jeudi, 30 avril 2009

Transports urbains : Montpellier, Nîmes et Perpignan toucheront une aide de l'Etat

tram_exterieur_Ligne_3_copie.jpgC'est le grand retour de la participation financière de l'Etat pour aider les collectivités locales à boucler leurs projets de transports collectifs qu'a officialisé ce midi Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie.

"Un effort sans précédent"
Pas moins de 800 M€ vont être consacrés au financement partiel de 50 projets de transports urbains durables (hors Île-de-France) - tramways, bus en site propre et métros - qui seront soutenus par l’État d’ici 2011.
"C’est un effort financier sans précédent de l’État en faveur des transports urbains qui reconnait ainsi la grande qualité des dossiers", a estimé le ministre devant les représentants des 36 collectivités concernées.

Ces projets, identifiés dans le cadre d’un appel à projets lancé en octobre 2008, s’inscrivent dans la démarche de promotion de la ville durable du Grenelle Environnement.
Ils bénéficient de fonds du secrétariat d'Etat à la Ville au titre du désenclavement des quartiers et s'inscrivent dans le plan gouvernemental de relance économique, certains projets devant démarrer dans les deux ans.

6 milliards d'euros de travaux
Grâce à ce soutien massif de l’État, près de 6 milliards d’euros de travaux seront engagés dans les 3 ans, pour la réalisation de 365 km de nouvelles lignes de transports, soit un doublement du réseau existant. 

Pour prolonger cette dynamique, un second appel à projets sera lancé fin 2010.

La 3e ligne de tram de Montpellier
Le projet de troisième ligne de tramway de Montpellier bénéficiera d'une aide de 82,6 M€
D'une longueur totale de 22,4 km, la ligne traversera Juvignac, Montpellier, Lattes et Pérols et desservira les quartiers de la Paillade et du Petit-Bard. 
Fréquentation quotidienne attendue : 77 000 voyageurs. Début des travaux : 2009. Mise en service prévue en 2012.

Le bus thermique de Perpignan
Le projet de bus thermique à haut niveau de service de Perpignan bénéficiera d'une aide de 4,4 M€.
Le bus circulera sur un tracé en site propre d'une dizaine de kilomètres  comportant 40 stations. Il traverse la commune du nord au sud en passant par le pont Arago, une partie de la ceinture des boulevards et dessert la place de Catalogne (lieu de convergence de l’ensemble des lignes) et la gare, qui sera requalifiée en pôle d’échange multimodal avec l’arrivée du TGV.

Fréquentation quotidienne attendue : 19 300 voyageurs. Début des travaux : 2009.

Le bus à haut niveau de service de Nimes
Le projet nîmois d’ouverture d’une ligne de bus à haut niveau de service, en site propre, aura un financement étatique de 6,5 M€.
Le tracé aura une longueur de 6 Km avec 14 stations.
Cette ligne permet de rejoindre le centre-ville depuis la sortie de l’A54.

Fréquentation quotidienne attendue : 10 000 voyageurs en 2011. Début des travaux : 2010. Mise en service prévue en 2011.

*Photo TAM : le tram dessiné par Christian Lacroix.

16:11 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'ASN appelle l'industrie du nucléaire à prendre en compte l'importance des conditions de travail

017.JPGLes grands exploitants d'installations nucléaires de base "doivent jouer un rôle moteur en matière de conditions de travail compte tenu de l'enjeu de première importance que ces conditions constituent pour la sûreté nucléaire et la radioprotection." 
Voici le message qu'ont fait passer l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la Direction générale du travail (DGT) du ministère du travail aux représentants d'Areva, du CEA et d'EDF lors d'un séminaire qui s'est tenu en janvier dernier.

Rappeler la règlementation en vigueur
Ce séminaire était une première en la matière et réunissait aussi l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) et le Délégué à la sûreté nucléaire et à la radioprotection pour les activités et installations intéressant la Défense (DSND) étaient également représentés.

Il s'agissait d'une première initiative en la matière, traduisant la volonté partagée de l'ASN et de la DGT "de rappeler la réglementation en vigueur" et de prendre en compte les remarques formulées par les exploitants.

