lundi, 21 septembre 2009
La météo en Méditerranée joue un rôle majeur dans les variations de la mousson africaine
Environ 500 chercheurs, dont plusieurs de laboratoires de Montpellier, travaillent au sein du réseau Amma (Analyses multidisciplinaires de la mousson africaine) pour une meilleure compréhension de ce phénomène météorologique.
La mousson africaine est une période d’intenses pluies qui, à partir du mois de mai, apportent en moins de 3 mois l’essentiel des précipitations sur une année.
Ces dernières décennies, sa variabilité a suscité de nombreux questionnements. Aujourd’hui grâce à l’analyse des données récoltées lors des campagnes de terrain Amma, les nombreux mécanismes qui régulent la mousson et ses impacts commencent à être dévoilés.
Améliorer les prévisions météorologiques
Parmi les différents résultats obtenus, les chercheurs ont montré que la formation d’eau froide dans le golfe de Guinée joue un rôle déterminant dans le démarrage de la mousson.
De même, les conditions météorologiques en Méditerranée ou au-dessus de l’Océan indien ont une responsabilité majeure dans la variabilité et la fin d’une saison de mousson.
En intégrant des données du programme Amma, les prévisions météorologiques et climatiques saisonnières sur la sous-région ont été améliorées mais aussi celles concernant Europe.
Le comportement de l’humidité des sols, du débit des rivières et du niveau des nappes phréatiques sous l’effet des précipitations passées et de l'activité humaine est aussi mieux appréhendé aujourd’hui
Les émissions d’aérosols, notamment carbonées et de pollution, et leurs impacts sur la santé sont mieux connus désormais.
La deuxième phase du programme de recherche doit permettre d'améliorer les prévisions météorologiques et les scénarios de changements climatiques futurs.
Une mobilisation internationale
Lancée en 2001, la principale campagne de terrain du programme Amma démarrait en juillet 2006 à Niamey au Niger.
Avec plus de cinq cents chercheurs répartis du Golfe de Guinée au Sahara, le programme a déployé des centaines d’instruments au sol, sur des bateaux, des avions et des ballons. L’évolution de l’état des sols, des cultures, de la végétation, des rivières, de l’atmosphère et des océans a été suivi simultanément avant, pendant et après la mousson.
Un jeu d’observations sans précédent a ainsi été collecté, complété par les données des satellites de toute nouvelle génération.
Cette coopération internationale regroupe des équipes de plus de 30 nations dont 14 pays d’Afrique de l’Ouest.
12:52 Publié dans météo | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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