinés avant le début de la campagne de traitement.
Les apiculteurs envisagent déjà de nouvelles manifestations.

Un avis favorable de l'Afssa
Le ministère de l'Agriculture indique qu'il a pris sa décision sur la base de l'avis favorable rendu le 1er décembre 2009 par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Il précise : "Compte tenu des inquiétudes exprimées par plusieurs syndicats professionnels apicoles au cours des dernières années, l’autorisation délivrée est limitée à une durée d’un an et devra faire l’objet d’une nouvelle évaluation de l’Afssa avant d’être renouvelée."

Le ministre a demandé à ses services que des mesures soient prises pour limiter la dispersion de poussières au moment du semis. Une nouvelle mesure d’interdiction de semis par grand vent viendra renforcer l’obligation de mise en place de déflecteurs sur les semoirs pneumatiques imposée au début 2009, souligne le ministère.

Le plan de suivi mis en place en 2008 et 2009 sera maintenu en 2010, avec un nouveau dispositif de surveillance des effets non intentionnels sur la biodiversité, en particulier pour vérifier l’absence de risque sur les papillons et les insectes pollinisateurs, annonce le ministère.

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dimanche, 13 décembre 2009

Douleurs animales : une expertise pour les identifier et les diminuer dans les élevages

On le voit en ce moment avec les polémiques sur le gavage des animaux en vue de produire du foie gras : le débat autour de la question de la douleur animale prend une place croissante dans nos sociétés.

A l’issue des Rencontres Animal-Société de 2008, les participants s’étaient accordés sur le besoin de clarifier la notion de douleur chez les animaux.

C’est dans ce contexte qu’une demande d’expertise scientifique collective (ESCo) sur la douleur animale a été adressée à l’Inra par les ministres en charge de l’Agriculture et de la Recherche, afin de rassembler les connaissances actuelles sur le sujet.

Les objectifs principaux étaient de définir la douleur, de déterminer quels animaux sont susceptibles de la ressentir, de recenser les outils disponibles pour la mesurer et la limiter.

Les animaux d'élevage ressentent-ils la douleur ?
Pour réaliser cette expertise, l'INRA a mobilisé un groupe d'une vingtaine d'experts d'origines institutionnelles diverses et représentant un large éventail de disciplines : neurophysiologie, clinique humaine, médecine vétérinaire, génétique, éthologie, histoire, anthropologie, philosophie, éthique, droit, économie.

Les principales conclusions de l’expertise, pilotée par Pierre Le Neindre, directeur de recherche à l’Inra, apportent un éclairage sur les points suivants :

  • la définition de la notion de douleur est un sujet d’étude récent, tant chez l’homme que chez l’animal. Les disciplines scientifiques mobilisées sur le sujet, relevant aussi bien du domaine des sciences de la vie que des sciences humaines pointent la difficulté d’isoler celle-ci d’autres concepts tels que la souffrance et le bien-être animal,
  • la capacité à ressentir de la douleur n’est pas clairement établie pour toutes les espèces animales,
  • il existe de nombreuses sources potentielles de douleurs, liées notamment à certaines pratiques d’élevage,
  • cette sensation de douleur est difficile à évaluer, d’une part en l’absence de méthodes combinant des critères cliniques, physiologiques, comportementaux, validées conjointement par les scientifiques et les praticiens de terrains (éleveurs et vétérinaires), et d’autre part, du fait de la diversité des espèces animales qui nécessite une connaissance spécifique de chacune pour interpréter les signes de douleur,
  • des options existent pour limiter les douleurs chez les animaux d’élevage : elles peuvent s’inscrire dans une démarche qualifiée par les experts, de 3S (supprimer, substituer, soulager).

Besoin de connaissances nouvelles
Les experts soulignent le besoin d’acquérir des connaissances nouvelles pour lever des incertitudes et controverses scientifiques sur la capacité de certains animaux à ressentir la douleur, et pour développer des outils en appui à l’évaluation de la douleur et à une démarche de limitation des douleurs animales.
Cette expertise apporte ainsi un éclairage sur la question de la douleur animale qu’il faut analyser dans une perspective plus large de bien-être animal et d’élevage durable.

Pour en savoir plus, le site de l'Inra.

