vendredi, 06 novembre 2009

Le changement climatique coûtera cher à la France et particulièrement au Languedoc-Roussillon

Le rapport d'évaluation des effets du changement climatique sur la France, dont nous avions révélé ici le contenu, a été remis officiellement à Jean-Louis Borloo hier par Paul Verges, le président de l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc).

Les experts qui ont rédigé le document sont parvenus à la conclusion que les coûts annuels liés aux changements climatiques pourraient atteindre plusieurs milliards d’euros par an si aucune mesure d’adaptation n'était prise.

Ces coûts concernent dix secteurs-clés : risques naturels, ressource en eau, biodiversité, santé, infrastructures routières, agriculture, forêt, énergie, tourisme et territoires.

Le Languedoc-Roussillon en première ligne
Particulièrement exposée, la région Languedoc-Roussilllon sera soumise à plusieurs menaces.
La remontée du niveau de la mer y aurait des conséquences économiques très importantes : plusieurs dizaines de milliers de logements et des milliers d'entreprises seraient exposés à un risque de submersion avec un coût de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le Languedoc-Roussillon sera aussi affecté par des risques croissants d'inondations, de sécheresse, d'incendies de forêts.
Le tourisme estival et la culture de la vigne pâtiront de la hausse des températures.

Un plan d'adaptation en projet
Plusieurs pistes d’adaptation ont été identifiées et permettraient de limiter les impacts négatifs du changement climatique mais elles devront pour l'essentiel être examinées au cas par cas au niveau local.

Un plan national d’adaptation au changement climatique, conformément aux dispositions de la loi du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement, sera élaboré au plus tard en 2011.
Ce troisième rapport de l’Onerc alimentera la concertation préparatoire à ce plan, qui sera engagée dès la fin 2009.

Commentaire de Jean-Louis Borloo : « Il nous faut redoubler d’efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, ce qui passe par la conclusion d’un accord international à Copenhague et par la mise en œuvre du Grenelle Environnement sur notre territoire. Mais il nous faut aussi bâtir une stratégie de long terme qui seule permettra l’adaptation de notre société au changement climatique, par une action en profondeur dans des secteurs où les décisions d’aujourd’hui engagent fortement l’avenir : transports, bâtiments, aménagement, énergie, sylviculture, agriculture... Tel est l’objectif du « plan national d’adaptation » dont l’élaboration débutera dans les prochaines semaines ».

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samedi, 26 septembre 2009

Languedoc-Roussillon : le recul de la côte pourrrait coûter des dizaines de milliards d'euros

C'est une des prévisions figurant dans un rapport officiel qui évalue les conséquences du réchauffement climatique pour la France.

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Le Languedoc-Roussillon a son plan climat

Le Conseil régional Languedoc-Roussillon a adopté hier en séance deux dossiers majeurs : le plan climat et le schèma de développement durable du territoire.

60 actions au menu du plan climat
Le plan climat définit 60 actions relevant des secteurs du bâtiment, du transport, de l’urbanisme et des risques, de l’agriculture et du développement économique.

Parmi les exemples d'actions concrètes engagées par la Région, on signalera :

  • le renforcement des missions interurbaine et périurbaine des TER ,
  • le développement du réseau hydraulique Aqua Domitia ;
  • le soutien au développement de pratiques agricoles peu émettrices de gaz à effet de serre et l'accompagnement du développement des entreprises oeuvrant dans le domaine de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables ;
  • l'exemplarité des économies d'énergies dans le patrimoine bâti régional, notamment dans les lycées en cours de construction.

Le schéma régional d'aménagement et de développement durable
Autre dossier important examiné hier, le schéma régional d'aménagement et du développement durable du territoire, qui a fait l'objet d'une longue période de concertation.

Georges Frêche, le président du Conseil régional, en a rappelé les défis majeurs :

  • l'accroissement démographique, "une chance pour le Languedoc-Roussillon" ;
  • la mobilité : "Dans les vingt prochaines années, il faudra offrir aux habitants et aux visiteurs les moyens de déplacements durables" ;
  • l’ouverture méditerranéenne et mondiale : "Il faut construire une région ouverte, vers les régions voisines, vers le sud de l’Europe et la Méditerranée, vers le monde."

mercredi, 26 août 2009

La taxe carbone sera perçue dès 2010 : France Nature Environnement approuve

Le ministre du Budget Eric Woerth a annoncé hier que la contribution climat-énergie (dite taxe carbone) figurerait dans la prochaine loi de finances.
Alors que la commission Rocard avait suggéré un niveau de départ de 32 euros la tonne, le gouvernement penche plutôt pour un prix de 15 à 20 euros.
On ignore encore les modalités d'application de cette taxe, en particulier les compensations qui pourraient être appliquées aux ménages les plus modestes où à ceux qui ont besoin d'utiliser leur véhicule à cause de leur lieu de résidence.

