jeudi, 10 décembre 2009

La Méditerranée remplie en moins de deux ans !

On savait que la Méditerranée actuelle était une extension de l'Océan Atlantique mais on ne se doutait pas que son remplissage avait pris un peu moins de deux ans.

C'est pourtant la conclusion à laquelle sont arrivés des chercheurs de l'Institut des sciences de Barcelone qui viennent de publier un article sur le sujet dans la revue Nature.

Une monstrueuse chute d'eau
Selon eux, le remplissage de ce qui était devenu un lac salé, situé entre 1 500 et 2 700 m en dessous du niveau actuel de la mer, s'est effectué brutalement après qu'un cours d'eau ait peu à peu érodé l'isthme rocheux qui séparait la Méditerranée de l'Atlantique.

L'isthme de Gibraltar qui reliait l'Europe à l'Afrique s'est affaissé voici 5,3 millions d'années, laissant l'eau de l'Atlantique se déverser par une monstrueuse chute d'eau qui a rempli en quelques mois seulement l'espace qui est devenu la Méditerranée d'aujourd'hui.

Qu'on imagine un flot coulant à 300 km/h, faisant monter le niveau de Méditerranée d'une dizaine de mètres par jour, selon un débit 10 000 fois supérieur à l'Amazone, jusqu'à ce que le rempissage s'achève, ne laissant plus que le détroit de Gibraltar entre les deux continents.

Cette transfusion a apporté à l'ancien lac salé une incroyable diversité biologique dont on vérifie encore aujourd'hui la richesse.

C'est en utilisant de nouvelles techniques d'étude des strates de sédiments que les chercheurs espagnols, en collaboration avec l'Institut des sciences de la Terre de Paris, sont parvenus à préciser la vitesse de remplissage de la Grande Bleue, alors que de précédents travaux avaient conclu que le phénomène avait duré entre une dizaine d'années et quelques millénaires.

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lundi, 07 décembre 2009

Montpellier : les ionogels, des nouvaux matériaux pour des catalyseurs plus propres

La catalyse permet de synthétiser industriellement de nombreux composés comme les matières plastiques de qualité alimentaire ou les médicaments.
La qualité des produits est contrôlée par l’absence de traces résiduelles des atomes métalliques qui constituent le catalyseur.

Mais les difficultés fréquemment rencontrées dans la purification représentent souvent un obstacle majeur pour l’utilisation de ces catalyseurs dans des applications industrielles.

Comme un sachet de thé
L’équipe de Chimie moléculaire et organisation du solide de l’Institut Charles Gerhardt (CNRS / ENSCM / Universités Montpellier 1 &2), en collaboration avec une équipe de l’Institut de Chimie de Rennes, a développé de nouveaux matériaux par immobilisation de liquides ioniques dans des pastilles ou barreaux de silice.

Les chercheurs ont également montré que ces matériaux, appelés ionogels, pouvaient être utilisés pour confiner un catalyseur métallique. La pastille contenant le catalyseur métallique, plongée dans le milieu réactionnel, est ensuite retirée comme un simple sachet de thé laissant un produit pur, exempt de métal.

Ce travail a fait la couverture du New Journal of Chemistry du mois d’octobre.

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vendredi, 27 novembre 2009

Recherche agronomique et changement climatique : l'Europe dialogue avec le Sud

Dans le cadre de sa stratégie européenne géo-scientifique, le Cirad et ses partenaires organisent les 16-17 décembre 2009 à  Bruxelles, une conférence internationale intitulée « Dialogue entre l'Europe et ses partenaires du Sud sur la recherche agricole et le changement climatique ».

Maintenir la sécurité alimentaire au Nord comme au Sud
Le changement climatique affecte déjà l'agriculture que ce soient par les variations de production de plus en plus importantes dans les récoltes, l'adaptation de nouvelles espèces de plantes, la réapparition de parasites et de maladies animales, la rareté des ressources en eau ou l'expansion des zones salines.

Or l'agriculture peut jouer un  rôle crucial dans la réduction de la pauvreté et de la faim et dans le maintien de la sécurité alimentaire dans les régions du Sud. Et une crise alimentaire majeure qui se déclencherait dans ces régions aurait un impact direct en Europe.

Aussi tous les acteurs s’accordent-ils pour appréhender de façon globale les conséquences du changement climatique sur l'agriculture. Les programmes de recherche agricole ne doivent par être coordonnés seulement entre pays européens mais en concertation avec les régions du Sud.

La conférence de Bruxelles se donne pour objectif de faciliter et initier la coordination des programmes de recherche agricole face au changement climatique pour le bénéfice mutuel de l'Europe et de ses partenaires du Sud.
Elle a été enregistrée comme contribution majeure au processus du  COP15, la conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague.

La conférence de Bruxelles
La conférence internationale de Bruxelles abordera trois thèmes :

  • Quels sont les défis et pourquoi un dialogue entre l'Europe et ses partenaires du Sud est-il nécessaire ?
  • Une cartographie des programmes de recherche en agriculture liés au changement climatique en Europe et dans les pays du Sud.
  • Les  priorités pour le futur : priorités de recherche et les mécanismes à mettre en place pour réduire l'impact du changement climatique sur le secteur agricole ? Que pourrait être un « agenda » d'un programme commun européen dans ce domaine ?

Sont attendus 120 décideurs et experts de la recherche dans les domaines de l'agriculture, de la recherche et de la coopération internationale, des membres de ERA-ARD, SCAR, EIARD et des partenaires des pays du Sud. 

13:45 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cirad, bruxelles, climat | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 15 novembre 2009

Aix-Marseille : des chercheurs ont réussi à renouveler indéfiniment des cellules spécialisées

Multiplier à l'infini des cellules adultes sans utiliser de cellules souches : est-ce possible ?

L'équipe de Michael Sieweke du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2 / CNRS / Inserm) a prouvé que oui en réussissant à multiplier, ex vivo, plusieurs mois durant, des macrophages, cellules spécialisées du système immunitaire.

Publiée dans Science le 6 novembre 2009, cette découverte pourrait s'appliquer à d'autres types cellulaires.
Ces travaux permettent une meilleure compréhension des mécanismes de différenciation cellulaire et surtout, suscitent de nombreux espoirs pour de futures applications thérapeutiques.

Ce résultat suggère que le détour via les cellules souches n'est peut-être pas nécessaire pour régénérer des cellules et réparer un tissu endommagé.

En savoir plus sur le site du CNRS.

11:32 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 11 novembre 2009

Agro2010 Montpellier : un événement de niveau international autour de l’agronomie

Agropolis International est co-organisateur d’Agro2010, événement international organisé autour de l’agronomie, et du 11ème congrès de la Société Européenne d’Agronomie (ESA), qui se tiendra du 29 août au 3 septembre 2010, à Montpellier.

Cette manifestation est conduite en partenariat avec les organismes de recherche et d’enseignement agronomiques et la future Association Française d’Agronomie (AFA).

Le rôle moteur de Montpellier et du Languedoc-Roussillon
Le congrès de Montpellier concrétisera d’une part l’évolution de la Société Européenne d’Agronomie vers une plus large ouverture au Sud et d’autre part sa volonté d’être davantage en appui aux étudiants, aux jeunes scientifiques, aux organismes de développement et aux institutions de recherche.

Les organisateurs souhaitent créer, à l’occasion du XI congrès de l’ESA, un événement scientifique plus large autour de l’agronomie, témoignant du rôle moteur du pôle montpelliérain et du Languedoc-Roussillon dans une agronomie au service du développement durable et au confluent de l’Europe et des zones méditerranéennes et tropicales.

En savoir plus (site de la manifestation en anglais) : http://www.agropolis.fr/agro2010/
Site de la Société Européenne d’Agronomie : http://www.esagr.org/

12:42 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier, agronomie | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Quand les habitants de Pech Maho (Aude) célébraient les héros morts au combat

Les fouilles menées depuis 2004 sur le site archéologique de Pech Maho à Sigean (Aude) ont révélé les traces de rituels d'un type totalement inédit.

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12:31 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aude, rite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 05 novembre 2009

Perpignan se fait sa place en biologie végétale

Alors que Montpellier a depuis longtemps bâti sa réputation mondiale sur la recherche dans le domaine de l'agriculture et des plantes, il faudra s'habituer à citer Perpignan parmi les centres de recherche qui comptent en matière de biologie végétale.
Pas de concurrence mais un binôme Montpellier-Perpignan qui doit permettre d'asseoir encore davantage la dimension internationale de la recherche régionale.

Répondre à des défis de taille
Hier, le Conseil régional et l'université Via Domitia de Perpignan ont inauguré le laboratoire génome et développement des plantes du CNRS sur le campus universitaire.
1 650m2, 80 salariés, un investissement conséquent financé à 51% (1,4 M€) par la Région, le nouvel équipement doit permettre aux chercheurs de travailler dans les meilleures conditions.

Pour faire quoi ? Apporter des connaissances nouvelles dans des secteurs déterminants pour l'avenir de l'humanité.
Les défis sont de taille : améliorer la sécurité alimentaire, mettre au point des agrocarburants qui prendront le relais du pétrole finissant, trouver des solutions pour s'adapter au changement climatique.

