mardi, 29 décembre 2009

Les niveaux de radioactivité artificielle restent stables et très faibles en France, selon l'IRSN

018.JPGL'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) vient de publier son bilan pour l'année 2008.

28 000 prélèvements, 40 000 analyses
D’une façon générale, les niveaux de radioactivité mesurés en 2008 en métropole dans le cadre de la surveillance assurée par l’Institut sont stables, dans la continuité des dernières années, et se situent à un très bas niveau, c’est-à-dire proches ou en-deçà des limites de détection des instruments de mesure utilisés, affirme l'IRSN.

Les quelques 28 000 prélèvements et 40 000 analyses de radioactivité effectués en 2008 sur l’ensemble du territoire français ont parfois mis en évidence des traces de radionucléides artificiels à proximité des sources d’émission connues (installations nucléaires, centres hospitaliers disposant d’un service de médecine nucléaire, etc.).

Les traces de Tchernobyl encore perceptibles
Au-delà des zones d'influence de ces sites nucléaires ou hospitaliers, du césium 137 reste également observable, principalement dans certains sols et milieux aquatiques continentaux et marins (sédiments, mollusques et crustacés).
Il s'agit de vestiges des retombées anciennes des essais atmosphériques d’armes nucléaires réalisés entre 1945 et 1980, principalement les USA et l'URSS, et de l’accident de Tchernobyl survenu le 26 avril 1986.

Cinq situations regardées à la loupe
En 2008, l’IRSN a mené des investigations environnementales plus approfondies pour 5 situations qui avaient montré une élévation inhabituelle de l'activité de certains radioncléides dans l'environnement.
Aucune n'a entraîné de risque sanitaire pour la population, affirme l'IRSN.

Ces situations ont concerné la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire (détection de cobalt 58 dans les prélèvements d’aérosols), la région de Pithiviers (détection d’uranium dans l’eau de l’Essonne et un de ses affluents), la frontière franco-belge après un incident au Centre d'études nucléaires de Fleurus(Belgique) et deux incidents à proximité de la centrale nucléaire de Pierrelatte.

Deux incidents consécutifs à Pierrelatte
A Pierrelatte, deux incidents sont survenus en juillet dernier, concernant l'usine Socatri.
Le premier faisait suite à des r
ejets d’uranium dans l’eau d'un ruisseau, la Gaffière : aucune augmentation de la concentration en uranium dans les eaux souterraines n’a été observée tout au long du suivi qui perdure encore en 2009.

Le second incident était un rejet de carbone 14 à l’atmosphère par l’usine Socatri.
Une campagne de prélèvements de végétaux au voisinage du site a permis de constater un léger marquage des échantillons prélevés dans la zone potentiellement influencée (environ 7,5% de plus que le bruit de fond local, dont 4,5% attribué à ce rejet non contrôlé) sans que l'augmentation de dose efficace par ingestion des denrées produites dans cette zone durant trois mois n'ait excédé 0,2 microsievert pour un homme.  

Une surveillance de l’environnement en pleine évolution
L’IRSN, conformément à son contrat d’objectifs 2006-2009, travaille à à définir un plan de modernisation et de redéploiement de ses dispositifs de surveillance. 

L'un des axes d’évolution concerne la mise en place des constats radiologiques territoriaux qui doivent permettre de disposer d’un référentiel complété de l’état radiologique des milieux et des denrées alimentaires produites sur un territoire, utile pour faciliter le déploiement d’une surveillance renforcée et pour évaluer les conséquences en cas d’évènement radiologique.
Les principes de ces constats et la démarche adoptée pour le constat pilote « Vallée de la Loire » sont présentés dans ce bilan.

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mercredi, 16 décembre 2009

En mai 2010 Montpellier sera la capitale mondiale de la recherche sur les maladies émergentes

Un congrès international va faire le point sur les maladies sans frontières qui se transmettent par des insectes ou des rongeurs.

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samedi, 05 décembre 2009

Journée mycotoxines à Montpellier : combattre ces moisissures qui pourrissent le vivant

L’UMR Qualisud (Unité mixte de recherche démarche intégrée pour des produits alimentaires de qualité) organise le jeudi 10 décembre au Cirad de Montpellier une Journée mycotoxines réunissant experts et laboratoires qui travaillent sur le sujet.
L’équipe Sûreté des aliments du Cirad assure la coordination de l’événement.

