mardi, 01 décembre 2009

Les Français se trouvent trop gros

Les premiers résultats de l'étude Nutrinet-Santé, lancée voici six mois sur Internet et qui réunit déjà plus de 100 000 personnes, montrent que les Français ne sont pas satisfaits de leur poids.

Un idéal de minceur inatteignable
La moitié des femmes (42% des hommes) se considèrent comme trop grosses, y compris 30% des femmes de poids normal.

Un homme sur deux et près de trois femmes sur quatre (70%) souhaiteraient peser moins. 63% des femmes de poids normal, mais aussi 9% des femmes maigres, voudraient maigrir.

Serge Hercberg (Unité de recherche en Epidémiologie Nutritionnelle - Inserm/Inra/Cnam/Université Paris 13) qui coordonne ce programme de recherche parle à ce propos de l'image "inatteignable" d'un idéal de minceur vanté par la mode et relayé par les médias.

Inégaux devant l'obésité
Mais ce malaise renvoie aussi à une réalité : la progression de l'obésité.

Selon Nutrinet, les régions les plus touchées par l'obésité sont le Nord-Pas-de-Calais (18% contre une moyenne nationale de 11%), la Lorraine (17%) et la Picardie (17%).

Mais l'obésité est aussi nettement plus fréquente chez les sujets à bas revenus (2 fois plus élevée par rapport aux plus hauts revenus) et chez les personnes les moins diplômées.

"Les comportements alimentaires et l'état nutritionnel sont fortement influencés par le niveau d'éducation générale et de connaissance nutritionnelle, les facteurs culturels, l'offre alimentaire, et surtout le niveau socio-économique", note le Pr Hercberg.

La France coupée entre beurre et huile d'olive
Cette diversité dans les façons de se nourrir est d'ailleurs une des caractéristiques de l'étude Nutrinet.
La France garde ses particularismes malgré la mondialisation : "On a vraiment une France du beurre et une France de l'huile d'olive", constate Serge Hercberg.

Moins de fruits et légumes, moins de poisson : les régions du nord et de l'est se caractérisent par des apports moins favorables à un bon équilibre nutritionnel.

Mais ces différences s'expliquent aussi par des disparités socio-économiques, la consommation de fruits et légumes augmente ainsi de façon linéaire avec le niveau de revenus, montre l'étude Nutrinet.

Même chose avec le poisson, deux fois plus consommé chez les nutrinautes aux revenus les plus élevés.

A l'inverse, la consommation de charcuterie diminue au fur et à mesure que le niveau de revenu s'élève.

16:14 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, nutrinet | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 31 octobre 2009

Les effets indésirables des compléments alimentaires regardés à la loupe par l'Afssa

Le gouvernement a décidé de lancer un dispositif national de vigilance sur les compléments alimentaires.

En juillet 2009, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires a confié à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) la mise en oeuvre du système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l’objet d’adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière.

Un décret d’application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en oeuvre de ce système de vigilance.

Les professionnels de santé associées à une enquête 
L’Agence débute cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires qui devrait permettre de mieux identifier les effets indésirables liés à leur consommation.

Ce dispositif comprend la déclaration, par les professionnels de santé, des effets indésirables observés chez les personnes ayant consommé des compléments alimentaires.
Ces déclarations, préservant l’anonymat du consommateur, seront adressées via internet ou par voie postale à l’Afssa.

10:34 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, alimentation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 28 août 2009

Marc Mortureux nommé à la tête de l'Affsa

PQJSK600J630K601.jpgA 48 ans, Marc Mortureux vient d'être nommé à la tête de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa). Il succède à Pascale Briand, qui a pris les rênes de la Direction générale de l'Alimentation au sein du ministère de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche.

Ingénieur des Mines, Marc Mortureux a travaillé aussi bien dans le secteur public que dans le privé. Son parcours l'a, en effet, mené de l'industrie à la Compagnie générale de géophysique, en passant par l'Institut Pasteur, où il a occupé le poste de directeur général adjoint de 2005 à 2008.

Nommé par décret du président de la République du 26 août, le nouveau directeur de l'Afssa dirigeait, jusqu'au mois de juin dernier, le cabinet de Luc Chatel, alors secrétaire d'Etat à la Consommation et à l'Industrie et porte-parole du gouvernement.

11:41 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, alimentation, nomination | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 20 juillet 2009

Les Français mangent (un peu) mieux

Ils consomment moins de sel et d'alcool mais plus de fruits qu'il y a dix ans.arbres et juillet 2009 061.JPG

Lire la suite

09:28 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : alimentation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 23 mai 2009

Sur Internet, participez à une gigantesque étude sur les liens entre l'alimentation et la santé

669fbd8d01.jpgUtiliser Internet pour étudier les comportements alimentaires des Français et leur relation avec la santé, voici le caractère innovant de NutriNet Santé, un programme français qui constitue une première mondiale.