Les facteurs humains
L'ASN et la DGT ont également rappelé la priorité que constitue la prise en compte croissante des facteurs organisationnels et humains (FOH) dans cette industrie, notamment pour la sûreté nucléaire et la radioprotection.

Le principe d'un prochain rendez-vous a été pris pour 2010 pour examiner les évolutions probables de la réglementation internationale dans le domaine de la radioprotection de travailleurs.
Cette consultation sera étendue aux partenaires sociaux, afin d'associer l'ensemble des acteurs à l'élaboration de la prochaine mise à jour de la réglementation nationale.

A ce propos, le Parlement européen a adopté, mercredi dernier, un rapport consultatif indiquant : "Afin de garantir la protection des travailleurs et de la population, les installations nucléaires devraient être exploitées de façon à obtenir le plus haut niveau de sûreté qu'il est raisonnablement possible d'atteindre compte tenu des facteurs économiques et sociaux". 

Le rapport de l'ASN pour 2008
Le compte-rendu de ce séminaire a été rendu public quelques jours après les conclusions du rapport de l'ASN sur la sûreté nucléaire en France en 2008.
Jean-Christophe Niel, le directeur général de l'ASN, estime la situation "assez satisfaisante" mais rappelle qu'une "action forte a été nécessaire pour que les exploitants maintiennent la rigueur nécessaire."

Devenue réellement indépendante, l'ASN a ainsi suspendu pendant trois semaines le chantier du réacteur de troisième génération EPR, à Flamanville (Manche), pour des problèmes de bétonnage.
Elle avait aussi refusé d'agréer les laboratoires d'EDF chargés de mesurer la radioactivité dans l'environnement.

Le nucléaire de proximité encore déficient
En revanche, "la situation est restée délicate dans le domaine du nucléaire de proximité (NDLR : hôpitaux, cabinets dentaires ou de radiologie) : les inspections de l’ASN se sont poursuivies, la plupart des établissements médicaux ont fait des efforts réels, mais la situation demeure très hétérogène. " 

En Languedoc-Roussillon par exemple, où près de 2 400 appareils et installations utilisent des produits nucléaires, les inspecteurs de l'ASN
ont relevé les efforts du CEA dans le renforcement antisismique des bâtiments ou l'analyse environnementale des rejets.
Mais ils constatent que la France manque cruellement de radiophysiciens dans le domaine du nucléaire de proximité.
Un déficit qui ne sera pas comblé avant 2014. 

* Photo : centrale de Pierrelatte  (photo MTR).

12:45 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

L'ex-Vert Yves Pietrasanta reprend ses couleurs

ELU_PHOTO_94_1221211328.jpgLe Vert n'allait plus trop tôt à Yves Pietrasanta, pourtant membre de ce parti depuis 1998 et élu avec cette étiquette en 2004 au conseil régional Languedoc-Roussillon dont il est le vice-président en charge de l'environnement.

Mais aujourd'hui, l'élu veut s'afficher sous d'autres couleurs et vient d'annoncer la création de l'association Ecologie Languedoc-Roussillon avec deux autres conseillers régionaux ex-Verts : Marie Meunier-Polge et Jean-Baptiste Giordano.
Des états généraux pourraient se tenir en juin à Montpellier.

Pas d'autre choix
Yves Pietrasanta n'avait guère d'autre choix, ayant été exclu des Verts en juin 2008 pour avoir refusé de rompre avec Georges Frêche à la suite des déclarations polémiques de ce dernier sur les harkis.

Les élections régionales approchant, les élus écologistes désireux de continuer à travailler avec Georges Frêche devaient donc créer une nouvelle structure en dehors du parti des Verts qui présentera sa propre liste en 2010.

Voici la chose faite avec Ecologie Languedoc-Roussillon qui défend une approche réaliste de l'écologie politique "sans sectarisme"et qui revendique le bilan environnemental de la majorité frêchiste au Conseil régional Languedoc-Roussillon , "première région française pour les crédits alloués à l'environnement". 
Elle annonce qu'elle se battra contre les OGM, le nucléaire intensif et le tout-routier et pour un nouveau type de développement fondé notamment sur les énergies renouvelables.