Sérieux problèmes de santé publique
Produites par certains genres de moisissures (Aspergillus, Penicillium, Fusarium), les mycotoxines peuvent se développer sur la plante au champ ou lors du stockage.

Elles entraînent de sérieux problèmes de santé publique pour l’homme et les animaux.

Didier Montet, chercheur au Cirad, n’hésite pas à parler de « problème mondial du moment en sûreté alimentaire ».
De type aflatoxine (les plus cancérigènes) ou ochratoxines, ces champignons microscopiques attaquent de nombreux produits et aliments manufacturés : que ce soient les céréales (dont les aliments pour enfants), les graines de cacao, le café, les noix du Brésil, les arachides, les poissons, certains fruits et même le vin.

Comment limiter la contamination ?
Des normes ont été fixées et l’Europe s’intéresse tout particulièrement au problème.
L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments ( Afssa) vient d’éditer un rapport sur les risques liés à la présence des mycotoxines dans la chaîne alimentaire.

Les produits évoluant en régions chaudes et humides sont particulièrement touchés et la détoxification des produits contaminés s’avère difficile. Les chercheurs s’accordent sur le fait de limiter la contamination en amont.

Le Cirad en pointe
Au Cirad, l’équipe Sûreté des aliments a mis au point un outil PCR universel qui permet d’analyser toutes les moisissures d’un produit en une seule étape.

« On essaie de comprendre le pourquoi du comment du développement des mycotoxines et de leurs interactions », précise Didier Montet.
Des souches de moisissures productrices de mycotoxines ont d’ores et déjà été isolées (trois souches sur le cacao).

Deux thèses viennent de débuter au Cirad sur le développement des aflatoxines et ochratoxines sur les noix du Brésil et sur le café.
Un ouvrage général sur les mycotoxines est également en préparation.

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mardi, 01 décembre 2009

Les Français se trouvent trop gros

Les premiers résultats de l'étude Nutrinet-Santé, lancée voici six mois sur Internet et qui réunit déjà plus de 100 000 personnes, montrent que les Français ne sont pas satisfaits de leur poids.

Un idéal de minceur inatteignable
La moitié des femmes (42% des hommes) se considèrent comme trop grosses, y compris 30% des femmes de poids normal.

Un homme sur deux et près de trois femmes sur quatre (70%) souhaiteraient peser moins. 63% des femmes de poids normal, mais aussi 9% des femmes maigres, voudraient maigrir.

Serge Hercberg (Unité de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle - Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) qui coordonne ce programme de recherche parle à ce propos de l'image "inatteignable" d'un idéal de minceur vanté par la mode et relayé par les médias.

Inégaux devant l'obésité
Mais ce malaise renvoie aussi à une réalité : la progression de l'obésité.

Selon Nutrinet, les régions les plus touchées par l'obésité sont le Nord-Pas-de-Calais (18% contre une moyenne nationale de 11%), la Lorraine (17%) et la Picardie (17%).

Mais l'obésité est aussi nettement plus fréquente chez les sujets à bas revenus (2 fois plus élevée par rapport aux plus hauts revenus) et chez les personnes les moins diplômées.

"Les comportements alimentaires et l'état nutritionnel sont fortement influencés par le niveau d'éducation générale et de connaissance nutritionnelle, les facteurs culturels, l'offre alimentaire, et surtout le niveau socio-économique", note le Pr Hercberg.

La France coupée entre beurre et huile d'olive
Cette diversité dans les façons de se nourrir est d'ailleurs une des caractéristiques de l'étude Nutrinet.
La France garde ses particularismes malgré la mondialisation : "On a vraiment une France du beurre et une France de l'huile d'olive", constate Serge Hercberg.

Moins de fruits et légumes, moins de poisson : les régions du nord et de l'est se caractérisent par des apports moins favorables à un bon équilibre nutritionnel.

Mais ces différences s'expliquent aussi par des disparités socio-économiques, la consommation de fruits et légumes augmente ainsi de façon linéaire avec le niveau de revenus, montre l'étude Nutrinet.

