jeudi, 02 juillet 2009
Cancer et environnement : la précaution s'impose
La question de la relation entre l'environnement et le développement des cancers ne fait pas consensus, l'Académie de médecine estimant que le lien de cause à effet direct est loin d'être prouvé alors que certains médecins y voient une cause majeure de la progression de la maladie, en particulier chez les jeunes.
L'Afsset s'engage
Les choses semblent bouger. En octobre 2008, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) avait publié un rapport soulignant que de multiples facteurs environnementaux étaient susceptibles de déclencher des cancers.
S'appuyant sur ces conclusions enrichies d'auditions de personnalités et d'associations, l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset) vient à son tour de publier un avis insistant sur la nécessité de croiser toutes les disciplines scientifiques pour appréhender le phénomène.
L'Affset pointe aussi l'impact probable des multi-expositions même si les doses sont faibles.
La probabilité de survenue des mésothéliomes (cancers de la plèvre) serait ainsi augmentée en cas d'exposition simultanée au tabac et à l'amiante.
Application positive du principe de précaution
D'où la conclusion qu'il faut réduire la pollution partout : celle des particules fines PM 2,5 (inférieures à 2,5 microns) émises par le trafic routier et par les zones industrielles et urbaines, celle par les agents cancérogènes (amiante, radon, formol, benzène, etc) dans l'air intérieur, celle par les pesticides dans les eaux, par des émissions issues des sols telles que radon, amiante, plomb...
L'Afsset propose de "promouvoir l'application positive du principe de précaution": aux industriels de faire la preuve de l'innocuité de leurs produits, par exemple en ce qui concerne les nanoparticules déjà présentes dans les produits mis sur le marché.
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