vendredi, 11 décembre 2009
Appareils ménagers, pneus, bâtiments : l'Europe renforce l'efficacité énergétique
Les députés européens viennent d'adopter une série de dispositions pour renforcer l'efficacité énergétique dans plusieurs secteurs : bâtiments, pneus, appareils ménagers.
Ce renforcement est rendu nécessaire par le fait que l'Union européenne, en adoptant son paquet climatique en 2008, s'est engagée à améliorer l'efficacité énergétique des pays membres de 20% d'ici 2020.
Or, les mesures déjà adoptées ne feraient que réaliser une économie d'énergie d'environ 13% d'ici 2020 si elles sont correctement mises en œuvre par les États membres.
Des bâtiments encore plus sobres
Tous les bâtiments construits à partir de la fin de 2020 devront respecter des normes élevées d'économie d'énergie et être alimentés dans une large mesure par les énergies renouvelables.
Les pouvoirs publics devront montrer la voie deux ans plus tôt et une partie du financement de ces changements proviendra du budget de l'UE, stipule l'accord sur la révision de la performance énergétique des bâtiments.
Les bâtiments existants devront, si possible, améliorer leurs performances énergétiques après des rénovations majeures.Lors de la rénovation, les propriétaires seront encouragés à installer des compteurs intelligents et à remplacer le chauffage, la plomberie l'eau chaude et les systèmes de climatisation par des solutions alternatives à rendement élevé comme les pompes à chaleur.
Les députés européens ont négocié avec la présidence du Conseil une nouvelle présentation de l'étiquetage de l'efficacité énergétique des appareils ménagers et d'autres produits économiseurs d'énergie.
La nouvelle étiquette autorisera des classes supplémentaires (avec "A+++" pour les produits les plus énergétiquement efficaces), mais limitera le nombre total de classes d'énergie à 7.
Désormais, toute publicité de prix ou promotion de l'efficacité énergétique des réfrigérateurs, machines à laver ou des fours devra indiquer la classe énergétique du produit.
Etiquetage de tous les pneus neufs en 2012
A partir de novembre 2012, tous les pneus neufs à la vente dans l'UE seront classés et étiquetés selon le rendement en carburant, l'adhérence sur sol mouillé et les performances de bruit, selon un nouveau règlement européen.
L'étiquetage sera similaire à celui qui est requis pour les appareils ménagers.
Prochaines étapes
Le Parlement a adopté le nouveau règlement sur d'étiquetage des pneumatiques le 25 novembre 2009. Il sera applicable à partir du 1er novembre 2012.
Les textes de compromis sur la révision de l'efficacité énergétique des bâtiments et la directive sur l'étiquetage énergétique doivent encore être formellement approuvés par le Conseil des ministres avant que le Parlement dans son ensemble donne son approbation finale au début de 2010.
Une fois adoptée et publiée au Journal officiel de l'UE, les États membres auront un an pour adapter leurs législations nationales à la nouvelle réglementation européenne sur l'étiquetage énergétique et deux ans pour l'appliquer les nouvelles normes d'économies d'énergie aux bâtiments.
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samedi, 29 août 2009
La recherche dans les énergies renouvelables bientôt au même niveau que le nucléaire
Par quelle aberration la France, leader en matière de recherche solaire voici quarante ans, a-t-elle perdu aujourd'hui toute son avance ?
C'est la question qu'a abordée hier dans les Pyrénées-Orientales Chantal Jouanno, secrétaire d'Etat à l'Ecologie, lors de sa visite de deux sites : la centrale solaire Themis à Targassonne et le four solaire d'Odeillo à Font-Romeu.
En finir avec une période de yoyo
Ces équipements étaient à la pointe de la recherche mondiale dans les années soixante-dix avant d'être peu ou prou abandonnés.
La centrale solaire Themis a ainsi cessé de fonctionner pendant vingt ans avant d'être remise en service en 2007.
Chantal Jouanno admet ces erreurs mais veut en sortir : "Nous avons décidé d'en finir avec une période de yoyo, où nous étions pionniers dans les années 1970 avant de suspendre les investissements pendant vingt ans".
