vendredi, 26 juin 2009
Voyage instructif au coeur de nos poubelles (2) : les bons gestes pour réduire les déchets
Lutte contre le gaspillage, compostage, tri sélectif : les consommateurs peuvent faire mieux. Et les industriels ?
L'enquête de l'Agence pour le développement et la maîtrise de l'énergie (Ademe) sur les déchets a mis en lumière le contenu de nos poubelles. Même s'ils trient davantage, portent plus de déchets dans les déchèteries, les consommateurs peinent à faire refluer la marée d'ordures.
Afin d’atteindre les objectifs du Grenelle de l'Environnement qui visent à produire moins de déchets, à en recycler beaucoup plus, tout en diminuant le recours au stockage et à l’incinération, un effort est à produire pour :
- Limiter le gaspillage de ressources
Le gisement concerné par des gestes simples de prévention (tels le compostage domestique, le Stop-Pub, la limitation des impressions bureautiques,…) représente 39% de l'ensemble des ordures ménagères, soit environ 150 kilos par habitant et par an.
On relève notamment dans ce gisement 7 kilos de produits alimentaires non consommés, encore emballés.
- Favoriser le compostage
Concernant les déchets organiques (matières putrescibles et papiers-cartons), jusqu'à 52 % des ordures ménagères résiduelles, soit 164 kilos par habitant par an, pourraient être valorisées en combinant compostage domestique et filières collectives de gestion biologique (compostage ou méthanisation).
- Ne pas négliger le tri sélectif
Un engagement plus marqué des Français, un meilleur respect des consignes de tri, ainsi que le développement de nouvelles technologies de valorisation pourraient permettre d’extraire des poubelles grises jusqu’à 100 kilos par habitant par an de déchets tels que papiers, cartons, plastiques, métaux…
Le verre représente encore de l’ordre de 20 kilos par habitant par an dans les ordures ménagères résiduelles.
- Et le suremballage ?
On le voit, l'Ademe demande beaucoup d'efforts aux consommateurs pour mieux gérer le flux des déchets dont ils sont envahis.
Mais peut-on en tarir le flux à la source en limitant le suremballage ?
Des efforts ont déjà été accomplis par les professionnels : le tonnage des déchets d'emballages ménagers a ainsi diminué ces dernières années. Il reste encore des progrès possibles dans le conditionnement, la promotion du vrac et des recharges.
L'exemple de la disparition des sacs de caisse en plastique montre que les consommateurs changent de comportements si on leur propose des alternatives.
08:09 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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