jeudi, 05 novembre 2009

Perpignan se fait sa place en biologie végétale

Alors que Montpellier a depuis longtemps bâti sa réputation mondiale sur la recherche dans le domaine de l'agriculture et des plantes, il faudra s'habituer à citer Perpignan parmi les centres de recherche qui comptent en matière de biologie végétale.
Pas de concurrence mais un binôme Montpellier-Perpignan qui doit permettre d'asseoir encore davantage la dimension internationale de la recherche régionale.

Répondre à des défis de taille
Hier, le Conseil régional et l'université Via Domitia de Perpignan ont inauguré le laboratoire génome et développement des plantes du CNRS sur le campus universitaire.
1 650m2, 80 salariés, un investissement conséquent financé à 51% (1,4 M€) par la Région, le nouvel équipement doit permettre aux chercheurs de travailler dans les meilleures conditions.

Pour faire quoi ? Apporter des connaissances nouvelles dans des secteurs déterminants pour l'avenir de l'humanité.
Les défis sont de taille : améliorer la sécurité alimentaire, mettre au point des agrocarburants qui prendront le relais du pétrole finissant, trouver des solutions pour s'adapter au changement climatique.

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mardi, 03 novembre 2009

Toulouse : la mise en orbite du satellite SMOS, aboutissement de vingt ans de recherches

La mission « Soil Moisture and Ocean Salinity » (SMOS) a été mise sur orbite depuis la base de lancement de Plesetsk en Russie le 2 novembre 2009 (lire ici).

Menée par l’Agence spatiale européenne (ESA) en collaboration avec la France (CESBIO) et l’Espagne, cette mission effectuera la première cartographie à l’échelle planétaire de l’humidité des sols et de la salinité des océans, importante pour mieux comprendre le changement climatique. 

Le CESBIO (CNRS / Université Paul Sabatier / CNES / IRD) étudie le fonctionnement et la dynamique des grands écosystèmes terrestres en utilisant les outils spatiaux.

Un travail entamé en 1988
« Pour effectuer de façon régulière et fréquente des mesures qui couvrent l’ensemble de la Terre, nous devions impérativement imaginer une solution pour pouvoir collecter des données depuis l’espace» explique Yann Kerr.
Principal investigateur de la mission SMOS auprès de l’ESA, Yann Kerr dirige le CESBIO.

Ce laboratoire toulousain a ainsi imaginé un ensemble de petites antennes disposées sur une structure en forme d’Y pour « capter » l’humidité des surfaces et la salinité des océans. Déployée en orbite, cette antenne de 8 mètres de large permettra d’obtenir des images tous les 3 jours avec une résolution d’environ 40 km.

Instiguée par le CESBIO dès 1988, cette aventure a nécessité la réalisation de maquettes instrumentales et de nombreuses campagnes de mesure pour valider l’instrument et les méthodes d’analyse.

Suivre les courants marins
Ce travail a été accompli sur des écosystèmes variés (Australie, Afrique de l’ouest, sud de la France, Espagne, Danemark, Allemagne…) avec de nombreuses collaborations nationales et internationales.
Durant le développement industriel de SMOS, le CESBIO a valorisé ce travail de recherche au travers de collaborations avec des industriels (CASA, EADS, Thales Alenia space), le laboratoire est intervenu également en support d’expertise et transfert de savoir-faire.

La connaissance de la salinité des océans et de son évolution permettra d’identifier et de suivre les courants marins qui jouent, à l’instar du Gulf Stream, un rôle primordial dans les changements climatiques.

Des données pour la météo et les événements extrêmes 
En étudiant l’humidité des surfaces, particulièrement les interactions entre l’humidité des sols et l’évolution du couvert végétal, SMOS fournira des données fondamentales pour améliorer la prévision météorologique et mieux anticiper des évènements extrêmes.

SMOS est un outil au service du monde scientifique mais aussi des professionnels travaillant sur la question de la ressource en eau. La connaissance de l’humidité de surface intéresse les hydrologues (état des nappes, inondation, sécheresse), les agronomes (suivi et compréhension de la croissance de la végétation) mais aussi les aménageurs (gestion de la ressource en eau, paramètre d’alerte pour la désertification…).