Le solaire explose
La secrétaire d'Etat a indiqué qu'un appel à projets solaires sera prochainement lancé, qui s'inscrira dans une politique ambitieuse en faveur des énergies renouvelables : "Les investissements de recherche dans les énergies renouvelables, qui ne représentaient que 70 millions d'euros en 2006, vont atteindre 470 millions d'euros par an, au même niveau que le nucléaire, et nous mettons une priorité sur le solaire".
Alors que l'énergie éolienne suscite de plus en plus de réticences pour les atteintes qu'elle cause aux paysages, le solaire semble faire l'unanimité.
Le gouvernement a lancé au printemps un appel d'offres pour la construction d'ici 2011 d'au moins une centrale solaire par région (davantage dans les zones les plus ensoleillées) pour atteindre une puissance cumulée de 300 mégawatts.
Et le marché du solaire photovoltaïque "explose", se réjouit la secrétaire d'Etat. Le parc de panneaux photovoltaïques installé a été multiplié par 2,5 au cours de 2008 pour atteindre 69 mégawatts en fin d'année. Il a encore progressé de 20% au cours du seul premier trimestre 2009.
Au total, le gouvernement table sur la création d'une véritable filière solaire française, allant de l'industrie des panneaux solaires à tout un réseau d'installateurs et d'entreprises de maintenance.
Chantal Jouanno évoque un chiffre d'affaires de 2 milliards d'euros en 2012 et la création de plusieurs milliers d'emplois.
10:22 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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jeudi, 27 août 2009
Le 1er septembre, les Européens diront adieu aux "vieilles" ampoules de 100 watts
On les accuse de diffuser plus de chaleur que de lumière et de consommer trop d'énergie : les ampoules à incandescence n'ont plus la cote.
L'Union européenne a décidé de les retirer du marché d'ici à trois ans pour les remplacer par des lampes à basse consommation qui brûlent 80% d'électricité en moins et permettraient d'économiser 50 euros par an et par ménage.
Premier signe concret de cette révolution électrique : les "vieilles" ampoules de 100 watts disparaîtront des rayons des magasins européens à partir de mardi prochain, le 1er septembre (c'est déjà le cas en France depuis le 1er juillet).
Reste à améliorer la technologie des nouvelles ampoules lentes à l'allumage et dont l'éclairage laisse encore à désirer. Enfin, elles contiennent du mercure qu'il faudra apprendre à recycler en fin de vie.
11:57 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 02 juillet 2009
La Région Languedoc-Roussillon se dote d'un Observatoire régional de l'énergie
Destiné à mieux connaître le secteur régional de l'énergie, son comité de pilotage est présidé par Yves Pietrasanta, vice-président du Conseil régional.
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dimanche, 24 mai 2009
Une première depuis 1945 : la demande mondiale d'electricité va baisser en 2009 !
Réunis aujourd'hui à Rome, les ministres de l'énergie du G8 vont examiner le rapport de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) sur les évolutions du secteur.
Première conclusion : la demande mondiale d'électricité va baisser en 2009 pour la première fois depuis 1945, en raison de la crise économique.
La baisse mondiale est estimée à 3,5% par l'AIE mais elle varie selon les pays : un peu plus de 2% en Chine, 5% pour les pays de l'OCDE, environ 10% en Russie.
Les énergies renouvelables dans le rouge
Malheureusement, ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour l'environnement doit être relativisé par la prévision de l'AIE que les investissements dans les énergies renouvelables, qui ont augmenté chaque année au cours des dix dernières années, devraient baisser de 38% en 2009.
L'explication est simple : en raison de la baisse des prix du pétrole et du gaz et à cause de la crise financière, les entreprises du secteur ne trouvent pas les crédits nécessaires aux investissements dans les EnR.
Enfin, le rapport de l'AIE souligne que les dépenses prévues dans les plans de relance des pays du G20 pour accroître les énergies renouvelables devraient être multipliées par six pour faire face au défi du réchauffement climatique.
Faute de quoi, quand l'économie mondiale redémarrera, la demande d'énergie fera exploser les émissions de gaz à effet de serre.
09:25 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 04 mai 2009
Mende s'équipe d'un réseau de chaleur
La ville de Mende (Lozère) a posé jeudi dernier les premiers tuyaux qui transporteront bientôt la chaleur produite par l'usine de cogénération alimentée par la biomasse issue de la forêt toute proche.
