dimanche, 21 juin 2009

L'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée, outil des ambitions internationales de Georges Frêche

ELU_PHOTO_8.jpgLe président de la région Languedoc-Roussillon veut dialoguer directement avec l'Europe.


IMF_MOYEN_WEB_CHEMIN_7805_1245416008.pngL'humilité n'a jamais étouffé Georges Frêche, le président du conseil régional Languedoc-Roussillonn.
On ne s'étonnera donc pas qu'il ait déclaré, jeudi dernier à Palma de Majorque, en prenant la présidence de l'Eurorégon Pyrénées-Méditerranée : " Il est temps que le Sud Méditerranée de demain redevienne celui qu'il fut du temps du penseur Averroès : le moteur de l'intelligence mondiale ".

Un ensemble qui pèse 14% du PIB France-Espagne
Cette ambition planétaire, Georges Frêche compte l'assouvir en dopant l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée qui rassemble les régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Catalogne, Iles Baléares et Aragon.

Il présidera pendant 18 mois un ensemble qui compte 13,2 % de la population conjointe de l’Espagne et de la France, soit plus de 13 millions d’habitants ; 14 % du PIB total des 2 pays réunis ; plus de 7 millions de postes de travail.

Discuter directement avec l'Europe
Sur le papier, ce n'est pas rien mais que pèse réellement l'Eurorégion sur l'échiquer politique ?
Jusqu'ici, pas grand-chose, genre club de réflexion entre gens de bonne compagnie.

Mais les choses devraient changer puisque, depuis décembre 2008, l'Eurorégion a le statut de Groupement européen de coopération territoriale (GECT).
Elle va donc pouvoir gérer et mettre en oeuvre des projets de coopération territoriale et percevoir des financements de l’Europe pour mener des vrais projets de coopération.
Sans passer par l'intermédiaire des États dont les frontières administratives continuent d'entraver les projets de développement transnationaux, par exemple en matière de transports.

Une ribambelle de projets
Pour atteindre le but affiché "d’exercer un leadership dans le contexte euroméditerranéen", par exemple en existant au sein de l'Union pour la Méditerranée, voire en nouant des liens directs avec les pays du Maghreb, l'Eurorégion a décidé de renforcer ses propres structures.

Pour faire quoi ? Les projets ne manquent pas : réalisation de la ligne à grande vitesse, formation professionnelle, emploi transfrontalier, problèmes environnementaux, culture, université et recherche.

D'ailleurs, le premier projet d'envergure annoncé par la nouvelle présidence (une idée de Martin Malvy que Georges Frêche s'est aussitôt appropriée ...) est la création d'un gigantesque Eurocampus entre les universités de Montpellier, Toulouse et Barcelone instituant bourses à la mobilité, inscriptions uniques, formations communes, travaux de recherches conjoints et espaces collaboratifs, portail internet commun, campus virtuel.

Un campus de 510 000 étudiants, le septième du monde. Un pari sur la jeunesse.

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Commentaires

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Ecrit par : Philippe | dimanche, 21 juin 2009

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