Continuer à compter
C'est une étape de plus dans le parcours plutôt atypique d'Yves Pietrasanta. Venu des radicaux de gauche, l'homme a participé à la fondation de Génération Ecologie en 1989 (avec Lalonde), puis du Parti écologiste et enfin d'Ecologie citoyenne (avec Mamère) en 1997 avant de rejoindre les Verts l'année suivante.

L'ancien maire de Mèze a été réélu en 2008, à Perpignan, président de la Fédération des élus écologistes (grâce à des élus socialistes proches de Frêche, dénoncent certains Verts), une structure au service des élus qui revendiquent une fibre environnementale.
Avec cet appui logistique et le label de l'association Ecologiste Languedoc-Roussillon (qui pourrait se décliner dans d'autres régions), Yves Pietrasanta espère bien continuer à compter. 

11:04 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, region | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 29 avril 2009

La France se remettra-t-elle aux couches lavables pour les bébés ?

logo%20sicl%20ecriture%20droite%20version%202%20psp12.jpgAbandonner les si pratiques couches jetables pour remettre des couches lavables aux bébés ? La question était jusqu'ici inaudible en France où la couche jetable est vue comme un signe de modernité, de libération de la femme et d'hygiène (notamment dans les crèches).

Mais le coût environnemental des jetables commence à faire débat. On estime qu'avant d'être propre, un bébé "produira" une tonne de déchets sous forme de couches jetables.
En 2008, 2,4 millions de bébés français ont utilisé 4,2 milliards de couches jetables dont la gestion, au stade du déchet, coûte cher aux collectivités, donc aux contribuables.

La France y vient timidement
Un signe que les choses commencent peut-être à changer : la France participe pour la première fois, jusqu'au 3 mai, à la Semaine internationale des couches lavables (eh oui, ça existe !) qui en est déjà à sa treizième édition dans certains pays.

Pour cette première année de participation française, des professionnels de la couche lavable (une trentaine d'entreprises de production) et des associations de parents, réunis au sein de l'Association française de promotion des couches lavables Bulle de coton,  s’unissent autour d’une série d’animations destinées à informer le grand public, en proposant notamment des remises sur les achats de couches lavables.

Pourquoi une semaine internationale ?
L'idée est venue de Grande-Bretagne en 1998 où près de 20% de parents utilisent aujourd'hui des couches textiles.
L'objectif était d'informer le plus largement possible les parents sur les vertus d'un produit dont ils ignoraient même l'existence.

Quels sont les avantages des couches lavables ?
Ceux qui prônent l'utilisation des couches lavables mettent en avant plusieurs avantages.

D'abord d'hygiène. Contrairement aux idées reçues, les couches textiles d'aujourd'hui, fabriquées en cotons bio, bambou ou chanvre, seraient bien plus saines pour la peau des bébés que les jetables imprégnées de produits chimiques dont on ne connaît pas les effets à long terme.

Leur entretien en machine à laver ne pose pas de problème et les fabricants ont fait de gros efforts pour proposer des modèles adaptés, pratiques et au look agréable.

Des arguments économiques et écologiques
L'achat de couches jetables représenterait un budget moyen de 1 500 € par enfant alors que l'utilisation de couches lavables coûterait cinq à six fois moins cher puisque le kit standard de couches lavables est vendu de 200 à 400 €
Et qu'elles peuvent être réutilisées pour le deuxième enfant. 

Dans certains pays (Belgique, Canada), les pouvoirs publics versent même une aide aux familles pour l'achat de couches textiles.

Plusieurs études ont montré que le bilan écologique des couches lavables état meilleur que celui des jetables.
Les partisans des lavables estiment que la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement devrait inciter l'Etat à s'intéresser à la question.

12:55 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Un accord sur deux projets d'autoroutes de la mer signé entre la France et l'Espagne

A l’occasion du sommet franco-espagnol entre Nicolas Sarkozy et José Louis Zapatero, Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports et Victor Morlan, secrétaire d’Etat espagnol pour la planification et les infrastructures, ont signé mardi 28 avril avec les armateurs Louis Dreyfus Lines (GLD Lines) et Acciona-Trasmediterranea un accord sur deux projets d’autoroute de la mer :

  • une liaison entre le port de Nantes-Saint-Nazaire et celui de Gijon, opérée par le groupe français Louis Dreyfus Armateurs et le groupe italien Grimaldi ;
  • une liaison entre les ports de Nantes et du Havre et celui de Vigo, puis dans un second temps, celui d’Algésiras, proposée par l’opérateur Acciona Trasmediterranea.

