lundi, 01 décembre 2008
Climat : l'avenir de la planète se prépare à Poznan
La 14ème session de la conférence des pays signataires de la convention cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) commence aujourd'hui à Poznan et s'achèvera le 12 décembre.
Toute la planète se retrouve en Pologne : 8 000 participants de plus 190 pays y sont attendus.
Ministres de l'environnement, experts du changement climatique, institutions internationales, ONG spécialisées dans les domaines de l'environnement, des affaires et de la recherche tenteront de parler le même langage.
Cette réunion internationale est le début d'un long marathon qui a pour objectif de préparer la conférence de Copenhague (Danemark) de décembre 2009. L'ambition : donner une suite au protocole de Kyoto en concluant à Copenhague un nouvel accord, applicable à partir de janvier 2013.
Le rendez-vous de Poznan est décisif à plusieurs égards.
L'inconnue américaine
D'abord, il intervient alors que le pouvoir n'a pas encore changé de mains aux USA. Les Etats-Unis ont jusqu'ici refusé de ratifier le Protocole de Kyoto qui impose aux pays développés de réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Or, Barak Obama, le nouveau président des USA qui n'est pas encore en fonction, a annoncé un changement d'attitude qui prendrait en compte la réalité du changement climatique.
Mais le monde entier s'interroge sur la forme que prendra le nouvel engagement américain.
Autre difficulté : la situation des pays émergents. Le protocole de Kyoto ne visait pas à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre. Mais leur développement économique fait d'eux des pollueurs majeurs, en particulier les pays d'Asie.
Les responsables chinois ont récemment indiqué qu'ils étaient prêts à faire des efforts à la condition que les Occidentaux acceptent un transfert massif des technologies permettant le développement des énergies renouvelables.
Le poids de la crise
Enfin, la conférence de Poznan intervient au moment où le monde subit sa plus grave crise économique depuis 1929. Ce qui pourrait servir de prétexte à un report des engagements environnementaux.
Yvo de Boer, le secrétaire exécutif du CCNUCC, s'en inquiète : "Bien évidemment, la crise financière aura un impact sérieux mais je voudrais souligner qu'utiliser la crise comme excuse pour ne pas agir contre les changements climatiques peut avoir pour résultat essentiel, une nouvelle crise financière. Au cours des cinq à dix prochaines années, nous allons remplacer environ 40% des capacités de production de l'énergie. Si, à cause de la crise financière, la décision est prise d'utiliser des technologies peu chères et polluantes, ces technologies seront encore utilisées dans 30 ou 50 ans."
La situation climatique exigerait pourtant des efforts redoublés. Les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de s'accroître selon les dernières données officielles, alors qu'il faudrait inverser la tendance dès 2015.
Mais les sommes à mobiliser sont considérables : l'ONU évalue à 500 milliards de dollars le coût annuel, d'ici à 2030, de la lutte contre le réchauffement.
11:55 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : climat, réchauffement |
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