Même chose avec le poisson, deux fois plus consommé chez les nutrinautes aux revenus les plus élevés.

A l'inverse, la consommation de charcuterie diminue au fur et à mesure que le niveau de revenu s'élève.

16:14 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, nutrinet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 26 novembre 2009

Le Grand Prix de l'Inserm décerné au fondateur de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée

L'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) a rendu publics les noms des lauréats des prix qui récompensent des travaux d'excellence dans ses services.
La cérémonie de remise des prix aura lieu le 17 décembre.

Le Grand Prix de l'Inserm rend hommage à un acteur de la recherche scientifique française dont les travaux ont permis des progrès remarquables dans la connaissance de la physiologie humaine, en thérapeutique et, plus largement, dans le domaine de la santé.

Il a été décerné à Yehezkel Ben-Ari, fondateur et directeur honoraire de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée (Inmed) de l’Inserm, à Marseille.

Né au Caire en 1943, Yehezkel Ben-Ari a fait ses études en Israël, avant de s’installer en France en 1966. Tout au long de sa carrière, il travaille dans différents laboratoires français avec quelques étapes à l’étranger (Angleterre, Norvège, Canada).
A partir de 1986, il dirige l’unité 29 "Neurobiologie et physiopathologie du développement", à l’hôpital Cochin-Port-Royal.

Une unité installée à Marseille en 1999
En 1999, il migre avec tous les chercheurs, ingénieurs et administratifs de son unité pour construire et créer, avec le concours de l’Inserm, l’Inmed sur le site de Marseille-Luminy.

Cet institut inclut une pépinière d’entreprises en neurologie, une école d’été pour internes en médecine (école Hippocrate), une galerie d’art et l’association "Tous chercheurs", qui milite pour une approche expérimentale des sciences.

Membre de nombreuses instances scientifiques et de sociétés savantes, Yehezkel Ben-Ari, avec ses collaborateurs, est à l’origine de découvertes importantes dans de nombreux domaines, en particulier la maturation cérébrale, les épilepsies et les accidents cérébrovasculaires.

Ses travaux lui ont notamment valu le Grand Prix de l'American Epilepsy Society en 2000.

12:55 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, inserm | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 24 novembre 2009

Le Languedoc-Roussillon bichonne les seniors

Prévention des maladies pour une plus grande longévité, meilleure insertion sociale des retraités, développement de l'emploi lié aux services à la personne et financement de la recherche sont au programme.

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16:02 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : santé, languedoc-roussillon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 23 novembre 2009

Le Cirad met à disposition du public un livret sur la langue bleue du mouton

page-de-couverture-fco.jpgCréé à l’initiative de l’équipe Savoirs (Service d’Appui à la Valorisation Opérationnelle de l’Information sur la Recherche Scientifique) du Cirad, ce livret pédagogique sur la FCO (fièvre catarrhale ovine), financé par une vingtaine de partenaires institutionnels, est offert à des publics diversifiés. Il fait suite à l’épizootie qui vient de frapper l’élevage européen.

Comme l’explique Gérard Matheron, directeur général du Cirad, dans la préface du livret : la fièvre catarrhale ovine ou maladie de la langue bleue du mouton « illustre l’itinéraire de ces maladies émergentes qui puisent leurs racines dans les pays tropicaux et subtropicaux avant de s’implanter progressivement dans les pays tempérés ».
 
Cette maladie exclusivement animale et traditionnellement spécifique aux ovins a en effet surpris les éleveurs et les vétérinaires en France et dans les pays européens pour avoir aussi atteint les bovins et s’être rapidement étendue depuis 2006 à un grand nombre d’élevage de ruminants.

Mieux comprendre la maladie
Dans le texte segmenté en grains de savoirs, toutes les facettes de cette maladie virale vectorielle cosmopolite sont facilement accessibles autour de trois axes : le virus pathogène, l’insecte piqueur et vecteur, le mammifère hôte.

Le livret est en outre abondamment illustré et enrichi dans la partie centrale de 29 questions brèves et de réponses courtes.

