jeudi, 26 novembre 2009

Composter en habitat collectif, c'est possible

Le Cemagref a mis au point un composteur adapté à l’habitat collectif. Breveté en 2008, il nécessite peu d’interventions physiques et fonctionne en continu en fonction de la charge de déchets apportés.

Faire du compost à partir de ses propres déchets de cuisine et de jardin est une pratique soutenue par les pouvoirs publics. En témoigne le Plan national de soutien au compostage domestique (PNSCD), ciblé essentiellement sur la pratique individuelle en habitat pavillonnaire.

Testé à Rennes
Des scientifiques du Cemagref ont adapté des composteurs existants à la pratique collective du compostage des déchets putrescibles, qu’ils ont ensuite testé en collaboration avec Rennes métropole dans des immeubles comportant jusqu’à une cinquantaine de familles.

Ce nouveau procédé s’avère capable de fonctionner en continu et à niveau constant, tout en minimisant les interventions physiques. Plus besoin, en particulier, de retourner régulièrement l’ensemble de la masse de déchets en décomposition.

L’innovation technique réside en la mise au point d’un modulateur de charge, qui permet d’actionner manuellement le dispositif d’extraction du compost, au bas du composteur.
Ce dispositif, breveté, va être testé dans un lycée de la région de Rennes, avec un composteur de plus grande capacité avant de passer au développement industriel.

12:44 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : déchets, collectif, compostage | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Déchets : quand les microbes font tout le boulot ...

Dans les installations de stockage, les déchets sont dégradés en absence d’oxygène suivant une série de réactions réalisées par des microbes.

Mais le monde des microbes de l’environnement, tels ceux qui épurent les eaux usées ou dégradent les déchets, reste encore peu connu. Cependant, les progrès techniques d’analyse microbienne réalisés ces dernières années permettent aujourd’hui d’en explorer la complexité.

Le Cemagref en pointe
Les équipes du Cemagref et leurs partenaires du projet ANR ECCO  (Instiut Marie Curie, universités de Lyon et Rennes) figurent, en France, parmi les équipes les plus en pointe dans ce domaine.
Depuis 2003, elles déterminent la fonction des microorganismes impliqués dans les processus de dégradation en absence d’oxygène, en combinant des techniques de marquage isotopique et de microbiologie moléculaire.

Les chercheurs identifient les différentes bactéries impliquées dans la dégradation de la cellulose, choisie comme molécule modèle, au sein des installations de stockage de déchets ménagers et la production de méthane sous forme de biogaz potentiellement valorisable.

On comprend mieux comment ça marche
La cellulose, marquée par un isotope stable, le carbone 13 (13C), est assimilée par les microbes qui la dégradent. Ce 13C entre ainsi dans la composition de leur ADN. Une fois isolé, celui-ci permet d’établir la carte d’identité des micro-organismes impliqués dans la dégradation.

Les équipes du Cemagref déterminent ensuite plus précisément leur fonction en mesurant le taux de 13C absorbé, cellule par cellule.
Couplée à des modèles mathématiques, cette mesure révèle le rôle de chaque groupe de microorganismes au sein du processus de dégradation de la cellulose.

Ce couplage permet d’orienter et d’intensifier les réactions, afin de valoriser les déchets sous forme de biogaz, source d’énergie renouvelable.

Mimer le vivant pour plus d'efficacité
Il peut également s’appliquer à d’autres domaines, tels que l’épuration ou la biodégradation des sols et servir à mieux comprendre le vivant et le copier.

Des milliers d’années de sélection naturelle ont en effet permis aux ruminants et aux termites de développer une flore intestinale 10 fois plus efficace qu’un digesteur industriel pour dégrader la cellulose.

Ces travaux, qui visent à améliorer le rendement de la dégradation des déchets, font déjà l’objet de collaboration avec les industriels de la filière, indique le Cemagref.

12:39 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : microbes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 25 novembre 2009

Réduire les déchets, un acte écologique

Jusqu'au 29 novembre, des actions de sensibilisation à la réduction des déchets sont organisées dans toute l’Europe, par diverses parties prenantes (réseaux associatifs, écoles, universités, administrations, entreprises, etc.) et cibleront différents publics (grand public, salariés, écoliers).
Cette semaine s’inscrit dans le cadre de la campagne nationale "Réduisons nos déchets, ça déborde".

Des pays et régions européens dont la Belgique, l’Estonie, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne (provinces des Asturies, Gipuzkoa, Iles Baléares, Navarre, Valencia), le Portugal, la Roumanie (Arges), la Suède et le Royaume-Uni (Grand Londres, Ville de Belfast, Angleterre de l’est, Ecosse et Pays de Galles) ont rejoint l’édition 2009.

Le principe de la Semaine est sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets que nous produisons et donner des clés pour agir au quotidien. Elle s’adresse aussi bien aux institutions et collectivités qu’aux scolaires et au grand public.

La réduction des déchets : de multiples enjeux
Le gaspillage de matières premières nécessaires à la fabrication des objets et au transport des déchets provoque l’épuisement des ressources naturelles.
La production et la gestion des déchets posent des questions de sécurité sanitaire et de santé publique. Leur élimination contribue à la pollution des sols, des eaux et de l’air.

Elles nécessitent des installations de traitement toujours plus importantes, dont le coût financier est répercuté dans le prix des produits que nous achetons et des impôts et taxes que nous payons.

Voir le site dédié à la Semaine européenne avec les actions menées en Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénees et Paca.

08:59 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : semaine, réduction, déchets | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 20 novembre 2009

Bientôt, plus de sacs poubelles biodégradables

Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a signé aujourd’hui au Salon des Maires la convention sur les sacs poubelles biodégradables avec Jacques Pélissard, président de l’Association des Maires de France (AMF), de Jérôme Bédier, président de la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD), et des représentants de la filière plastique (Club bioplastiques, Plastics Europe et Elipso).

Cette convention vise à développer les sacs biodégradables, composés de matière végétale et destinés à la collecte des déchets fermentescibles. Cet accord, qui s’inscrit dans la continuité du Grenelle Environnement et du plan d’actions déchets 2009-2012, comprend 3 engagements majeurs :

* Proposer plus de sacs à déchets biodégradables
Les industriels s’engagent à mettre à disposition une offre suffisante de sacs à déchets biodégradables composés de matière végétale. Parallèlement, l’action des distributeurs permettra de promouvoir cette nouvelle gamme de sacs auprès des consommateurs et de soutenir son développement.

* Sensibiliser les consommateurs
Des campagnes d’information menées en coordination avec les collectivités territoriales seront conduites auprès des consommateurs en fonction des spécificités de chaque région (existence d’une filière de valorisation organique, offre disponible en magasin).
L’objectif est de mieux informer le grand public sur le bénéfice environnemental lié à l’utilisation de ces sacs.

* Traiter les déchets organiques par compostage et méthanisation
Le développement de l’offre de sacs à déchets en plastique biodégradable s’accompagne d’une montée en puissance des filières de valorisation des déchets organiques que ce soit au travers d’actions de promotion du compostage individuel des déchets organiques ou par la création d’installations industrielles de méthanisation et de compostage.

Par ailleurs, afin que ces sacs soient facilement utilisés en compostage ou en méthanisation, ils contiennent une quantité minimale de matières premières d’origine végétale fixée à 40% en 2009 pour atteindre un objectif d’au moins 70 % en 2018.

« Cet accord privilégie une démarche contractuelle et prouve que l’on peut avancer aussi par d’autres moyens que par la loi », a déclaré Chantal Jouanno.

16:13 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dechets | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 01 juillet 2009

Déchets radioactifs : pour savoir où ils sont stockés, allez surfer sur le site Internet de l'Andra

L'Agence nationale pour la gestion des déchets nucléaires (Andra) a présenté hier son inventaire des sites concernés en France.
Ce qu'il faut en retenir ? 1 121 sites ont été répertoriés, dont 58 en Languedoc-Roussillon, 47 en Midi-Pyrénées et 92 en Paca.

Sur les déchets recensés, seuls 0,2% sont hautement radioactifs et sont stockés sur les sites de la Hague (Manche) et de Marcoule (Gard).

Enfin, la quantité de déchets produite devrait doubler en 20 ans pour atteindre 2,3 millions de m3 fin 2030.

Le site Internet de l'Andra permet de connaître la répartition géographique des sites concernés.

16:57 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucleaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 26 juin 2009

Voyage instructif au coeur de nos poubelles (2) : les bons gestes pour réduire les déchets

Lutte contre le gaspillage, compostage, tri sélectif : les consommateurs peuvent faire mieux. Et les industriels ?

Lire la suite

08:09 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 25 juin 2009

Voyage instructif au coeur de nos poubelles (1)

Mauvaise nouvelle : nous jetons toujours autant de déchets. Bonne nouvelle : nous les trions mieux.poubelles.jpg

Lire la suite

09:55 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dechets, poubelle, ordures | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 18 mai 2009

La Région Languedoc-Roussillon finance le recyclage des déchets professionnels

Depuis le début de l'année, le conseil régional Languedoc-Roussillon a engagé 447 749 € dans le programme de gestion des déchets des professionnels. 
Ce programme a pour objectif d’encourager les bonnes pratiques et de structurer des filières de traitement afin d’optimiser la gestion des déchets issus des activités économiques sur le territoire régional.

Lors de sa dernière réunion, la Commission permanente du conseil régional a décidé :

  • l'installation de conteneurs enterrés pour la collecte des déchets produits par l’activité d’un camping de la commune d’Argeles sur Mer (10 656 euros de subvention) ;
  • la réalisation de quatre plates-formes de broyage de déchets verts dans l’Aude (149 273 euros de subvention) pour améliorer leur compostage ;
  • la construction d’une ligne de tri de déchets ménagers et de déchets industriels banals à Mende (83 490 euros de subvention) permettant d’augmenter le tri et donc le recyclage des déchets produits en Lozère.

08:47 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 14 mai 2009

Déchets nucléaires : l'IRSN met en ligne le très contesté tunnel de Tournemire (Aveyron)

tournemire_2.jpgMais que se passe-t-il donc au fond du tunnel de Tournemire (Aveyron) où, depuis près de vingt ans, des chercheurs auscultent le sous-sol argileux ?
Pour répondre à cette question, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) met pour la première fois en ligne sur son site Internet une visite virtuelle du tunnel aveyronnais.

Toujours un peu de mystère
C'est que la raison d'être des études menées ici a toujours alimenté un peu de mystère. Un temps, certains ont pensé que les études menées dans le tunnel avait pour objectif d'y stocker un jour des déchets radioactifs.
Crainte infondée parce que le site aveyronnais est traversé par une faille incompatible avec la sécurité. 

Evaluer la sécurité du stockage
En réalité, le tunnel sert de site d'études  pour étudier les conditions optimales d'enfouissement géologique des déchets radioactifs, un des enjeux majeurs de l'énergie nucléaire.

La sûreté d’un tel stockage repose notamment sur les propriétés de confinement durable des matières radioactives assuré par le milieu géologique, de manière à limiter leur transfert vers les écosystèmes et ainsi prévenir les risques à long terme pour l’homme et l’environnement.

Or, le tunnel  ferroviaire de Tournemire, long de 1885 m, percé à la fin du 19e siècle, donne accès à une roche argileuse compacte de 250 m d’épaisseur, surmontée de 250 m de calcaires. La roche est une marne silteuse compactée encore appelée argilite. Elle est principalement constituée d’argiles, de calcite et de quartz.

Du fait de leurs caractéristiques, les argilites de Tournemire présentent des analogies fortes avec les formations argileuses étudiées à Bure (Meuse/Haute-Marne) dans l’est de la France par l’ANDRA en vue de la création d’un stockage géologique de déchets nucléaires.

Le tunnel offre ainsi à l’IRSN un terrain sur lequel ses équipes de recherche peuvent développer l’expertise nécessaire pour juger de la pertinence de la démarche scientifique et technique engagée par l’ANDRA pour démontrer la sûreté de son futur projet de stockage géologique de déchets.

Un rapport parlementaire accuse
Problème, certains experts estiment que le tunnel de Tournemire ne sert plus à rien.

Dans le dernier rapport parlementaire d'évaluation de la stratégie de recherche dans le domaine de l'énergie, les députés Christian Bataille et Claude Birraux livrent un véritable réquisitoire : "Des recherches sur le stockage de Tounemire sont poursuivies par l'IRSN, sans aucune coordination avec le reste des acteurs français. Ces recherches concernant le stockage dans l’argile ont pu avoir un intérêt jusque dans les années 90 tant que le choix entre différentes solutions de couches géologiques (argile, granit, sel) restait ouvert, mais perdent leur sens depuis que le laboratoire de Bure est ouvert, car c’est la connaissance de la couche d’argile de Bure, et non celle d’un lieu distant de plusieurs centaines de kilomètres qu’il importe désormais d’approfondir dans la perspective de créer un site de stockage.".

Et les deux rapporteurs de conclure : "A tout le moins, l’IRSN devrait soumettre les résultats obtenus à l’évaluation par la CNE, conformément à ce que prévoit l’article 9 de la loi du 28 juin 2006."

En mettant en ligne le travail réalisé à Tournemire, l'IRSN ne cherche-t-elle pas à répondre à ces accusations ?

*Photo IRSN : des chercheurs à Tournemire.

10:33 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucleaire, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 29 avril 2009

La France se remettra-t-elle aux couches lavables pour les bébés ?

logo%20sicl%20ecriture%20droite%20version%202%20psp12.jpgAbandonner les si pratiques couches jetables pour remettre des couches lavables aux bébés ? La question était jusqu'ici inaudible en France où la couche jetable est vue comme un signe de modernité, de libération de la femme et d'hygiène (notamment dans les crèches).

Mais le coût environnemental des jetables commence à faire débat. On estime qu'avant d'être propre, un bébé "produira" une tonne de déchets sous forme de couches jetables.
En 2008, 2,4 millions de bébés français ont utilisé 4,2 milliards de couches jetables dont la gestion, au stade du déchet, coûte cher aux collectivités, donc aux contribuables.

La France y vient timidement
Un signe que les choses commencent peut-être à changer : la France participe pour la première fois, jusqu'au 3 mai, à la Semaine internationale des couches lavables (eh oui, ça existe !) qui en est déjà à sa treizième édition dans certains pays.

Pour cette première année de participation française, des professionnels de la couche lavable (une trentaine d'entreprises de production) et des associations de parents, réunis au sein de l'Association française de promotion des couches lavables Bulle de coton,  s’unissent autour d’une série d’animations destinées à informer le grand public, en proposant notamment des remises sur les achats de couches lavables.

Pourquoi une semaine internationale ?
L'idée est venue de Grande-Bretagne en 1998 où près de 20% de parents utilisent aujourd'hui des couches textiles.
L'objectif était d'informer le plus largement possible les parents sur les vertus d'un produit dont ils ignoraient même l'existence.

Quels sont les avantages des couches lavables ?
Ceux qui prônent l'utilisation des couches lavables mettent en avant plusieurs avantages.

D'abord d'hygiène. Contrairement aux idées reçues, les couches textiles d'aujourd'hui, fabriquées en cotons bio, bambou ou chanvre, seraient bien plus saines pour la peau des bébés que les jetables imprégnées de produits chimiques dont on ne connaît pas les effets à long terme.

Leur entretien en machine à laver ne pose pas de problème et les fabricants ont fait de gros efforts pour proposer des modèles adaptés, pratiques et au look agréable.

Des arguments économiques et écologiques
L'achat de couches jetables représenterait un budget moyen de 1 500 € par enfant alors que l'utilisation de couches lavables coûterait cinq à six fois moins cher puisque le kit standard de couches lavables est vendu de 200 à 400 €
Et qu'elles peuvent être réutilisées pour le deuxième enfant. 

Dans certains pays (Belgique, Canada), les pouvoirs publics versent même une aide aux familles pour l'achat de couches textiles.

Plusieurs études ont montré que le bilan écologique des couches lavables état meilleur que celui des jetables.
Les partisans des lavables estiment que la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement devrait inciter l'Etat à s'intéresser à la question.

12:55 Publié dans déchets | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Toutes les notes