12:20 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : animaux, douleurs | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 10 décembre 2009

"Migrations et agricultures, ici, là-bas" : conférence et débat ce soir au Corum de Montpellier

Dans le cadre des troisièmes Journées de recherches en sciences sociales, organisées par la Société française d'économie rurale (SFER) le Cirad et l’Inra, une conférence-débat est organisée ce soir, de 20 h 30 à 22 h 30, au salon du Belvédère du Corum de Montpellier, sur le thème « Migrations et agricultures : ici, là-bas… ».

Y participeront Flore Gubert (Institut de recherche pour le développement - IRD), Florent Desnoyer (ONG « Migrations & développement ») et Louis Bretton (Collectif de défense des travailleurs saisonniers - CODETRAS).
Damien Conaré (Courrier de la planète) en assurera l'animation.

Parmi les thèmes abordés : les déterminants des migrations internationales, leurs effets sur le développement rural des pays de départ, la situation des saisonniers agricoles dans les pays d'arrivée, les formes de solidarité internationale liées aux migrations. 

Au carrefour des sciences économiques, humaines et sociales, les Journées de recherches en sciences sociales, qui se déroulent jusqu'à demain soir à Montpellier, ont pour ambition de fédérer la communauté scientifique autour des domaines de l'agriculture, de la pêche, de l'alimentation, de la forêt, de l'environnement et du développement territorial.

13:54 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier, sciences sociales | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 08 décembre 2009

La région Paca veut protéger ses terres fertiles

Le conseil régional Provence-Alpes-Côte d'Azur s'inquiète de l'artificialisation des terres fertiles sur son territoire et de l'abandon de leur vocation agricole.
Il propose un cycle de formations pour tenter d'inverser la tendance  : la première a lieu demain (et le 16 décembre) à Salon-de-Provence.

L'enjeu est de taille : si l’on souhaitait nourrir l’ensemble des habitants de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur avec des fruits et légumes de saison en agriculture paysanne et diversifiée, plus de 30 000 paysans et salariés agricoles seraient nécessaires.

Dans le même temps, chaque jour s’arrêtent 3 exploitations agricoles.
Etalement urbain, « zacisation » du développement économique : les causes sont multpiles mais mènent toutes vers les mêmes conséquences.

"Respecter les terres pour mieux se nourrir"
Pourtant, nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter une alimentation locale, éthique, biologique, et à revendiquer le maintien de terres fertiles.
Ainsi, la formation proposée a pour objectif de mieux comprendre comment, comme citoyen ou paysan, on peut éviter l’artificialisation des terres et garantir leur utilisation agricole.

La formation est gratuite et ouverte à tous : citoyens, paysans, membres d’une association locale, élus… 

Des formations similaires sont proposées sur d’autres territoires :

  • Carpentras (84) le 14 décembre 2009
  • Aix-en-Provence, Arles, Aubagne (13)
  • Draguignan (83)
  • Nice (06)

Plus d'infos : programme de formations sur les terres fertiles.

12:06 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paca, agriculture | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 04 décembre 2009

Le Languedoc-Roussillon table sur le bio

L'agriculture biologique peut-elle constituer une des solutions aux difficultés de l'agriculture traditionnelle, en particulier pour la viticulture méridionale rudement malmenée ?

La conversion au bio s'accélère
Le Languedoc-Roussillon le croit et le rythme de conversion au bio s'y accélère : près de 250 exploitations agricoles ont franchi le pas cette année, profitant notamment des aides du conseil régional (5,4 M€ pour toute la filière) ou du soutien de conseils généraux, notamment celui du Gard.
Ainsi, 1 328 exploitations ont été certifiées AB en 2008, soit une augmentation de 22% par rapport à 2007.

Ces chiffres sont cependant à relativiser : l'agriculture biologique ne représente que 5% la surface agricole utile en Languedoc-Roussilllon, ce qui place la région au deuxième rang en France, mais pèse encore peu dans l'économie agricole.

47 558 hectares sont consacrés au bio dont 10 835 en conversion et le vignoble régional bio est au premier rang en France.

La demande des consommateurs est solide
La 2e conférence régionale de l'agriculture biologique qui vient de se tenir à Montpellier a montré que le marché du bio était solide en dépit de la crise et correspond à une vraie demande des consommateurs.
La France est d'ailleurs obligée d'importer massivement pour y répondre.

