dimanche, 02 novembre 2008

Montpellier : le guayule, plante du futur

Le guayule, une plante miraculeuse ? Les chercheurs du Cirad de Montpellier, qui travaillent sur le sujet depuis vingt-cinq ans, sont persuadés qu'elle a un grand avenir. Jugez-en plutôt : cet arbuste à croissance rapide qui pousse dans les déserts mexicains peut servir à fabriquer un éventail incroyable de produits. Des terpènes pour lutter contre les termites, des lipides, des bio-molécules utilisées en pharmacologie et cosmétologie et même des briquettes de chauffage et du fuel à partir de la bagasse. Une entreprise américaine exploite déjà son latex pour la fabrication de gants chirurgicaux ou de préservatifs.

De plus, l'extraction du latex de guayule se fait par broyage et non par saignée de l'arbre (contrairement à l'hévéa) et ne nécessite l'emploi d'aucun solvant chimique.

L'Europe séduite
 
Alors que la culture de l'hévéa ne suffit pas à la production de caoutchouc et de latex naturels, le guayule pourrait prendre le relais en étant cultivé en Europe même. Dans les années 1980, le Cirad a mis en place des essais de comportement de guayule au Maroc (en collaboration avec les Domaines Royaux) et également à Montpellier. Sa vocation méditerranéenne est certaine.

Une collection d’une vingtaine de variétés est en cours d’installation sur le site de Lavalette du Cirad de Montpellier. Trois parcelles d’une superficie totale d’un hectare seront plantées pour la réalisation d’essais agronomiques. Ils permettront de mieux définir des paramètres comme la fertilisation, l’irrigation ou le comportement variétal de la plante. La quantification en valeur latex, caoutchouc et lipide par analyse proche infrarouge (SPIR) sera étudiée dans les laboratoires montpelliérains.

Et c'est tout naturellement à Montpellier que se tient, les 2 et 3 novembre, le séminaire de lancement du projet EU-PEARLS, en présence des partenaires de  République tchèque, France, Allemagne, Espagne, Pays-Bas et Suisse.  Financé par la Communauté Européenne et coordonné par l’Université de  Wageningen (Pays-Bas), le projet a pour objectif le développement de nouvelles cultures pour la production de caoutchouc naturel en Europe. 

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Commentaires

J'ai travaillé sur l'introduction du guayule en Egypte en 197_ et me tiens à disposition pour toutye offre. J'ai également voyagé en Arizona et au Mexique pour y chercher des semences et contacter de nombreux scientifiques spécialistes.

Ecrit par : de beukelaer | vendredi, 05 décembre 2008

Beukelaer....faudrait qu'on se rencontre, non ?

Ecrit par : fournaud | dimanche, 21 décembre 2008

J'aimerais savoir où en sont vos expériences sur la plantation de guayule aux alentours de Montpellier. Quel avenir lui prévoyez-vous ? y aurait-il un intérêt à envisager son arrivée dans les garrigues? J'ai quelques Ha entre Nimes et le Pont du Gard qui ont été plantés au fil des ans en asperges, cerisiers, ou abricotiers...Les agriculteurs vieillissent et plus personne ne veut prendre la relève, surtout pas leurs enfants...les cultures disparaissent et je me demande ce que deviendront ces magnifiques terres éparpillées entre des bandes de roches. La garrigue, quoi...Avez-vous d'autres idées?
Ayez la gentillesse de me les transmettre. Merci.

Ecrit par : Sentis Bernadette | samedi, 20 juin 2009

je suis interesse pour la plantation de cette plante (guayul)desirrai en savoir plus sur le mode plantation.commercialisation.ect.merci de bien vouloir m'en dire plus salutation.

Ecrit par : lardeux | lundi, 24 août 2009

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