La mission SMOS, pilotée par l’ESA, a bénéficié de l’important support du CNES tout au long du projet.

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samedi, 31 octobre 2009

Agreenium, un consortium pour l'agriculture, l'alimentation, la santé animale et l'environnement

L’Inra, le Cirad, AgroParisTech, Agrocampus Ouest, Montpellier SupAgro et l’ENV Toulouse sont les six membres fondateurs d’Agreenium.

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mercredi, 28 octobre 2009

Les chercheurs de l'Inra ont compris comment une fleur de melon mâle devient femelle

melon.jpgUne équipe de chercheurs de l'Inra basée à Evry (Unité mixte de recherche « Génomique végétale» INRA-CNRS-Université d’Évry) vient de démontrer le mécanisme génétique par lequel chez le melon, une fleur mâle devient femelle.

Une affaire de gènes
La plupart des plantes à fleurs ont des fleurs hermaphrodites, qui possèdent à la fois les organes sexuels mâle et femelle.
Cependant, plus de 4 000 espèces, dont le melon, développent des fleurs unisexuées, uniquement mâles ou femelles.

Les chercheurs viennent d’élucider le mécanisme par lequel ces fleurs unisexuées se forment. Ils ont identifié un gène impliqué dans le contrôle de la formation des organes femelles.

Une grande importance agronomique
Ces résultats revêtent une grande importance sur le plan agronomique, la production plus importante de plantes femelles (à l’origine de la formation des fruits) permettant ainsi d’améliorer la productivité.
Ils permettent d’envisager le contrôle du développement des fleurs chez le melon, mais également chez d’autres espèces. Ces travaux mettent également en lumière des mécanismes épigénétiques originaux impliqués dans l’évolution des plantes.

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Fleurs virtuelles, termites, chocolat : à Montpellier, le Cirad va fêter la science le 18 novembre

Comme chaque année, le Cirad apporte sa contribution à la Fête de la Science et organise diverses manifestations en France et outre-mer. 
A Montpellier, le Cirad ouvre ses laboratoires de la Maison de la Technologie pour une journée Portes Ouvertes, le 18 novembre 2009.

Le mercredi 18 novembre 2009, la Maison de la Technologie (campus du Cirad Lavalette, avenue Agropolis) ouvre les portes de ses installations au public, à partir de 10h. Chercheurs et techniciens dévoileront toutes les coulisses de leurs laboratoires de recherche.

Voici les thèmes des visites proposées :
-  l’herbier tropical ou l’éloge de la biodiversité
-  des fleurs virtuelles pour comprendre les fleurs réelles
-  qualité de l’eau : les bons tuyaux
-  colorants, bactéries, conservateurs : ce que cachent les aliments
-  les termites, ces dévoreurs du bois
-  saveurs et odeurs, testez vos sens
-  le riz dans tous ses états
-  l'aventure du coton, suivez le fil
-  les agrocarburants du futur
-  la menuiserie et la scierie font feu de tout bois
-  la fabrication du chocolat, secret des dieux ?
Les visites débuteront à 10h, 11h, 15h et 16h.

Cette année, le public pourra aussi assister à 14h, dans le hall d’entrée de la Maison de la Technologie à une conférence-débat  intitulée « Demain, quels aliments aurons-nous dans notre assiette ? » avec deux chercheurs experts du Cirad : Max Reynes, chef de l'Umr Qualisud (Unité mixte de recherche Démarche intégrée pour l'obtention d'aliments de qualité) et Didier Montet, chef de l'équipe sûreté des aliments à l'Umr Qualisud et expert auprès de l'Afssa.

Le hall de la maison de la technologie revêtira sa tenue "fruits et légumes" en provenance du Salon de l'agriculture.

Les éditions Quae tiendront également un stand.

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dimanche, 25 octobre 2009

L'ifremer construit son Centre européen de technologie sous-marine à La Seine-sur-Mer (Var)

La pose de la première pierre du Centre européen de technologie sous-marine (CETSM) a eu lieu vendredi 23 octobre à La Seyne-sur-Mer dans le Var.
Prévue pour fonctionner en 2011, cette structure internationale, pilotée par l'Ifremer, est destinée à fédérer les compétences et les moyens pour le développement des systèmes sous-marins.

