lundi, 30 novembre 2009
Que faire des chaussures et textiles usagés ?
Comment mieux réutiliser ou recycler les chaussures et textiles usagés ?
En mettant sur pied une filière efficace qui réponde à la fois aux contraintes environnementales et aux besoins des associations de lutte contre la pauvreté.
Seuls 15% de ces déchets collectés sélectivement
Quelle est aujourd'hui la situation ?
Seuls 15 % du gisement de déchets textiles et chaussures, soit environ 100 00 tonnes, sont collectés sélectivement chaque année alors que chaque Français jette chaque année 11 kg de textile et de chaussure.
Depuis décembre 2006, une loi a créé une contribution financière supportée par les metteurs sur le marché et destinée au réemploi et au recyclage des textiles usagés.
Et le Grenelle 1 a institué le dispositif de responsabilité élargie qui va permettre le développement de la collecte sélective, du tri et du recyclage de ces déchets, diminuant d'autant les tonnages enfouis ou incinérés à la charge des collectivités locales.
Un plan national d'action
Le plan qui vient d'être présenté par Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, et Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives, doit permettre d'organiser une filière plus efficace.
La société Eco TLC, créée par les industriels et les distributeurs, a été agréée par les pouvoirs publics en mars 2009 pour remplir les obligations incombant aux personnes qui mettent sur le marché des textiles d’habillement, des chaussures ou du linge de maison neufs destinés aux ménages.
Les contributions collectées par la société auprès des metteurs en marché sont reversées sous forme de soutiens aux opérateurs de tri qui réemploient ou recyclent au moins 70% du tonnage qu’ils trient, à hauteur de 69 euros par tonne de déchets triés.
Incitations financières et recherche
Une incitation au développement du recyclage et à l’insertion des personnes rencontrant des difficultés au regard de l’emploi est prévue sous la forme d’un soutien supplémentaire s’élevant à 50 euros par tonne.
Les opérateurs de tri ayant passé convention avec Eco TLC ont commencé à toucher les soutiens 2009, pour les tonnages triés en 2008, en juillet dernier. Aujourd’hui, 75% des sommes dues ont été versées, le solde devant l’être en décembre.
Un soutien à la communication sera également versé dès 2010 aux collectivités territoriales sur le territoire desquelles est organisée une collecte sélective des déchets textiles, à titre de participation aux actions de communication envers les habitants relative à la collecte sélective de ces déchets.
Par ailleurs, le dispositif doit également soutenir la Recherche & Développement en contribuant au financement de projets de recherche de nouveaux débouchés pour les déchets textiles et chaussures.
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| Tags : dechets, chaussures, textiles |
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jeudi, 26 novembre 2009
Composter en habitat collectif, c'est possible
Le Cemagref a mis au point un composteur adapté à l’habitat collectif. Breveté en 2008, il nécessite peu d’interventions physiques et fonctionne en continu en fonction de la charge de déchets apportés.
Faire du compost à partir de ses propres déchets de cuisine et de jardin est une pratique soutenue par les pouvoirs publics. En témoigne le Plan national de soutien au compostage domestique (PNSCD), ciblé essentiellement sur la pratique individuelle en habitat pavillonnaire.
Testé à Rennes
Des scientifiques du Cemagref ont adapté des composteurs existants à la pratique collective du compostage des déchets putrescibles, qu’ils ont ensuite testé en collaboration avec Rennes métropole dans des immeubles comportant jusqu’à une cinquantaine de familles.
Ce nouveau procédé s’avère capable de fonctionner en continu et à niveau constant, tout en minimisant les interventions physiques. Plus besoin, en particulier, de retourner régulièrement l’ensemble de la masse de déchets en décomposition.
L’innovation technique réside en la mise au point d’un modulateur de charge, qui permet d’actionner manuellement le dispositif d’extraction du compost, au bas du composteur.
Ce dispositif, breveté, va être testé dans un lycée de la région de Rennes, avec un composteur de plus grande capacité avant de passer au développement industriel.