Une bonne nouvelle pour FNE
Pour France Nature Environnement (FNE), c’est évidemment une bonne nouvelle.
« Le climat d’hostilité qui commençait à se développer autour de la taxe carbone pouvait faire craindre que la mesure soit repoussée, alors même qu’il est urgent d’agir pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, explique Arnaud Gossement, porte-parole de FNE. Or, à condition évidemment que la CCE soit socialement équitable, ne rien faire serait la pire des alternatives. »

Il poursuit : « L’inaction ne permettra de lutter ni contre la crise environnementale, ni contre la crise énergétique. Sans CCE, la hausse des prix de l’énergie aura lieu sans qu’aucune protection des plus défavorisés ne soit en place… » 

Concernant le prix de la tonne de CO2, FNE estime qu'à 32 € "le signal-prix est suffisant sans pour autant porter atteinte à l’économie et aux ménages. Une taxe entre 14 et 20 euros ne représenterait alors que la moitié des efforts nécessaires."

FNE souhaite simplement que le taux retenu "tienne compte à la fois des impératifs d'efficacité et d'acceptabilité sociale."

Aller plus loin contre le changement climatique
Alors que l’espoir de voir les négociations de Copenhague aboutir à un accord satisfaisant diminue, FNE affirme qu'il est crucial d’agir vite pour contrer la catastrophe environnementale qui se profile.

Pour Arnaud Gossement, « Claude Allègre a beau partir en croisade contre le CCE, prétendant qu’une taxe carbone circonscrite à la France n’aura qu’un impact infime (et utilisant pour cela les modèles du GIEC, qu’il décriait il y a quelques années…), il oublie que la crise climatique ne se résoudra que par une approche en termes de solidarité mondiale que l’immobilisme égoïste entrave. La question n’est pas tant celle de l’impact sur le climat d’un arrêt des émissions en France que celle du réchauffement qui aurait lieu si tous les habitants de la Terre émettait autant que les Français ».

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dimanche, 23 août 2009

Allègre juge "catastrophique" la taxe carbone

Alors que le Premier ministre François Fillon vient d'annoncer que le projet de créer la "contribution climat'-énergie" (taxe carbone) serait soumis au Parlement à la rentrée, l'ancien ministre socialiste de l'Education Claude Allègre la juge lui "catastrophique pour notre pays".

Dans un entretien au Parisien, il estime que la taxe "serait inutile climatiquement, injuste socialement, nuisible économiquement".

Claude Allègre fait trois contre-propositions : accorder l'électricité gratuite pendant cinq ans aux acheteurs de voitures électriques, imposer aux compagnies pétrolières de consacrer 10% de leurs profits à la séquestration de CO2 et développer le nucléaire de quatrième génération.

C'est l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard qui était chargé de mener la réflexion sur le sujet au sein d'une commission d"experts qui propose qu'une taxe carbone soit instituée pour diminuer le recours aux énergies fossiles.
Son niveau initial serait de 32 euros par tonne de CO2, soit sept à huit centimes par litre d'essence, pour atteindre 100 euros en 2030 mais des compensations seraient accordées aux ménages modestes ou à ceux qui sont obligés d'utiliser leur voiture.

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lundi, 17 août 2009

La technologie peut-elle nous mettre à l'abri du changement climatique ?

Si les négociations sur le climat aboutissent à un échec au sommet de Copenhague en décembre, faudra-t-il s'en remettre aux scientifiques pour trouver des solutions techniques capables d'atténuer les effets du changement climatique ? Un article est consacré au sujet sur le site "Sauver la Terre à Copenhague".

11:48 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, scientifiques, géo-ingénierie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 29 juillet 2009

Taxe carbone : la décision viendra de Sarkozy

Voilà, c'est fait : Michel Rocard a remis hier son rapport sur l'éventuelle instauration d'une taxe carbone ou Contribution climat énergie (CCE) à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, et à Chantal Lagarde, ministre de l'Economie.

Président d'un groupe d'experts qui a travaillé plusieurs mois sur la question, Michel Rocard a synthétisé leurs réflexions.
Le rapport préconise l'instauration de la taxe carbone sur les énergies d'origine fossile (charbon, gaz, pétrole) sur la base de 32 euros la tonne de CO2 (puis jusqu'à 100 euros en 2030).

L'objectif est d'inciter les consommateurs à se détourner de ces énergies fortement productrices de gaz à effet de serre.
"L'effet-prix" se traduirait par une ponction de 170 à 300€ par an pour les ménages, en fonction de leur consommation de carburants et de leur mode de chauffage.
De tels dispositifs sont déjà appliqués dans d'autres pays, en Suède depuis 1991, pour anticiper la hausse à terme du prix du pétrole.