Une réalisation "exemplaire"
Une réalisation que le maire actuel, le socialiste Alain Bertrand, qualifie volontiers d'exemplaire mais dont il a trouvé le projet déjà en bonne voie à son arrivée aux affaires puisque c'est son prédécesseur, Jean-Jacques Delmas, qui l'avait mis sur les rails en s'appuyant sur le savoir-faire de la société lozérienne Enjelvin TP Réseaux qui a décroché le marché.
Ce réseau de chaleur va permettre de fournir aux Mendois une énergie propre (4 700t/an de CO2 ne seront pas émises), bon marché (des économies de 4 à 25% selon l'énergie remplacée) et créatrice d'emplois (7 directs et une vingtaine dans la production et le traitement des bois).
L'usine de cogénération consommera chaque année 100 000m3 de bois vert qui viendront alimenter une turbine à vapeur de 7,5 MW de puissance électrique couplée à une génératrice pour la production d'électricité avec récupération de chaleur.
Pour sa première tranche, le réseau de chaleur équipera une dizaine de kilomètres desservant une centaine de bâtiments. Deux autres tranches sont déjà prévues.
Le réseau de chaleur mendois côutera 7 868 000 € sur lesquels l'Etat apporte 973 500 € et la région 711 700 € (1ère et 2ème tranche). Des fonds européens Feder seront mobilisés pour la 2ème tranche.
L'aide du conseil régional
A l''occasion de cette inauguration, le conseil régional Languedoc-Roussillon souligne qu'en 2008, 20,2 M€ ont été engagés par la Région pour le développement des énergies renouvelables, ce qui la met en tête des régions françaises avec 7€ / habitant.
La Région a consacré, depuis 2004, 5,9 M€ à l'efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables sur le département de la Lozère, dont 4,8 M€ pour le bois-énergie.
Depuis 2004, 105 chaufferies automatiques à bois ont vu le jour sur le massif de la Lozère et du Gard ce qui représente 18 226 kW. Ces chaufferies vont éviter la consommation de 2 150 tonnes équivalent pétrole et le rejet de 3 744 tonnes de CO2. Elles ont été financées notamment par la Région, l'Etat, l'Europe au titre du Feder, l'Ademe, ainsi que les départements de la Lozère et du Gard.
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samedi, 25 avril 2009
Le sorgho sucré, un agrocarburant prometteur
Remplira-t-on un jour les réservoirs de nos voitures d'un agrocarburant produit à partir du sorgho sucré ?
C'est l'un des enjeux du projet « Sweet sorghum: an alternative energy crop », financé par la Commission européenne.
Il a démarré en janvier 2009 pour une durée de cinq ans. Son objectif : développer la production de bioéthanol à partir du sorgho sucré en fournissant de nouvelles variétés mieux adaptées à des environnements ciblés en zone tempérée comme en zone tropicale.
Le Cirad de Montpellier coordonne le projet
Pas moins de 10 partenaires * et une trentaine de scientifiques participent à la conduite du projet dont le Cirad assure la coordination.
Chercheur au Cirad de Montpellier, Serge Braconnier précise : « L’Icrisat en Inde et l'Embrapa au Brésil travaillent sur le sorgho sucré pour produire de l'éthanol depuis plusieurs années. Mais l’originalité de la commande que nous fait l’Union européenne pour ce projet est de cibler des zones semi arides tropicales d’une part et tempérées d’autre part, pour y adapter des variétés de sorgho ».
Le projet qui s’arrête « à la porte de l’usine » devra toutefois tenir compte des processus de fabrication sans oublier son objectif principal : sélectionner des variétés plus productives et adaptables aux terrains tropicaux et tempérés.
« Pour les zones tropicales, on cherche à sélectionner des sorghos double voire triple usage (food-fuel-feed) produisant des graines pour l’alimentation humaine et/ou animale tout en accumulant des sucres dans les tiges pour l’ethanol. Il faut en effet éviter de mettre en concurrence production alimentaire et production énergétique pour minimiser les risques liés à la sécurité alimentaire dans les pays en développement » explique Serge Braconnier.
Par ailleurs, les types de matériel végétal ciblé sont des lignées que pourront reproduire les paysans, plutôt que des hybrides.