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| Tags : déchets, collectif, compostage |
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Déchets : quand les microbes font tout le boulot ...
Dans les installations de stockage, les déchets sont dégradés en absence d’oxygène suivant une série de réactions réalisées par des microbes.
Mais le monde des microbes de l’environnement, tels ceux qui épurent les eaux usées ou dégradent les déchets, reste encore peu connu. Cependant, les progrès techniques d’analyse microbienne réalisés ces dernières années permettent aujourd’hui d’en explorer la complexité.
Le Cemagref en pointe
Les équipes du Cemagref et leurs partenaires du projet ANR ECCO (Instiut Marie Curie, universités de Lyon et Rennes) figurent, en France, parmi les équipes les plus en pointe dans ce domaine.
Depuis 2003, elles déterminent la fonction des microorganismes impliqués dans les processus de dégradation en absence d’oxygène, en combinant des techniques de marquage isotopique et de microbiologie moléculaire.
Les chercheurs identifient les différentes bactéries impliquées dans la dégradation de la cellulose, choisie comme molécule modèle, au sein des installations de stockage de déchets ménagers et la production de méthane sous forme de biogaz potentiellement valorisable.
On comprend mieux comment ça marche
La cellulose, marquée par un isotope stable, le carbone 13 (13C), est assimilée par les microbes qui la dégradent. Ce 13C entre ainsi dans la composition de leur ADN. Une fois isolé, celui-ci permet d’établir la carte d’identité des micro-organismes impliqués dans la dégradation.
Les équipes du Cemagref déterminent ensuite plus précisément leur fonction en mesurant le taux de 13C absorbé, cellule par cellule.
Couplée à des modèles mathématiques, cette mesure révèle le rôle de chaque groupe de microorganismes au sein du processus de dégradation de la cellulose.
Ce couplage permet d’orienter et d’intensifier les réactions, afin de valoriser les déchets sous forme de biogaz, source d’énergie renouvelable.
Mimer le vivant pour plus d'efficacité
Il peut également s’appliquer à d’autres domaines, tels que l’épuration ou la biodégradation des sols et servir à mieux comprendre le vivant et le copier.
Des milliers d’années de sélection naturelle ont en effet permis aux ruminants et aux termites de développer une flore intestinale 10 fois plus efficace qu’un digesteur industriel pour dégrader la cellulose.
Ces travaux, qui visent à améliorer le rendement de la dégradation des déchets, font déjà l’objet de collaboration avec les industriels de la filière, indique le Cemagref.
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| Tags : microbes |
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mercredi, 25 novembre 2009
Réduire les déchets, un acte écologique
Jusqu'au 29 novembre, des actions de sensibilisation à la réduction des déchets sont organisées dans toute l’Europe, par diverses parties prenantes (réseaux associatifs, écoles, universités, administrations, entreprises, etc.) et cibleront différents publics (grand public, salariés, écoliers).
Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale "Réduisons nos déchets, ça déborde".
Des pays et régions européens dont la Belgique, l’Estonie, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne (provinces des Asturies, Gipuzkoa, Iles Baléares, Navarre, Valencia), le Portugal, la Roumanie (Arges), la Suède et le Royaume-Uni (Grand Londres, Ville de Belfast, Angleterre de l’est, Ecosse et Pays de Galles) ont rejoint l’édition 2009.
Le principe de la Semaine est sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets que nous produisons et donner des clés pour agir au quotidien. Elle s’adresse aussi bien aux institutions et collectivités qu’aux scolaires et au grand public.
La réduction des déchets : de multiples enjeux
Le gaspillage de matières premières nécessaires à la fabrication des objets et au transport des déchets provoque l’épuisement des ressources naturelles.
La production et la gestion des déchets posent des questions de sécurité sanitaire et de santé publique. Leur élimination contribue à la pollution des sols, des eaux et de l’air.
Elles nécessitent des installations de traitement toujours plus importantes, dont le coût financier est répercuté dans le prix des produits que nous achetons et des impôts et taxes que nous payons.
Voir le site dédié à la Semaine européenne avec les actions menées en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénees et Paca.