Intense période de négociations
Le rapport Rocard ne restera pas longtemps entre les mains de ceux à qui il a été remis puisqu'il a été aussitôt dirigé vers le Premier ministre et le président de la République.
C'est que la décision relève désormais du plus haut niveau politique, en clair de Nicolas Sarkozy.

Une intense période de consultations va s'ouvrir, durant laquelle les lobbies s'exprimeront.
Les agriculteurs, les transporteurs routiers, les professionnels des secteurs énergétiques concernés ont déjà fait connaître leurs réticences à l'égard d'une taxe qui risque de diminuer leurs marges.
Les associations de consommateurs craignent que le pouvoir d'achat des Français soit atteint et les syndicats de salariés pointent le risque d'un transfert d'impôt des entreprises vers les particuliers.

Le débat est donc loin d'être tranché, en particulier sur le montant de la taxe (le prix de 32 € la tonne de CO2 pourrait être jugé trop élevé) et sur les dérogations ou compensations sous la forme d'un éventuel "chèque vert".

Comment faire accepter la taxe ?
Michel Rocard s'est dit conscient que le poids de la taxe carbone sera "lourd".
Dans son rapport, il énonce "les conditions politiques d'acceptation" de la CCE, "faute de quoi la France se déchirerait en conflits d'une rare intensité".

Il en énumère deux : que "tout le monde participe à l'effort, sans dérogation ni exonération"  et que les sommes collectées pour lutter contre le changement climatique ne servent "en aucun cas" à augmenter les ressources de l'Etat.

- Consulter le rapport.

10:40 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 22 juillet 2009

Taxe carbone : Rocard pour un lancement en 2010

Président de la conférence d'experts sur la contribution climat-énergie (CCE) appelée aussi taxe carbone, Michel Rocard remettra son rapport au gouvernement vendredi prochain.

D'après le journal "Les Echos", qui fait état d'une version provisoire et partielle, l'ancien Premier ministre indiquera sa préférence pour une réforme dès le 1 janvier 2010.

Le seules énergies fossiles
Il plaide pour une taxation des seules énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole). L'électricité, qui émet du CO lorsqu'elle est produite par les centrales à charbon (en heure de pointe), serait exclue du périmètre, étant déjà soumise au marché européen des quotas.

Pour les mêmes raisons, les industries les plus consommatrices d'énergie (sidérurgie, ciment, verre, papier, etc.) ne seraient, elles non plus, pas concernées. Michel Rocard souhaite néanmoins que les prix de la CCE et des quotas convergent progressivement à l'avenir.

Le rapport proposerait que la tonne de CO émise soit  facturée au prix de 32 euros en 2010 pour atteindre le niveau de 100 euros en 2030. Cela rapporterai près de 8,3 milliards d'euros l'an prochain, dont 4,3 milliards à la charge des ménages.

Appliqué aux carburants, cela reviendrai à 7,7 centimes supplémentaires par litre de sans-plomb et à 8,5 centimes par litre de gazole. 

Un chèque vert pâle
Estimant que cette taxe doit lancer un signal prix pour changer les comportements, Michel Rocard souhaite que soient évitées les compensations mais préconise un chèque vert pour les ménages les plus modestes et les secteurs les plus touchés.
Un chèque vert limité et transitoire.

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jeudi, 09 juillet 2009

Taxe carbone, "accord de principe" dit Rocard

Michel Rocard, qui présidait aujourd'hui une table ronde sur la création d'une contribution énergie-climat (dite aussi taxe carbone), estime qu'un "accord de principe" a été trouvé.

"Il y a un consensus, mais il y a des conditions d'acceptabilité et des conditions d'efficacité qui ne sont pas simples à remplir", a cependant précisé l'ancien Premier ministre, qui doit remettre dans les jours qui viennent son rapport au gouvernement à qui il appartiendra de trancher.

"Dans tous les secteurs --syndicats, patronat, ONG, etc-- beaucoup de gens ont compris que le danger du réchauffement climatique était énorme et que la taxe carbone est un des très rares moyens polyvalent et efficace de lutter contre", a-t-il indiqué.

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mercredi, 08 juillet 2009

Pour tout savoir sur la négociation climatique

Les dirigeants des principales puissances économiques du monde, responsables à elles seules de 80% des émissions de gaz à effet de serre, sont réunis en ce moment en Italie à l'occasion des rencontres du G8 et du Forum des économies majeures.

A l'ordre du jour notamment, l'état des négociations pour tenter d'aboutir à un accord mondial sur le changement climatique lors du sommet de Copenhague en décembre prochain.

Pour comprendre les enjeux et suivre le déroulement de ces réunions, un site dédié aux négociations sur le climat a été créé. Il s'agit de "Sauver la Terre à Copenhague".

 

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