mercredi, 21 janvier 2009

Environnement : les Français veulent des solutions pratiques, pas des généralités

L'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) dispose d'un observatoire annuel des pratiques et de l'opinion des Français sur les questions environnementales.
Réalisés sous forme d'entretiens téléphoniques ou en face à face, ces sondages constituent un précieux baromètre de l'évolution des comportements.

Les Français doutent de plus en plus
La dernière enquête, publiée dans la revue "L'Ademe et vous : stratégies et études" n°17, donne des résultats assez étonnants.

Premier enseignement : les Français se méfient des discours trop généraux. En 2007, ils avaient manifesté un fort intérêt pour les questions environnementales.
Mais en 2008 "l'opinion est en retrait", notent les auteurs de l'étude.

Signes de cette défiance : ils ne sont plus que 65% à se dire certains que le réchauffement climatique est bien réel, contre 72% en 2007.
De même, ils sont 5% de moins qu'en 2007 à penser que les désordres du climat sont liés aux gaz à effet de serre.

Les chercheurs pensent que la montée de ces doutes est peut-être liée à une saturation de la communication sur ces thèmes dans un contexte de hausse des prix de l'énergie.

Mais ils sont prêts à s'engager chez eux
En revanche, l'enquête montre que les Français s'approprient, dans leur vie quotidienne, des questions comme la consommation énergétique.
Interrogés, ils font ainsi passer ce critère devant l'amélioration du confort de leur logement.

Conscients à 75%  (contre seulement 39% en 2000) que le chauffage des bâtiments a une responsabilité importante dans l'augmentation de l'effet de serre, les sondés se disent prêts à investir.

Ca coûte trop cher
Dans la réalité, 11 à 12% des ménages (pourcentage stable) seulement font des travaux de maîtrise des dépenses énergétiques dans leur foyer.
Mais l'enquête montre que la dépense moyenne augmente, passant de 3 206 à 4 236 €

Hypothèse optimiste : les travaux sont de plus en plus conséquents pour atteindre de bonnes performances énergétiques.
Hyothèse pessimiste : une partie de cette hausse  serait liée au fait que les artisans gonflent leurs factures pour empocher les aides publiques accordées pour ce type de travaux !

Deux tiers des ménages ont adopté des ampoules à basse consommation : 5,4 en moyenne par logement.
Enfin, les enquêtés sont intéressés par les énergies renouvelables (ex. le solaire) mais ils trouvent les équipements encore trop chers.

Conclusion : il faut de plus en plus privilégier les aides adaptées et le conseil personnalisé pour faire changer les comportements.

  

 

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