Des sorghos mieux adaptés à la sécheresse
En collaboration avec ses principaux partenaires, l’Icrisat et l’Embrapa, le Cirad relève ce défi. Des échanges de matériel végétal sont en cours pour constituer une large base génétique nécessaire à l'élaboration de programmes de sélection ciblant en zones tropicales, des sorghos sucrés mieux adaptés à la sécheresse et aux sols « marginaux » (soit : à l'acidité, à la toxicité aluminique et/ou à la carence en phosphore).
Des recherches seront menées sur la quantité de grains produits et de sucres accumulés dans les tiges ; la tolérance à la sécheresse, à l'acidité, la toxicité aluminique, la carence en phosphore ; la digestibilité des fibres pour l'alimentation animale ; le caractère de photosensibilité pour mieux caler le cycle de la plante sur la saison des pluies.
Des enjeux aussi pour l'Europe
En zones tempérées (Europe centrale et méditerranéenne) , les objectifs sont très différents : il s'agit de sélectionner un sorgho produisant un maximum de biomasse pour une transformation de deuxième génération en agrocarburant.
Outre la production de biomasse, les caractères recherchés sont ici :
- une meilleure adaptation aux températures froides afin d’augmenter les zones potentielles de culture en Europe et d'allonger la période des semis pour élargir la « fenêtre de récolte » ;
- une meilleure digestibilité des fibres afin de faciliter la première étape de transformation : l'attaque de fibres cellulosiques pour produire des sucres fermentables.
Les travaux de sélection engagés, le projet prévoit également de conduire une analyse intégrée des impacts du développement de la culture de sorgho à différents niveaux (social, économique, environnemental) et à différentes échelles (macro-micro).
* Cirad, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement ; Icrisat, Institut International de Recherche sur les Cultures pour les Tropiques Semi-Arides (Inde) ; Ombrapa, Organisation brésilienne de Recherche Agropastorale (Brésil); KWS SAAT AG, compagnie semencière privée (Allemagne) ; Unibo, Université de Bologne (Italie) ; UCSC, Université catholique du Sacré Coeur (Université de Milan, Italie) ; UANL, Université autonome de Nuevo Leone (Mexique) ; ARC-GCI, Agricultural Research Council-Grain Crops Institute (Afrique du Sud) ; IFEU, Institut für Energie und Umweltforschung (Allemagne) ; WIP, entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables (Allemagne).
**Photo : champ de sorgho (Cirad DR)
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vendredi, 24 avril 2009
Objectif zéro énergie pour les bâtiments construits à partir de 2019 en Europe
Le Parlement européen veut accélérer le passage du secteur du bâtiment à l'autonomie énergétique.
Hier, les députés ont adopté par 549 voix pour, 51 contre et 26 abstentions un rapport (en vue de la révision de la directive de 2002) qui prévoit que d'ici au 31 décembre 2018 au plus tard, les États membres devront veiller à ce que tous les nouveaux bâtiments construits produisent autant d'énergie qu'ils en consomment.
Par exemple grâce à des panneaux solaires ou des pompes à chaleur.
Zéro énergie, c'est quoi ?
Les députés demandent aussi aux Etats membres de fixer des objectifs nationaux intermédiaires pour les bâtiments déjà construits, c'est-à-dire de fixer des pourcentages minimaux de bâtiments dont la consommation d'énergie devra être nulle d'ici respectivement 2015 et 2020.
Les bâtiments "zéro énergie" sont ceux "dont la consommation d'énergie primaire est inférieure ou égale à leur production propre d'énergie", du fait de leur "très haut niveau d'efficacité énergétique".
La Commission européenne devrait proposer d'ici fin 2010 une définition précise de ces "bâtiments dont la consommation d'énergie primaire est nulle", ajoute le projet de directive tel qu'amendé par les parlementaires.
Des aides supplémentaires
Le Parlement a ajouté une série de dispositions demandant aux États membres d'adopter d'ici au 30 juin 2011 des plans nationaux instaurant des instruments financiers pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, tels que prêts à taux réduits, réductions fiscales, ou exigeant des fournisseurs d'énergie qu'ils apportent une assistance financière aux consommateurs.
La Commission européenne proposera, d'ici au 30 juin 2010, des instruments financiers supplémentaires, notamment la création, d'ici 2014, d'un Fonds européen de l'efficacité énergétique financé par le budget communautaire, la Banque européenne d'investissement et les États membres, pour promouvoir les instruments publics et privés dans des projets visant à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments.
