vendredi, 04 septembre 2009
L'été 2009 a été le 5e plus chaud depuis 1950, selon les observations de Météo France
Les températures moyennes ont été plus élevées que les normales, sauf en Bretagne.
La France métropolitaine a connu cette année un été globalement chaud et ensoleillé, mais avec une pluviométrie contrastée. Cette belle saison fait suite aux deux étés mitigés des années 2007 et 2008.
Avec une anomalie (écart à la moyenne de référence 1971-2000) de température moyenne de +1,3 °C, l'été 2009 se situe au cinquième rang des étés les plus chauds depuis 1950 derrière 2003, 2006, 1994 et 1983.
Les températures quotidiennes sont restées le plus souvent au-dessus des normales, notamment au mois d’août, marqué par une vague de chaleur du 15 au 20. Néanmoins, celle-ci est restée loin d’atteindre l’intensité et la durée des canicules de 2003 et 2006. Ce diagnostic global masque par ailleurs des nuances régionales : les températures ont été nettement plus proches des normales sur la Bretagne tandis qu’elles les dépassaient plus largement sur le quart sud-est.
Si l'on excepte la Bretagne et une région s'étendant de la Lorraine au Limousin qui ont connu des précipitations abondantes, l'été 2009 a été généralement bien sec ailleurs et particulièrement du Nord-Pas-de-Calais aux Pays de la Loire ainsi que sur le quart sud du pays.
Cet été 2009 a été bien ensoleillé, la quasi-totalité des régions se situant au-dessus des moyennes saisonnières avec des durées d'insolation dépassant les normales de 10 à 20%. La Bretagne, et plus particulièrement l'extrême ouest de cette région, a connu un ensoleillement plus mitigé avec un déficit de l'ordre de 10 à 20 %.
Juin
Avec une température moyenne mensuelle se situant 1,4 °C au-dessus de la normale, le mois de juin a été relativement chaud à l’échelle de la France. Toutefois les régions du quart nord-est ont connu des températures plus conformes à la normale alors que le tiers sud du territoire enregistrait des anomalies plus fortes, souvent supérieures à +2 °C.
Concernant la pluviométrie, les deux tiers nord du territoire ont généralement enregistré des cumuls supérieurs aux normales, les excédents les plus nets concernant le Centre et la Bourgogne.
Sur le tiers sud de la France, les pluies ont été le plus souvent déficitaires, en particulier sur le pourtour méditerranéen, exception faite de la basse vallée du Rhône.
L’ensoleillement a été partout supérieur à la normale, en particulier sur la moitié ouest de la France où les durées d'insolation ont dépassé de 20 à 40% les moyennes mensuelles.
Juillet
Avec une température moyenne mensuelle dépassant la normale de 0,7°C, la France a connu un mois de juillet assez contrasté. Si la première semaine a été estivale, les périodes plus fraîches ont ensuite alterné avec la chaleur.
Sur le sud de la Bretagne, les Pays de la Loire et jusqu'en Poitou-Charente, les températures moyennes mensuelles se situent légèrement en-dessous des normales alors qu’elles sont supérieures à celles-ci sur les régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Les précipitations ont été généralement supérieures à la normale sur la moitié nord du pays, à l’exception d’une région déficitaire s’étendant de l’Ile-de-France aux Pays-de-Loire. Les pluies ont été très importantes de l’Alsace à la Bourgogne ainsi que sur la pointe de la Bretagne, atteignant le double voire le triple de la normale.
Sur le sud du pays, les cumuls de pluie ont été faibles, en particulier dans le Sud-Est et en Corse où les pluies ont été extrêmement rares.
L’ensoleillement de ce mois a été assez nuancé selon les régions. Légèrement supérieur à la moyenne mensuelle sur l'extrême nord et sur la moitié sud du pays , il a été plutôt déficitaire ailleurs, en particulier sur la pointe de Bretagne, la Lorraine et la Bourgogne.
Août
Ce mois a été marqué avant tout par une vague de chaleur du 15 au 20 août, son intensité et sa durée restant toutefois nettement inférieures à celles d’août 2003 ou juillet 2006.
Mais ces températures remarquables ont contribué à faire d’août 2009 un mois particulièrement chaud. Avec une température moyenne mensuelle dépassant la normale de 1,7°C, il se classe ainsi au quatrième rang des mois d'août les plus chauds depuis 1950 derrière août 2003 (+4,6 °C), août 1997 (+2,6 °C) et août 1991 (+1,8 °C).
Néanmoins, des nuances régionales sont à noter : si un grand quart sud-est a enregistré des anomalies parfois supérieures à +2 °C, le sud de la Bretagne a connu quant à lui des températures légèrement en-dessous des normales.
Le mois a été globalement très sec. De l'extrême nord jusqu'en Poitou-Charentes, les cumuls de pluies n’ont souvent atteint que péniblement 20 à 30 % des normales. Le constat est identique sur le pourtour méditerranéen et la Corse, avec des précipitations parfois extrêmement rares. Quelques excédents ont toutefois été relevés sur le centre de la Bretagne et sur le sud du Limousin et de l'Auvergne.
L’ensoleillement a été légèrement supérieur à la moyenne mensuelle sur la quasi-totalité du territoire, notamment le long de la frontière belge. Mais sur la Bretagne, le Cotentin et le Pays Basque, il a été en revanche inférieur à la moyenne mensuelle.
09:53 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : été, météo |
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