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| Tags : semaine, réduction, déchets |
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vendredi, 20 novembre 2009
Bientôt, plus de sacs poubelles biodégradables
Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a signé aujourd’hui au Salon des Maires la convention sur les sacs poubelles biodégradables avec Jacques Pélissard, président de l’Association des Maires de France (AMF), de Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD), et des représentants de la filière plastique (Club bioplastiques, Plastics Europe et Elipso).
Cette convention vise à développer les sacs biodégradables, composés de matière végétale et destinés à la collecte des déchets fermentescibles. Cet accord, qui s’inscrit dans la continuité du Grenelle Environnement et du plan d’actions déchets 2009-2012, comprend 3 engagements majeurs :
* Proposer plus de sacs à déchets biodégradables
Les industriels s’engagent à mettre à disposition une offre suffisante de sacs à déchets biodégradables composés de matière végétale. Parallèlement, l’action des distributeurs permettra de promouvoir cette nouvelle gamme de sacs auprès des consommateurs et de soutenir son développement.
* Sensibiliser les consommateurs
Des campagnes d’information menées en coordination avec les collectivités territoriales seront conduites auprès des consommateurs en fonction des spécificités de chaque région (existence d’une filière de valorisation organique, offre disponible en magasin).
L’objectif est de mieux informer le grand public sur le bénéfice environnemental lié à l’utilisation de ces sacs.
* Traiter les déchets organiques par compostage et méthanisation
Le développement de l’offre de sacs à déchets en plastique biodégradable s’accompagne d’une montée en puissance des filières de valorisation des déchets organiques que ce soit au travers d’actions de promotion du compostage individuel des déchets organiques ou par la création d’installations industrielles de méthanisation et de compostage.
Par ailleurs, afin que ces sacs soient facilement utilisés en compostage ou en méthanisation, ils contiennent une quantité minimale de matières premières d’origine végétale fixée à 40% en 2009 pour atteindre un objectif d’au moins 70 % en 2018.
« Cet accord privilégie une démarche contractuelle et prouve que l’on peut avancer aussi par d’autres moyens que par la loi », a déclaré Chantal Jouanno.
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| Tags : dechets |
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mercredi, 01 juillet 2009
Déchets radioactifs : pour savoir où ils sont stockés, allez surfer sur le site Internet de l'Andra
L'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) a présenté hier son inventaire des sites concernés en France.
Ce qu'il faut en retenir ? 1 121 sites ont été répertoriés, dont 58 en Languedoc-Roussillon, 47 en Midi-Pyrénées et 92 en Paca.
Sur les déchets recensés, seuls 0,2% sont hautement radioactifs et sont stockés sur les sites de la Hague (Manche) et de Marcoule (Gard).
Enfin, la quantité de déchets produite devrait doubler en 20 ans pour atteindre 2,3 millions de m3 fin 2030.
Le site Internet de l'Andra permet de connaître la répartition géographique des sites concernés.
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| Tags : nucleaire |
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vendredi, 26 juin 2009
Voyage instructif au coeur de nos poubelles (2) : les bons gestes pour réduire les déchets
Lutte contre le gaspillage, compostage, tri sélectif : les consommateurs peuvent faire mieux. Et les industriels ?
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jeudi, 25 juin 2009
Voyage instructif au coeur de nos poubelles (1)
Mauvaise nouvelle : nous jetons toujours autant de déchets. Bonne nouvelle : nous les trions mieux.
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| Tags : dechets, poubelle, ordures |
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lundi, 18 mai 2009
La Région Languedoc-Roussillon finance le recyclage des déchets professionnels
Depuis le début de l'année, le conseil régional Languedoc-Roussillon a engagé 447 749 € dans le programme de gestion des déchets des professionnels.
Ce programme a pour objectif d’encourager les bonnes pratiques et de structurer des filières de traitement afin d’optimiser la gestion des déchets issus des activités économiques sur le territoire régional.
Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du conseil régional a décidé :
- l'installation de conteneurs enterrés pour la collecte des déchets produits par l’activité d’un camping de la commune d’Argeles sur Mer (10 656 euros de subvention) ;
- la réalisation de quatre plates-formes de broyage de déchets verts dans l’Aude (149 273 euros de subvention) pour améliorer leur compostage ;
- la construction d’une ligne de tri de déchets ménagers et de déchets industriels banals à Mende (83 490 euros de subvention) permettant d’augmenter le tri et donc le recyclage des déchets produits en Lozère.
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jeudi, 14 mai 2009
Déchets nucléaires : l'IRSN met en ligne le très contesté tunnel de Tournemire (Aveyron)
Mais que se passe-t-il donc au fond du tunnel de Tournemire (Aveyron) où, depuis près de vingt ans, des chercheurs auscultent le sous-sol argileux ?
Pour répondre à cette question, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) met pour la première fois en ligne sur son site Internet une visite virtuelle du tunnel aveyronnais.
Toujours un peu de mystère
C'est que la raison d'être des études menées ici a toujours alimenté un peu de mystère. Un temps, certains ont pensé que les études menées dans le tunnel avait pour objectif d'y stocker un jour des déchets radioactifs.
Crainte infondée parce que le site aveyronnais est traversé par une faille incompatible avec la sécurité.
Evaluer la sécurité du stockage
En réalité, le tunnel sert de site d'études pour étudier les conditions optimales d'enfouissement géologique des déchets radioactifs, un des enjeux majeurs de l'énergie nucléaire.
La sûreté d’un tel stockage repose notamment sur les propriétés de confinement durable des matières radioactives assuré par le milieu géologique, de manière à limiter leur transfert vers les écosystèmes et ainsi prévenir les risques à long terme pour l’homme et l’environnement.
Or, le tunnel ferroviaire de Tournemire, long de 1885 m, percé à la fin du 19e siècle, donne accès à une roche argileuse compacte de 250 m d’épaisseur, surmontée de 250 m de calcaires. La roche est une marne silteuse compactée encore appelée argilite. Elle est principalement constituée d’argiles, de calcite et de quartz.
Du fait de leurs caractéristiques, les argilites de Tournemire présentent des analogies fortes avec les formations argileuses étudiées à Bure (Meuse/Haute-Marne) dans l’est de la France par l’ANDRA en vue de la création d’un stockage géologique de déchets nucléaires.
Le tunnel offre ainsi à l’IRSN un terrain sur lequel ses équipes de recherche peuvent développer l’expertise nécessaire pour juger de la pertinence de la démarche scientifique et technique engagée par l’ANDRA pour démontrer la sûreté de son futur projet de stockage géologique de déchets.
Un rapport parlementaire accuse
Problème, certains experts estiment que le tunnel de Tournemire ne sert plus à rien.
Dans le dernier rapport parlementaire d'évaluation de la stratégie de recherche dans le domaine de l'énergie, les députés Christian Bataille et Claude Birraux livrent un véritable réquisitoire : "Des recherches sur le stockage de Tounemire sont poursuivies par l'IRSN, sans aucune coordination avec le reste des acteurs français. Ces recherches concernant le stockage dans l’argile ont pu avoir un intérêt jusque dans les années 90 tant que le choix entre différentes solutions de couches géologiques (argile, granit, sel) restait ouvert, mais perdent leur sens depuis que le laboratoire de Bure est ouvert, car c’est la connaissance de la couche d’argile de Bure, et non celle d’un lieu distant de plusieurs centaines de kilomètres qu’il importe désormais d’approfondir dans la perspective de créer un site de stockage.".
Et les deux rapporteurs de conclure : "A tout le moins, l’IRSN devrait soumettre les résultats obtenus à l’évaluation par la CNE, conformément à ce que prévoit l’article 9 de la loi du 28 juin 2006."
En mettant en ligne le travail réalisé à Tournemire, l'IRSN ne cherche-t-elle pas à répondre à ces accusations ?
*Photo IRSN : des chercheurs à Tournemire.
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| Tags : nucleaire, risques |
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