Quid des bâtiments déjà construits ?
Lors de rénovations en profondeur ou du remplacement d'éléments tels que châssis, chaudières ou systèmes d'air conditionné, les bâtiments devront être mis au moins aux normes minimales de performance énergétique en la matière, selon le texte.
Les députés entendent par "rénovation en profondeur", des travaux couvrant plus de 25% de la surface d'un bâtiment ou impliquant un coût total supérieur à 20% de la valeur d'un bâtiment.
Selon la directive, les normes minimales en matière de performance énergétique devront être fixées par les États membres. Toutefois, la Commission devra établir une méthodologie commune pour le calcul de la performance énergétique des bâtiments d'ici au 31 mars 2010.
Les résidences de vacances aussi
Les Etats membres devront aussi fixer des normes minimales de performance énergétique pour les résidences de vacances utilisées moins de quatre mois par an, selon les députés, qui veulent supprimer les exemptions proposées pour ce type de bâtiments.
Devraient toutefois être exclues de la directive : les petites maisons (moins de 50m2 de surface au sol), les lieux de culte, les locaux temporaires utilisés pour moins de 18 mois, les ateliers et les bâtiments agricoles consommant peu d'énergie et les bâtiments historiques protégés pour lesquels des mesures d'amélioration de l'efficacité énergétique affecteraient le caractère de manière inacceptable.
Compteurs intelligents
Le Parlement demande aussi l'installation de "compteurs intelligents" dans tous les nouveaux bâtiments ou tous ceux devant subir une rénovation en profondeur. Ces compteurs intelligents mesurent à la fois la quantité d'énergie consommée et la période de la journée à laquelle intervient cette consommation, un système qui peut permettre de faire bénéficier les consommateurs de tarifs de nuit moins élevés.
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jeudi, 09 avril 2009
Une découverte capitale pour une production massive et économique d'hydrogène
C'est peut-être une découverte capitale qu'ont effectuée quatre équipes de recherche (dont des chercheurs de l'Institut européen des membranes de Montpellier) pour obtenir une production massive et économique d'hydrogène.
On sait que cette source d'énergie fait rêver. Plus énergétique que le pétrole ou le gaz naturel, non polluant et non toxique, l'hydrogène pourrait progressivement suppléer les énergies fossiles et répondre à l'essentiel de nos besoins énergétiques.
Problème : si l'atome d'hydrogène, lié à l'oxygène, est très abondant sous forme d'eau, les molécules d'hydrogène, elles, ne se trouvent pas à l'état pur.
Produire de l'hydrogène sans polluer
Le défi lancé aux chercheurs est donc de produire de l'hydrogène, sans dégagement de dioxyde de carbone.
Pour cela, l'électrolyse de l'eau, c'est-à-dire sa décomposition en hydrogène (H) et oxygène (O), est l'une des solutions envisagées.
Aujourd'hui maîtrisée, cette technique présente toutefois des inconvénients majeurs : son rendement ne dépasse pas 80 %, son coût de production est trop élevé et certains matériaux utilisés polluants ou même dangereux.
Comment pallier ces défauts ? Pour y parvenir, plusieurs spécialistes ont, depuis 2004, réuni leurs expertises dans le cadre d'un programme de recherche sur la production massive d'hydrogène propre : quatre équipes de recherche* se sont ainsi associées aux entreprises AREVA NP, filiale du groupe AREVA, et SCT, l'un des leaders mondiaux dans l’association métal–céramique.
Travail en deux étapes
Le travail des chercheurs s'est déroulé en deux étapes : ils ont tout d'abord conçu un dispositif pour étudier in situ les matériaux constituant l'électrolyseur puis, ils ont mis au point deux électrolyseurs comportant des capteurs de température, de pression, de mesure de l'intensité du courant produite.
Les scientifiques ont ainsi pu préciser les conditions requises pour obtenir de l'hydrogène en grande quantité et de façon fiable.