11:47 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : perpignan, recherche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 03 novembre 2009

Toulouse : la mise en orbite du satellite SMOS, aboutissement de vingt ans de recherches

La mission « Soil Moisture and Ocean Salinity » (SMOS) a été mise sur orbite depuis la base de lancement de Plesetsk en Russie le 2 novembre 2009 (lire ici).

Menée par l’Agence spatiale européenne (ESA) en collaboration avec la France (CESBIO) et l’Espagne, cette mission effectuera la première cartographie à l’échelle planétaire de l’humidité des sols et de la salinité des océans, importante pour mieux comprendre le changement climatique. 

Le CESBIO (CNRS / Université Paul Sabatier / CNES / IRD) étudie le fonctionnement et la dynamique des grands écosystèmes terrestres en utilisant les outils spatiaux.

Un travail entamé en 1988
« Pour effectuer de façon régulière et fréquente des mesures qui couvrent l’ensemble de la Terre, nous devions impérativement imaginer une solution pour pouvoir collecter des données depuis l’espace» explique Yann Kerr.
Principal investigateur de la mission SMOS auprès de l’ESA, Yann Kerr dirige le CESBIO.

Ce laboratoire toulousain a ainsi imaginé un ensemble de petites antennes disposées sur une structure en forme d’Y pour « capter » l’humidité des surfaces et la salinité des océans. Déployée en orbite, cette antenne de 8 mètres de large permettra d’obtenir des images tous les 3 jours avec une résolution d’environ 40 km.

Instiguée par le CESBIO dès 1988, cette aventure a nécessité la réalisation de maquettes instrumentales et de nombreuses campagnes de mesure pour valider l’instrument et les méthodes d’analyse.

Suivre les courants marins
Ce travail a été accompli sur des écosystèmes variés (Australie, Afrique de l’ouest, sud de la France, Espagne, Danemark, Allemagne…) avec de nombreuses collaborations nationales et internationales.
Durant le développement industriel de SMOS, le CESBIO a valorisé ce travail de recherche au travers de collaborations avec des industriels (CASA, EADS, Thales Alenia space), le laboratoire est intervenu également en support d’expertise et transfert de savoir-faire.

La connaissance de la salinité des océans et de son évolution permettra d’identifier et de suivre les courants marins qui jouent, à l’instar du Gulf Stream, un rôle primordial dans les changements climatiques.

Des données pour la météo et les événements extrêmes 
En étudiant l’humidité des surfaces, particulièrement les interactions entre l’humidité des sols et l’évolution du couvert végétal, SMOS fournira des données fondamentales pour améliorer la prévision météorologique et mieux anticiper des évènements extrêmes.

SMOS est un outil au service du monde scientifique mais aussi des professionnels travaillant sur la question de la ressource en eau. La connaissance de l’humidité de surface intéresse les hydrologues (état des nappes, inondation, sécheresse), les agronomes (suivi et compréhension de la croissance de la végétation) mais aussi les aménageurs (gestion de la ressource en eau, paramètre d’alerte pour la désertification…).

La mission SMOS, pilotée par l’ESA, a bénéficié de l’important support du CNES tout au long du projet.

11:31 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : toulouse, satellite | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 31 octobre 2009

Agreenium, un consortium pour l'agriculture, l'alimentation, la santé animale et l'environnement

L’Inra, le Cirad, AgroParisTech, Agrocampus Ouest, Montpellier SupAgro et l’ENV Toulouse sont les six membres fondateurs d’Agreenium.

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mercredi, 28 octobre 2009

Les chercheurs de l'Inra ont compris comment une fleur de melon mâle devient femelle

melon.jpgUne équipe de chercheurs de l'Inra basée à Evry (Unité mixte de recherche « Génomique végétale» INRA-CNRS-Université d’Évry) vient de démontrer le mécanisme génétique par lequel chez le melon, une fleur mâle devient femelle.

Une affaire de gènes
La plupart des plantes à fleurs ont des fleurs hermaphrodites, qui possèdent à la fois les organes sexuels mâle et femelle.
Cependant, plus de 4 000 espèces, dont le melon, développent des fleurs unisexuées, uniquement mâles ou femelles.

Les chercheurs viennent d’élucider le mécanisme par lequel ces fleurs unisexuées se forment. Ils ont identifié un gène impliqué dans le contrôle de la formation des organes femelles.

Une grande importance agronomique
Ces résultats revêtent une grande importance sur le plan agronomique, la production plus importante de plantes femelles (à l’origine de la formation des fruits) permettant ainsi d’améliorer la productivité.
Ils permettent d’envisager le contrôle du développement des fleurs chez le melon, mais également chez d’autres espèces. Ces travaux mettent également en lumière des mécanismes épigénétiques originaux impliqués dans l’évolution des plantes.

12:59 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : melon, inra | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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