dimanche, 14 juin 2009
Géré par BRL, le barrage sur le Couesnon a commencé à désensabler le Mont-Saint-Michel
Grâce à un système de gigantesque chasse d'eau, le barrage va permettre au Mont de retrouver son caractère maritime.

C'est parti ! Le barrage sur le Couesnon, le petit fleuve côtier qui se jette dans la baie du Mont-Saint-Michel, effectue deux fois par jours des lâchers d'eau.
Ces gigantesques chasses d'eau ont pour objectif de désensabler le Mont-Saint-Michel de sa gangue de sédiments pour lui redonner, dans quelques années, son caractère maritime.
Le fleuve s'est élargi de 200 m
Conçu et construit par un groupement d'entreprises piloté par BRL, ce barrage est aujourd'hui exploité par le groupe gardois, passé depuis peu sous le contrôle du conseil régional Languedoc-Roussillon.
Les lâchers qui s'effectuent depuis le mois de mai correspondent à une période de tests qui s'achèvera en septembre.
On saura alors si la chasse d'eau, élément essentiel du projet, fonctionne aussi bien que l'espère le syndicat mixte pour le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel.
Les premiers résultats semblent concluants. Dessiné par l'architecte Luc Weizmann, le barrage comporte huit vannes de vingt tonnes qui basculent deux fois par jour pour lâcher d'un seul coup une vague d'eau de 100m3/s maximum.
Chaque fois, un stock de 300 000 m3 s'évacue vers la baie, provoquant une montée du niveau du Couesnon qui s'est déjà élargi de 200m.
Après le curage du fleuve, qui interviendra en 2010, les volumes de chasse seront multipliés par quatre, augmentant d'autant l'efficacité du système.
Prudence pour les randonneurs
Les lâchers n'empêchent pas la traversée de la baie à pied par les visiteurs mais ils doivent se montrer vigilants.
Fin mai, des randonneurs ont failli être surpris par la montée des eaux et le syndicat mixte a mis en place un grand panneau lumineux qui indique l'heure précise des lâchers.
Le barrage, qui a coûté 34 millions d'euros au lieu des 36 prévus initialement, n'est pas encore tout à fait achevé.
Il reste à terminer un pont-promenade en bois, de 132 m de long, qui offrira une vue unique sur le Mont. Frissons garantis au moment des lâchers.
Le barrage sera inauguré officiellement en septembre mais le projet de désensablement du Mont ne sera pas terminé pour autant.
Il restera à aménager une nouvelle digue-route et un parc de stationnement et à désigner, dans quelques jours, le concessionnaire du nouveau système de navette.
* Photo-montage : le Mont en 2025 (crédits Imagence).
12:02 Publié dans air-eau | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Commentaires
D'un Mont Saint-Michel à l'autre, il y a aussi celui du Monte Sant’ Angelo en Italie. Presque oublié aujourd’hui, ce sanctuaire du Gargano, l’éperon de la botte italienne, fut l’un des plus célèbres de la chrétienté. Et l’un des premiers puisque la tradition y place l’apparition de l’archange à la fin du Ve siècle. Bien avant le mont de Normandie, bien avant la dévotion à saint Jacques en Galice, Saint-Michel du mont Gargan draina des millions de pèlerins vers sa grotte sacrée. Et tous ceux qui se rendaient en Terre sainte en s’embarquant dans les ports du sud de l’Italie venaient saluer l’archange.
Au Monte Sant’ Angelo, la dévotion demeure, mêlée de tradition populaire. Le jour de la fête patronale, une procession pittoresque parcourt les ruelles du village :
http://www.villemagne.net/site_fr/rome-procession-de-saint-michel-archange-le-jour-de-la-fete-patronale-a-monte-sant-angelo-p1060497.php
et l’on se presse encore pour s’approcher de l’archange, comme aux grands jours des pèlerinages médiévaux :
http://www.villemagne.net/site_fr/rome-procession-de-saint-michel-archange-le-jour-de-la-fete-patronale-a-monte-sant-angelo-p1060464.php
Ecrit par : Petrus | jeudi, 18 juin 2009
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