Pour que l'agriculture bio devienne vraiment une force (6% en 2012, 20% en 2020 ?) encore faut-il que les terroirs régionaux soient préservés.
A ce propos, une convention Bi-Eau a été signée entre la Région et divers partenaires agricoles pour restaurer un bon état des ressources en eau polluées par les pesticides.

13:53 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : languedoc-roussillon, bio | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 30 novembre 2009

Montpellier : Météo France sera au Sitevi

Météo-France sera présent du Sitievi, salon international pour les filières vigne/vin et fruits/légumes, sur le stand 25 (Hall 11, Allée B) du 1er au 3 décembre à Montpellier.

La météo au service de la viticulture
A cette occasion, les professionnels du secteur pourront découvrir les activités et services de Météo-France dans le domaine de l’agrométéorologie, et plus spécifiquement dans le domaine de la viticulture :

  • services d’observation pour visualiser l’arrivée des précipitations grâce au réseau radar,
  • services de climatologie pour analyser la qualité d’un millésime par rapport à des années de référence,
  • outils de prévision pour planifier des activités comme la taille des vignes, les traitements phytosanitaires.

13:20 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier, météo, vin | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 27 novembre 2009

En 2010, Montpellier accueillera le 13e congrès mondial de l'information sur l'agriculture

La ville de Montpellier accueille, du 26 au 29 avril, en 2010, le 13ème congrès mondial de l'IAALD, association internationale des spécialistes de l'information agricole, co-organisé avec Agropolis International.

Cette association, dont Agropolis International, est membre est un réseau mondial d’échange de pratiques et de savoirs entre spécialistes de l’information agricole. Les membres actuels de ce réseau sont en majorité anglophones.

Eclairages sur des pratiques innovantes
Le regain d'intérêt pour l'agriculture et les questions soulevées par les crises alimentaires accentue les besoins en information de qualité pour tous les acteurs du développement rural.

En apportant leurs connaissances et leur savoir-faire, les professionnels de l'information scientifique et technique contribuent à répondre à ces besoins.
Ce congrès devrait favoriser un dialogue constructif entre les professionnels de l'information et ceux du développement rural pour faire face aux grands enjeux agricoles.

Les chercheurs sont les bienvenus ainsi que les professionnels de l'information, les membres des organisations paysannes, les éditeurs, les journalistes et tous les partenaires impliqués dans la production, la gestion et la diffusion des connaissances dans le domaine des sciences et des technologies agricoles.

Inscriptions et plus de détails sur http://iaald2010.agropolis.fr/

14:09 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier, agropolis, congrès | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 25 novembre 2009

Montpellier : comment les levures permettant la vinification se sont adaptées à leur environnement

Trois équipes de recherche* Inra de Montpellier, en collaboration avec le Centre national de séquençage, ont séquencé le génome d’une levure du vin, Saccharomyces cerevisiae, également bien connue pour son utilisation en boulangerie pour faire lever la pâte à pain.

Cette étude révèle comment Saccharomyces cerevisiae s’est adaptée aux conditions drastiques du moût de raisin et de la fermentation : son génome a évolué de façon spectaculaire.

Une capacité d'adaptation insoupçonnée
Cette évolution a consisté, entre autres, à récupérer des gènes d’autres levures, dont une, contaminant facilement le vin, a été identifiée. L’adaptation au vin a nécessité un refaçonnage du génome de Saccharomyces. cerevisiae dans lequel les transferts de gènes entre levures présentes dans le vin ont eu un rôle déterminant.

Ces travaux révèlent une capacité d’évolution totalement insoupçonnée chez Saccharomyces cerevisiae, puisque c'est la première fois que l'acquisition de gènes eucaryotes appartenant à des espèces éloignées est mise en évidence chez cette espèce.

La compréhension de ces mécanismes moléculaires de transfert, et de l'adaptation qui en résulte, doit permettre de faciliter la sélection et l'amélioration des levures de vinification.

Ces travaux ont été publiés dans la revue « Proceedings of the National Academy of Sciences » du 9 septembre 2009.

*Unité mixte de recherche « Sciences pour l’œnologie INRA- Montpellier SupAgro -Université de Montpellier I, département « Microbiologie et chaîne alimentaire », centre INRA de Montpellier.

08:10 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vin, montpellier, recherche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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