Electrolyse sous pression
L'une de leurs idées novatrices a été d'effectuer l'électrolyse sous pression (entre 50 et 100 bars). Et elle s'est révélée efficace…
En effet, les principaux paramètres des électrolyseurs s'en sont trouvés améliorés : les premiers essais effectués permettent d’atteindre des quantités d’hydrogène notables, avec un niveau de courant bien supérieur à ce qui avait été fait précédemment par leurs concurrents étrangers travaillant sur la filière protonique.
De plus, cette nouvelle technologie abaisse de près de 200°C la température de fonctionnement par rapport à l'autre solution existante.
Dernier atout : en permettant l'usage d'alliages commerciaux, elle diminue le coût de l'hydrogène produit.
Un résultat prometteur
Ce résultat, prometteur et capital pour l'avenir économique de la filière hydrogène, laisse espérer le développement de technologies rentables.
Même si, avant de produire de l'hydrogène massivement et à bas coût, des efforts sont encore nécessaires.
Un travail de perfectionnement du dispositif est déjà envisagé.
Ce travail a bénéficié du soutien d'AREVA NP et de l'ANR.
*Institut européen des membranes (IEM, CNRS / Université de Montpellier / ENSCM), Laboratoire de plasticité,endommagement et corrosion des matériaux (LPECM, CNRS / École des Mines de Saint-Étienne), Laboratoire de dynamique, interactions et réactivité (Ladir, CNRS / UPMC) et Laboratoire "Interfaces et systèmes électrochimiques" (Lise, CNRS).
19:42 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 05 avril 2009
Brèves nouvelles en vrac de la planète
Les grandes villes peuvent moins polluer
Peut-on réduire massivement les émissions de gaz à effet de serre dans les grandes villes tout en y conservant une qualité de vie convenable ? Oui, répond le Wuppertal Institute, dans une étude qui chiffre même à 90% la réduction possible en exploitant toutes les pistes améliorant l'efficacité énergétique. C'est la voie suivie à Munich où la réhabilitation des bâtiments anciens et la construction neuve devront désormais présenter un bilan énergétique neutre.
L'Europe s'intéresse aux antennes
Selon un rapport d'initiative adopté par la Commission européenne, les antennes et autres dispositifs émettant des champs électromagnétiques devraient être implantés à une distance spécifique des écoles et des établissements de soins de santé pour prévenir au maximum les risques éventuels. De plus la Commission estime que les citoyens devraient pouvoir bénéficier d'informations plus fiables sur les effets de l'exposition aux champs électromagnétiques.
Areva vend ses éoliennes
Areva, ce n'est pas que le nucléaire. L'entreprise a ainsi annoncé que sa filiale Multibrid a signé un protocole d'accord avec la société Wetfeet Offshore Windenergy GmbH, pour la fourniture de 80 éoliennes M5000 destinées au parc éolien offshore Global Tech I d'une puissance de 400 MW. Le montant global des contrats dépassera 700 millions d'euros. Les éoliennes, qui seront livrées en 2011 et 2012, seront installées en Mer du Nord, à 90 km des côtes allemandes. Le parc alimentera un million de consommateurs.
Climat : les pays riches interpellés
La préparation de la réunion de Copenhague, qui se tiendra en décembre 2009 pour donner une suite au protocole de Kyoto, bat son plein. Lors d'une réunion préparatoire rassemblant 175 pays à Bonn, la Chine, l'Inde et d'autres pays émergents ont appelé les pays riches à réduire d'ici 2020 leurs émissions de gaz à effet de serre bien au-delà des engagements déjà pris. Le délégué chinois a même chiffré la baisse souhaitable à au moins 40% par rapport à 1990, soit le double de ce qui est généralement annoncé et qui paraît déjà difficile à atteindre.
France : l'éco-prêt est prêt
Mesure-phare du Grenelle de l'Environnement, l'éco-prêt à taux zéro entre dans sa phase opérationnelle avec la publication, au Journal Officiel daté du 31 mars, de trois décrets et d'un arrêté. Tous les particuliers peuvent en bénéficier pour des projets dans leurs résidences principales, y compris les copropriétés et les logements loués. D'une durée de 10 ans, pouvant être étendue jusqu'à 15 ans par la banque, il permet de financer jusqu'à 30 000 € de travaux d'amélioration de l'efficacité énergétique du logement à condition de mettre en oeuvre un « bouquet de travaux », c'est-à-dire un ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration très sensible.
10:18 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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