Mesurer l'impact du changement climatique
Ce projet comporte deux opérations immobilières et une opération sur l’acquisition d’équipements mutualisés pour l’océanologie :  

  • l’opération n°1 « immobilier Toulon Provence Méditerranée » de 500 m², fait partie d’un ensemble plus vaste qui a pour objet la réalisation de la base marine du Technopole de la Mer portée par Toulon Provence Méditerranée ;
  • l’opération n°2 « immobilier Ifremer » de 500 m² sous maîtrise d’ouvrage Ifremer, consiste à réaliser le bâtiment CETSM qui sera situé sur l’emprise Ifremer de Brégaillon ;
  • l’opération n°3 « équipements océanologiques mutualisés » est sous la maîtrise d’ouvrage de l’Ifremer en partenariat avec le Groupement d’intérêt scientifique OceanoMed et l’INSU.

Le CETSM permettra d’accueillir le personnel des partenaires européens avec une salle de réunion équipée en visio-conférence, un central des opérations sous-marines à distance et la proximité des équipes permanentes de l’Ifremer et de l’INSU compétentes en technologies sous-marines.

Les actions du Centre européen de technologie sous-marine porteront sur l'impact du changement climatique, la biodiversité, le risque géologique et l'impact des activités humaines sur l'environnement.

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mercredi, 21 octobre 2009

Des chercheurs du CNRS ont testé des codes-barres ADN pour identifier les plantes tropicales

Dans les aliments, dans des échantillons de terre ou au passage des douanes : comment identifier rapidement des fragments de plantes ? L'utilisation de « codes-barres » ADN pour effectuer un inventaire de la biodiversité végétale, indispensable pour assurer sa conservation, est une méthode qui a été proposée lors du sommet de Rio de Janeiro en 1992.

Le recours à l'ADN
Cette méthode consiste à séquencer, à partir du tissu, de courts fragments d'ADN qui contiennent une quantité énorme d'informations. Ces fragments sont ensuite comparés à des collections de référence afin d'identifier leur provenance.
Après des années de discussion, un consensus international a été établi sur le choix de deux marqueurs ADN susceptibles de caractériser 250 000 espèces de plantes.

L'équipe de Jérôme Chave du laboratoire Evolution et diversité biologique du CNRS de Toulouse a testé cette technique dans la forêt tropicale de la station CNRS des Nouragues (Guyane française).

Au total, 8 candidats codes-barres ont été testés sur plus de 200 espèces d'arbres échantillonnés à la station CNRS des Nouragues en Guyane française.
Plus de 2 000 séquences d'ADN ont ainsi été générées pour ce projet.

Des avancées énormes mais insuffisantes
Résultat : les avancées en termes de discrimination des espèces végétales sont énormes.
Cependant, le succès d'identification n'a pas dépassé 70 % et l'un des deux marqueurs s'est révélé très difficile à séquencer.

Conclusion, il faudra améliorer encore la méthode pour recenser et suivre la biodiversité des plantes amazoniennes beaucoup plus efficacement.

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Ali Benmakhlouf nommé président du comité consultatif de déontologie et d'éthique de l'IRD

ali-benmakhlouf_medium.jpgAli Benmakhlouf vient d’être nommé président du Comité consultatif de déontologie et d’éthique de l’IRD (CCDE). Professeur de philosophie à l’université de Nice-Sophia Antipolis, membre du Comité consultatif national d’éthique et de l’Institut international de philosophie, il succède à Dominique Lecourt.

Deux autres personnalités extérieures à l’institut font leur entrée au CCDE à l’occasion du renouvellement de cette instance : Manuela Carneiro da Cunha, anthropologue et conseillère auprès de l’UNESCO, ainsi qu’Ahmadou Lamine Ndiaye, docteur vétérinaire, recteur honoraire de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis au Sénégal.

Créé en 2000 et placé auprès de la direction de l’IRD, le comité consultatif de déontologie et d’éthique est une instance d’aide aux personnels de l’institut pour identifier et intégrer les questions d’éthique dans leurs projets de recherche.

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lundi, 19 octobre 2009

Le CNRS a 70 ans aujourd'hui : il compte 50 labos de recherche en Languedoc-Roussillon

Créé le 19 octobre 1939, à l’initiative du physicien Jean Perrin, le Centre national de la recherche scientifique est devenu un acteur incontournable de la recherche internationale. Il fête cette année ses 70 ans.

En Languedoc-Roussillon, le CNRS compte 50 laboratoires de recherche, environ 700 chercheurs et autant de personnels ingénieurs, techniciens et administratifs qui, chaque jour, ici, en région, contribuent à faire avancer le front mondial de la connaissance.

Le CNRS très présent dans la région
Ces laboratoires sont implantés essentiellement à Montpellier et Perpignan, au plus près des universités, mais également à Lattes (site archéologique de Lattara), à Sète (plate-forme d'écologie expérimentale au bord de l'étang de Thau), à Banyuls-sur-mer (réserve marine), à Odeillo (grand four solaire) ou encore à Marcoule (aux côtés du CEA).

Le CNRS intervient dans tous les champs disciplinaires : biologie, physique, mathématiques, chimie, écologie, sciences humaines et sociales, ingénierie, informatique, sciences de la terre, sciences de l'univers...

Il s'appuie sur un partenariat solide avec les universités, les organismes de recherche, les collectivités territoriales, mais aussi avec des industriels comme l'américain BIO-RAD ou le français AREVA.

Deux nouveaux bâtiments dédiés à la recherche en biologie sortent actuellement de terre à Montpellier et devraient être inaugurés dans les prochains mois. Ils abriteront les labos de l'Institut de génomique fonctionnelle et Centre de recherche de biochimie macromoléculaire.

10:32 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cnrs, languedoc-roussillon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 14 octobre 2009

Agropolis International lance une étude sur la sécurité alimentaire en Méditerranée en 2030

Quelles seront les conséquences du changement climatique sur la sécurité alimentaire en Méditerranée dans les vingt prochaines années ?

A l’initiative du Comité Scientifique et Technique d’Agropolis International, une étude prospective « Sécurité alimentaire en Méditerranée - aspects qualitatifs et quantitatifs – à l’horizon 2030 /SAMAQQ » a été lancée pour identifier des priorités en matière de recherche, d’enseignement supérieur et de partenariats stratégiques au plan économique comme au plan culturel.

S’appuyant sur les travaux réalisés par le CIHEAM lors de l’étude Mediterra (2006-2008), comme sur ceux de l’IPEMED (Institut de prospective économique pour la Méditerranée) l’étude s’intéresse particulièrement aux conséquences du changement global sur tous les systèmes de production agricole du pourtour méditerranéen.

Quatre scénarios examinés
Elle prévoit ainsi de croiser les quatre scénarios d’évolution de la Méditerranée issus de Mediterra avec deux hypothèses de changement global, l’un, progressif et de faible ampleur, l’autre, plus brutal et de forte intensité. Les conséquences seront analysées pour tous les paramètres de la production et des échanges des ressources alimentaires dans la région.

Dans un second temps les synthèses seront effectuées en considérant successivement des scénarios équiprobables et des scénarios souhaitables.

Une étude de douze à dix-huit mois
Prévue sur une durée de douze à dix huit mois (octobre 2009- fin 2010), elle est coordonnée par un groupe d’experts spécialisés dans les principales disciplines (productions agricoles, écosystèmes, industries agricoles et alimentaires, échanges internationaux).
Elle est appuyée, sur le plan méthodologique par Futuribles (bureau d’études) avec le soutien d’Agropolis Fondation. Ce soutien permet d’associer, aux travaux, six experts des pays du Sud et de l’Est de la Méditerranée.

Une des originalités de l’étude est qu’elle s’appuie sur la mobilisation de douze étudiants de Montpellier SupAgro (spécialisation APIMET/ Amélioration des Plantes et Ingénierie végétale Méditerranéennes Et Tropicales) ; les étudiants participeront aux travaux et seront ensuite chargés de présenter une synthèse sous la forme d’un poster à l’occasion de la GCARD (Conférence Mondiale sur la recherche Agricole pour le Développement/Global Conference on Agricultural Research for Development, mars 2010, Montpellier).

En savoir plus : Comité Scientifique et Technique d’Agropolis International

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