L’objectif de ces deux autoroutes de la mer est de parvenir en quelques années à un report modal de 100 000 poids lourds par an, de désengorger les axes routiers et de contribuer à l’augmentation de la part du fret non routier de 14% à 25% d’ici 2020. 

09:50 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, transports, autoroutes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 28 avril 2009

Le parc national des Cevennes propose une riche Semaine botanique du 3 au 10 mai

La-Semaine-botanique-secrets-de-plantes_medium.jpgLe long hiver touche à sa fin et des envies de se dégourdir les gambettes reviennent pour un mois de mai équipé de nombreux "ponts" favorables aux escapades prolongées.
Coup de chance, les Cévennes sont toutes proches et le parc national propose, dans le cadre du 18e Festival nature, une Semaine botanique riche en animations, du 3 au 10 mai sur le thème "Secrets de plantes".

Guidés par des passionnés de botanique et des amoureux de la nature, vous apprendrez à découvrir, reconnaître, goûter, utiliser et même écouter le monde végétal qui nous entoure.

Faire des échanges de fleurs ou d'outils, apprendre à concevoir un jardin, observer et cueillir des plantes sauvages, tout savoir sur la distillation des huiles essentielles, regarder un film sur la guerre de l'ortie, apprendre à fabriquer des instruments de musique éphémères et beaucoup de choses encore sont au programme de cette édition.

10:03 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nature, balades | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Toutes les stations-service devront s'équiper contre les vapeurs nocives d'ici fin 2018

essence.jpgLes automobilistes ne s'en rendent pas compte mais à chaque fois qu'ils remplissent le réservoir de leur véhicule, ils respirent des vapeurs nocives pour leur santé.

La question préoccupe les députés européens qui ont adopté, le 22 avril, un projet de directive visant à réduire les émissions nocives des stations-service. Le texte sera soumis, début mai, au vote en session pleinière.

Mieux protéger le consommateur et l'environnement
Présenté en décembre 2008 par la Commission européenne, ce projet législatif à pour objectif de mieux protéger l'environnement et la santé des consommateurs en améliorant le captage et le recyclage des vapeurs d'essence nocives qui se dégagent lors du ravitaillement en carburant des voitures dans les stations-service.

Ces vapeurs d'essence contiennent un mélange de d'hydrocarbures, en particulier du benzène, pour lequel il n'existe pas pour l'instant de seuil de sécurité connu. Ces composés organiques volatils (COV) réagissent également dans l'atmosphère pour former l'ozone au sol, un polluant atmosphérique néfaste pour les écosystèmes et la santé humaine.

Première étape en 2012
A compter du 1er janvier 2012, les pompes à essence neuves ou venant d'être rénovées de l'Union européenne devront être équipées de dispositifs capturant au moins 85 % des vapeurs et les renvoyant dans les réservoirs des stations-service.

Toutes les stations existantes devront être équipées au plus tard au 31 décembre 2018. Seules les petites stations n’approvisionnant que quelques voitures par jour en seront dispensées.
Déjà, la moitié des stations-service de l'UE sont équipées de ce système. 

09:37 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, risques, transports | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 27 avril 2009

Un consortium de chercheurs a réalisé le séquençage du génome de la vache

limousine.jpgUn consortium international conduit par le Centre de séquençage du Baylor College of Medicine à Houston (USA) publie dans la revue "Science"  du 24 avril la première analyse détaillée de la séquence du génome bovin, à laquelle a contribué l’Inra de Jouy-en-Josas.
Ce travail apporte des informations considérables sur la biologie de cette espèce et sur l’évolution et l’analyse comparée des mammifères. Il aura des applications nombreuses pour les filières bovines, en élargissant les outils et les critères pour la sélection des animaux.

La vache est le troisième animal domestique dont le génome est entièrement séquencé, après celui du poulet et du chien.
Conduit par un consortium international, le séquençage du génome bovin a nécessité 6 années de travail et a impliqué plus de 300 scientifiques issus de 25 pays, pour le séquençage proprement dit mais surtout pour l’assemblage, l’annotation et l’analyse des résultats.

Outre la séquence d’une vache femelle de race Hereford parue dans un premier article, un second portant sur la structure des populations bovines décrit plus spécifiquement le projet HapMap bovin, visant à produire une cartographie de la diversité génétique dans les différentes populations, entre grands rameaux taurins et zébus, et ce jusque dans les différentes races bovines.

Le génome bovin proche de celui de l'homme
Conclusion importante issue de ce séquençage, le génome bovin est beaucoup plus proche de celui de l’homme que peut l’être celui de la souris ou du rat. Il comprend au moins 22 000 gènes, dont la plupart se retrouvent chez l’homme.

La majorité des chromosomes bovins correspondent à de grands fragments de chromosomes humains, parfois des chromosomes entiers. La grande conservation du génome entre ces deux espèces est expliquée par l’existence d’un ancêtre commun à l’homme et au bovin remontant à environ 95 millions d’années. Les réarrangements survenus ultérieurement sont principalement localisés dans les gènes impliqués dans l’immunité, le métabolisme et la digestion. Ces changements pourraient expliquer l’efficacité des ruminants à convertir des fourrages pauvres énergétiquement en viande et lait.

Une diversité considérable
En parallèle du séquençage, le projet HapMap bovin, a dessiné une cartographie de la diversité génétique dans les différentes populations bovines. L’analyse de près de 500 animaux de 17 populations, y compris la race française Limousine, montre que les bovins constituaient une population originelle très diverse qui s’est structurée sous l’effet de la domestication, la formation des races et la sélection.

La diversité globale reste cependant aujourd’hui considérable sur l’ensemble de l’espèce bovine. Depuis la domestication il y a 8000 à 10 000 ans, la conduite des populations de bovins par l’homme a débouché aujourd’hui sur plus de 800 races d’aptitudes variées. Les zébus sont plus diversifiés que les taurins, ce qui est cohérent avec l’hypothèse de foyers de domestication distincts et d’une base initiale plus large pour les zébus.

Améliorer les processus de sélection
Les connaissances acquises par ce séquençage ont des implications considérables pour les filières bovines tant pour le lait que pour la viande mais aussi en matière de reproduction ou d’adaptation des espèces (robustesse, bien-être), de techniques d’élevage et d’impacts environnementaux.

La sélection génomique des meilleures populations pratiquée par les éleveurs sera ainsi optimisée. Elle consiste à sélectionner des reproducteurs sur la base de leur valeur génétique prédite à partir de marqueurs génétiques répartis sur tout le génome. Cette approche est rendue possible par la disponibilité, pour un nombre croissant d’espèces, de puces à ADN constituées de 50 000 à 60 000 marqueurs.

Des méthodes d'élevage mieux adaptées
Les données issues du séquençage permettent le développement d’un très grand nombre de marqueurs génétiques et d’outils de génotypage à haut débit, renouvelant complètement les méthodes de gestion des populations pour une sélection de nouveaux caractères. Ainsi les méthodes d’élevage pourront être plus justement adaptées à la physiologie des animaux et de fait plus durables.
La connaissance du génome va aussi faciliter l'identification des mutations responsables de pathologies chez les bovins.

L'ensemble de ces résultats est entièrement disponible pour les scientifiques de tous pays par l'intermédiaire de bases de données publiques. Le consortium international a permis l'accès à la séquence de la vache, depuis août 2006, par l'intermédiaire de plusieurs sites internet qui ont déjà été utilisés par les chercheurs, notamment pour la sélection génomique.
Les chercheurs vont désormais continuer à explorer en profondeur cette séquence.

Financement international
Le Consortium international conduit par différentes institutions nord-américaines (Baylor College, USDA, Universités) a été financé principalement par des fonds nord-américains (NHGRI, USDA, Etat du Texas, Genome Canada) ainsi que par quelques autres Etats (Australie, Nouvelle Zélande, Norvège).

Les associations de race, dont France Limousin Sélection, ont participé au financement du programme HapMap. L’Inra a contribué par ses réalisations préalables au séquençage, en particulier une carte physique complète du génome, par des cartes d’irradiation de haute densité, par la production de marqueurs génétiques et par son travail d’annotation. Ces données sont le fruit d’un long travail de cartographie débuté dans les années 80 et qui a mobilisé de nombreux chercheurs.

Source Inra

15:58 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vache | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Grenelle : la Capeb mobilise les professionnels sous la bannière des ECO artisans

logo_ecoart_col_dte_tcm21-5053.jpgLes 356 000 artisans français du bâtiment sont sans doute les mieux placés pour mettre en oeuvre les dispositions adoptées lors du Grenelle de l'environnement dans ce secteur.
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, en a convenu lors de la dernière assemblée générale annuelle de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb).

Pour preuve : le ministre et Jean Lardin, le président de la Capeb, ont signé le 17 avril une convention pour le déploiement du programme ECO artisan de la Confédération.

Conseiller les particuliers
Lancé voici un an, le programme ECO artisan est d'abord un label qui distingue les artisans du bâtiment capables de conseiller les particuliers en matière d'efficacité énergétique.
Pour s'en prévaloir, il faut satisfaire à trois critères de qualité : une évaluation thermique globale, un conseil en matière d'efficacité énergétique et la réalisation des travaux et contrôle qualité.
Concrètement, l'artisan devra être capable de proposer à son client une évaluation des performances thermiques de son logement et des solutions adaptées et efficaces dans son corps de métier : isolation, énergies, menuiseries extérieures, système de chauffage et ECS, ventilation.

10 000 entreprises labellisées en 2011 ?
La Capeb espère labelliser 10 000 entreprises artisanales d'ici 2011. Les professionnels engageant cette démarche devront faire certifier leur compétence en passant un examen et en acceptant des audits par un organisme tiers indépendant.

Sur le terrain, l'Etat fera la promotion d'ECO artisan auprès des partenaires publics parce que ces professionnels sont un relais décisif pour la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement qui entre dans sa phase active avec le déploiement de l'éco-prêt à taux zéro.

"Avec le lancement  de la démarche ECO artisan de la Capeb, nous avons la preuve que les professionnels du bâtiment se mobilisent, qu’ils seront auprès des Français pour les conseiller efficacement, avec compétence, sur les travaux à réaliser", a lancé Jean-Louis Borloo.

"Avec 78 % du marché de la rénovation des particuliers, nous sommes en première ligne pour mettre en oeuvre les « bouquets de travaux » visés par l'éco-prêt à taux zéro", constate le président de la Capeb.

Un gros effort de formation
Reste que pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement dans le secteur du bâtiment (baisse de 38% des consommations d'énergie d'ici 2020 et rénovation de 400 000 logements chaque année à partir de 2013), les pouvoirs publics et les professionnels devront mettre en oeuvre un gigantesque programme de formation.

L'enjeu en vaut la peine avec, à la clé, la création de plus de 100 000 nouveaux emplois, non délocalisables.

*Le label ECO artisan de la Capeb.

10:23 Publié dans Grenelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Un appel d'offres pour la construction d'une centrale solaire dans chaque région d'ici 2011

Dans le cadre du plan de développement des énergies renouvelables présenté en novembre 2008 par le ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT), la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a publié un appel d'offres pour la construction d'ici 2011 d'une centrale solaire dans chaque région. 300 MW devront se répartir entre 4 zones géographiques.

Deux projets de 10 MW en Languedoc-Roussillon
2 projets de 10 MW sont proposés en Aquitaine, Auvergne, Languedoc-Roussillon, Limousin, Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, PACA, Rhône- Alpes.
1 projet de 10 MW pourrait voir le jour en Alsace, Basse-Normandie, Bourgogne, Bretagne, Centre, Franche-Comté, Pays de la Loire.
Les régions Champagne-Ardenne, Haute-Normandie, Ile-de-France, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Picardie devront se contenter d'1 projet de 5 MW.

Enfin, les départements de Corse du Sud, Haute-Corse, Guyane, Guadeloupe, Martinique et Mayotte devront accueillir 1 projet de 5 MW contre 2 projets de 5 MW pour la Réunion. Dans ces îles, les projets devront systématiquement bénéficier d'installations de stockage d'énergie.

Les candidats peuvent envoyer leur projet jusqu'au 21 décembre.

09:47 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : solaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Toutes les notes