La dynamique de l’invasion récente et les aspects économiques de l’épizootie sont décrits en détails. 
De 2002 à 2008, plusieurs dizaines de milliers d’ovins sont morts en Europe, mettant en péril bon nombre d’élevages. A titre d’exemple, la France a déclaré plus de 28 000 foyers infectieux durant l’année 2008.

Les productions ovines ont été sérieusement affectées : viande, laine, cuir et production de lait, d’autant que les exportations internationales d’ovins et de bovins ont été interdites sur de longues périodes.

Du fait de l’origine tropicale et sud-méditerranéenne de la maladie, les chercheurs du Cirad ont apporté un soutien constant aux éleveurs européens en matière d’expertise et animent le laboratoire national de référence sur la FCO avec une compétence particulière en sérologie, épidémiologie et entomologie.

Pour contribuer au partage des savoirs au bénéfice du plus grand nombre, le livret « La fièvre catarrhale ovine » est offert sur simple demande adressée par courriel à  espace.idees@cirad.fr, dans la limite des stocks disponibles.

 

15:44 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : risques, maladie, cirad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 22 novembre 2009

Animaux : les antibiotiques pas automatiques ?

La campagne menée pour modérer l'usage des antibiotiques en médecine humaine a été un succès mais elle doit être étendue à la médecine vétérinaire pour préserver l'efficacité globale de ces médicaments.

Au niveau communautaire, cette question fait l'objet d'un plan stratégique élaboré par les chefs d'Agences du médicament, plan initié au cours de la présidence Française de l'Union européenne.

Des bonnes pratiques à généraliser
Depuis une dizaine d'années, les autorités françaises, en lien étroit avec les parties intéressées, ont financé plusieurs actions dans ce domaine, notamment mises en œuvre par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

L'Agence a ainsi réalisé en 2006 le rapport "Usage vétérinaire des antibiotiques, résistance bactérienne et conséquences pour la santé humaine", dont les recommandations restent toujours d'actualité.
En parallèle, des initiatives indépendantes - tel le guide de bonnes pratiques de l'antibiothérapie vétérinaire, récemment élaboré par la Société nationale des groupements techniques vétérinaires (SNGTV) - ont été portées par les organisations professionnelles.

Un comité national vétérinaire créé
De manière à coordonner ces efforts, les ministères chargés de l'Agriculture et de la Santé ont décidé de mettre en place un comité national vétérinaire pour un usage raisonné des antibiotiques, lancé le 18 novembre 2009.

Inspiré de la structure existant dans le domaine de la médecine humaine, ce comité réunit des représentants de l'ensemble des acteurs impliqués dans la filière du médicament vétérinaire : organisations professionnelles vétérinaires, pharmaciens, industrie pharmaceutique, éleveurs, administrations en charge de la gestion des risques, agences chargées de l'évaluation et de l'autorisation des médicaments à usage vétérinaire.

12:49 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante, antibiotique | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Compléments alimentaires : la vigilance s'impose

Depuis quelques années, on constate une augmentation de la consommation de compléments alimentaires  et d'aliments enrichis.
Or, pour la très grande majorité de la population, une alimentation équilibrée suffit à apporter tous les nutriments nécessaires à la santé, affirme l'Agence française de sécurité alimentaire des aliments (Afssa).

Pas de bénéfice démontré pour la santé
Il n'y a donc pas de bénéfice démontré à consommer des compléments alimentaires alors même que l'on manque d'études qui permettraient, lors de prises régulières et prolongées, de montrer leur innocuité et que des signalement d'effets indésirables aigus ont été rapportés.

En juillet 2009, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires a confié à l'Afssa « la mise en œuvre du système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l'objet d'adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière ».

Un décret d'application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en œuvre de ce système de vigilance.
L'Agence débute cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires qui devrait permettre de mieux identifier les éventuels effets indésirables liés à leur consommation.
Dans un second temps, ce dispositif sera étendu courant 2010 à l'ensemble des denrées prévues par la loi HPST.

12:34 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, complements alimentaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 13 novembre 2009

Marcher lentement prédit le risque de décès d'origine cardiovasculaire

Cette étude de l'Inserm, réalisée auprès d'habitants de Dijon, pourrait déboucher sur un test permettant un diagnostic plus précoce.

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10:22 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sante, montpellier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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