Appel aux "nutrinautes"
L’objectif de l’étude NutriNet Santé : mieux comprendre les liens entre la nutrition et la santé.
Cette étude dite de "cohorte", (groupe de sujets suivis pendant plusieurs années) va permettre de mesurer de façon précise le lien pouvant exister entre les comportements alimentaires et différents déterminants : activité physique, corpulence, tabagisme, antécédents familiaux, facteurs sociaux, économiques culturels, sensoriels.

Cette étude concernera 500 000 internautes volontaires (de plus de 18 ans), les "nutrinautes" qui seront "recrutés" à l’aide de la grande campagne nationale que vient de lancer Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports.

Les outils utilisés dans le cadre du programme NutriNet : internet et des questionnaires simples, rapides en toute sécurité et confidentialité ; des résultats régulièrement et rapidement disponibles

Questionnaires sur Internet
Ces nutrinautes accepteront de participer pendant 5 ans à l’étude. Ils devront répondre chaque année sur le site à des questionnaires sur leur alimentation. Ces questionnaires consistent en 3 enregistrements alimentaires de 24h par an, leur activité physique, leurs poids et taille, leur état nutritionnel, etc.

Chaque mois, ils recevront un e-mail les informant de l’avancement de l’étude et les invitant à remplir d’éventuels questionnaires complémentaires (20 minutes maximum par mois pour remplir un questionnaire).
Des données seront également collectées sur la santé des participants, sur la mortalité globale et les causes de mortalité.

Grâce à la collecte de données par internet (simple, rapide et confidentiel pour le nutrinaute), de nombreuses informations sur l’alimentation et l’état nutritionnel des Français seront disponibles et exploitées très régulièrement dès les premiers mois de l’étude.

Les partenaires
Le projet s’appuie sur l’engagement financier de partenaires institutionnels : Ministère de la Santé : Direction générale de la Santé (DGS), Institut de veille sanitaire (InVS), Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) ; fondation pour la recherche médicale (FRM) et du personnel de l’Inserm, l’Inra, le Cnam et l’université Paris 13.

11:08 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alimentation, santé, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 26 mars 2009

Le Parlement européen ne veut pas d'aliments issus d'animaux clonés dans nos assiettes

Le Parlement européen ne veut pas que soient mis sur le marché des aliments issus d'animaux clonés et il demande que que les "nouveaux" aliments produits grâce aux nanotechnologies soient soumis à des tests plus poussés.e d'autorisation.
 
C'est le sens du vote sur le rapport concernant la mise à jour des régles sur les nouveaux aliments, adopté à une large majorité par 658 voix pour, 15 voix contre et 11 abstentions.  
 
Ceci est un nouvel aliment
Dans le rapport adopté, sont définis comme nouveaux aliments ceux qui n'ont pas été consommés de manière significative avant mai 1997, date à laquelle la première législation sur les nouveaux aliments a été introduite.
Ces nouveaux aliments peuvent être des produits récemment développés tels que les aliments produits à l'aide de nouveaux procédés comme les nanotechnologies, mais également les aliments consommés traditionnellement hors de l'UE.
Jusqu'ici 20 nouveaux aliments ont été autorisés dans l'UE, comme, par exemple, le jus de nono ou noni (fait à base d'une plante tahitienne) ou les"salatrims" (des nouveaux lipides utilisés dans des aliments destinés aux régimes hypocaloriques en substitut de matières grasses traditionnelles).
 
Non aux aliments issus d'animaux clonés
Les députés veulent exclure du champ d'application du règlement les aliments produits à partir d'animaux clonés ou de leur descendance.
Ils invitent la Commission à présenter une nouvelle législation en vue d'interdire la mise sur le marché de tels aliments

 
Nanotechnologies
Selon les députés, les aliments produits au moyen de nanotechnologies nécessitent des méthodes spécifiques d'évaluation des risques. Il n'existe actuellement aucune méthode permettant d'évaluer l'innocuité des nanomatériaux.
Ceux-ci devraient donc être évalués sur la base d'essais spécifiques pour les nanomatériaux. En outre, tout ingrédient contenu sous la forme d'un nanomatériau devrait être clairement indiqué dans la liste des ingrédients.

 
Tests sur les animaux et éthique
Le Parlement préconise que l'expérimentation sur animaux soit réduite au minimum et ne soit utilisée qu'en dernier recours. Il veut que les méthodes de substitution fassent l'objet d'une promotion.
 
Outre les aspects concernant la protection sanitaire, les intérêts des consommateurs et la santé animale, l'évaluation des risques devrait également tenir compte des aspects éthiques et environnementaux, selon les députés.  

11:15 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, santé, alimentation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook