jeudi, 29 octobre 2009
Gypaètes barbus : un protocole pour interdire le survol des nids en période de reproduction
Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, le ministère de la Défense et la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) viennent de signer un protocole d’accord en faveur de la conservation du Gypaète barbu.
Un rapace particulièrement menacé
Ce rapace particulièrement menacé vit dans les massifs montagneux des Pyrénées, des Alpes et de Corse.
Appelé « casseur d’os » - il consomme en effet les restes osseux des animaux sauvages ou domestiques morts et assure un rôle d‘équarrisseur naturel des montagnes.
Il est perturbé par certaines activités humaines, notamment le survol d’aéronefs (avions, hélicoptères, planeurs, parapentes), qui peut provoquer l’abandon des nids et nuire à la reproduction de cette espèce.
Pas de survol d'aéronefs pendant la période de reproduction
Afin de préserver les populations de Gypaètes barbus, le protocole signé par le Ministère du développement durable, le ministère de la Défense et la LPO prévoit d’éviter le survol par les aéronefs militaires des zones où ils se reproduisent (de la période d’accouplement fin novembre jusqu’à l’envol des jeunes oiseaux début août) sur la base des informations cartographiques transmises par la LPO.
Ce protocole généralise ainsi le partenariat conclu le 15 avril 2008 entre l’armée de terre, la Direction régionale de l’environnement (DIREN) Aquitaine et la LPO sur les conditions de survol des hélicoptères de l’armée de terre au dessus des Pyrénées.
Ce protocole national s’inscrit dans le cadre de la réalisation par le ministère du Développement durable du plan national d’actions en faveur du Gypaète barbu (http://gypaete.lpo.fr/), actuellement en cours d’élaboration, qui vise à rétablir cet oiseau dans un état de conservation favorable par la mise en œuvre d’actions concrètes telles que la préservation et la restauration de son habitat, la réduction des menaces qui pèsent sur lui, et la sensibilisation du public.
Pour le ministère de la défense, ce protocole constitue une illustration de la politique menée par le ministère en matière d’environnement dont le rapport développement durable 2008 présente les principaux axes.http://www.defense.gouv.fr/sga/base/developpement_durable...
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| Tags : biodiversité, gypaete |
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Les spécialistes mondiaux de l'information sur la biodiversité à Montpellier du 9 au 13 novembre
Plus de 250 participant internationaux sont attendus à la conférence annuelle de Biodiversity Informations Standards qui se tiendra du 9 au 13 novembre au Corum de Montpellier.
Agropolis co-organise la conférence
Cette conférence organisée par Agropolis International et Bioversity International, l’un des 15 centres internationaux de recherche agricole du GCRAI (Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale), va réunir les spécialistes mondiaux de l'information sur la biodiversité.
En effet, la conférence annuelle du TDWG (Taxonomic Database Working Group), organisation scientifique désormais dénommée Biodiversity Information Standards, vise à renforcer et faciliter les collaborations internationales entre les divers projets de bases de données biologiques.
Objectif : promouvoir une diffusion très large, à l’échelle de la planète, d’informations concernant le patrimoine mondial en matière d’organismes biologiques.
Les membres du TDWG ne s’étaient pas réunis en France depuis 1994.
Les sujets les plus importants du moment
La Journée plénière et des ateliers traiteront des sujets les plus importants du moment : la taxonomie, la botanique, le stockage et l’analyse d’images, les protocoles d’échange de données, l’observation de spécimens, l‘analyse de la diversité, les ontologies.
250 participants internationaux sont attendus : spécialistes en technologies de l’information appliquées à la biodiversité scientifiques, fournisseurs d’information, coordinateurs de projets internationaux, représentants de gouvernements et des principaux musées et jardins botaniques, cabinets de consultants
La communauté scientifique d’Agropolis International est fortement mobilisée: 20 unités de recherche soit 500 scientifiques de Montpellier concernés par la thématique
Plusieurs projets scientifiques montpelliérains à l'affiche
Cette rencontre internationale permettra d'évoquer plusieurs projets scientifiques gérés à Montpellier : ArCad, plate-forme technologique et de renforcement des capacités dans le domaine de la génétique des plantes ; Pl@ntNet, système d’information collaboratif, assisté par ordinateur, pour l’identification variétale des plantes ; Prota, projet d’encyclopédie des ressources en plantes utiles en Afrique tropicale ; Sud Expert Plantes, réseau d’experts de 22 pays d’Afrique (Centre et Ouest), des îles de l’Océan Indien et du Sud-Est asiatique travaillant pour une gestion durable de la biodiversité des plantes.
11:52 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 21 septembre 2009
Mieux connaître la biodiversité en région Paca
La Direction régionale de l'Environnement (Dreal) Provence-Alpes-Côte d'Azur vient de réaliser un document sur la biodiversité régionale.
La brochure évoque successivement les chapitres suivants :
- "Tour d’horizon des sommets au grand large" : un patrimoine naturel exceptionnel ;
- "Les faits précèdent le droit, les règlements le suivent" : la protection de la nature au fil de l’histoire ;
- "Agir pour connaître et connaître pour agir" : sur les chemins de la connaissance ;
- "Qui sème le vent..." : quels impacts sur la biodiversité ? ;
- "Des outils ... et des hommes" : quelles solutions pour agir ? ;
- "Quelques repères" : un "Hot Spot" de biodiversité.
Vous pouvez également visionner des diaporamas explicatifs (sur le site de la Dreal Paca) :
- Eclairages sur la biodiversité régionale (Pr. F. Médail) ;
- Présentation des actions de la DREAL - Service Biodiversité Eau et Paysages ;
- Présentation de la brochure "Biodiversité en Provence Alpes Côte d’Azur".
11:44 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : biodiversité, paca |
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mardi, 15 septembre 2009
L'UICN prévoit un sombre avenir pour les mammifères de Méditerranée
La dernière évaluation des mammifères de la région méditerranéenne montre qu’une espèce sur six est menacée d’extinction sur le plan régional, d’après la Liste Rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
12:09 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : biodiversité, méditerranée |
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vendredi, 21 août 2009
Le milan royal, un rapace en déclin, alerte la LPO
Il y a encore 20 ans, le milan royal était un rapace commun. Aujourd’hui, il est gravement menacé : ses effectifs ont chuté de 21% en six ans.
08:31 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : milan, déclin, biodiversité |
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samedi, 25 juillet 2009
Thon rouge : pour Greenpeace, la CITES est "la dernière chance avant extinction commerciale"
L'ONG soutient les pays, dont la France, qui demandent que le thon soit classé comme espèce menacée.
12:03 Publié dans mer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 05 juillet 2009
Apimondia 2009 en septembre à Montpellier : le rendez-vous des apiculteurs du monde
Ce congrès international permettra de faire le point sur les menaces qui pèsent sur les abeilles qui jouent un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité.
10:41 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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lundi, 11 mai 2009
La nature, combien ça vaut ?
Quel est le prix d'un champ de coquelicots ? Question idiote, répondront les poètes ou les artistes. La beauté n'a pas de prix.
Une approche économique
Mais les économistes ont une autre approche : si l'on veut protéger la biodiversité, il faut bien lui donner une valeur pour arrêter de la gaspiller. Comment protéger la nature si elle ne vaut rien ?
Estimer le prix des services écologiques rendus par la biodiversité, voici l'objectif que le Premier ministre avait confié à Bernard Chevassus-au-Louis, inspecteur général de l'agriculture, ancien directeur général de l'INRA et ancien président du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN).
Son rapport vient d'être remis à François Fillon. C'est une première avancée pour mieux intégrer le coût environnemental dans chaque décision d'aménagement à venir.
La biodiversité, un sujet neuf
Donner un prix à la nature, la démarche a déjà été pratiquée, par exemple quand une pollution survient et que les juges doivent estimer les dommages causés à l'environnement (exemple, lors du procès de l'Erika).
Le professeur britannique Nicholas Stern a, pour sa part, tenter d'évaluer le coût du changement climatique, faisant apparaître qu'en consacrant très vite des sommes importantes pour lutter contre le réchauffement, on économiserait des budgets colossaux pour tenter d'en réparer les dégâts.
Problème : la biodiversité est un sujet beaucoup plus neuf. Les esprits ne sont pas encore prêts à une démarche "économiste" en la matière et les connaissances scientifiques manquent. On ne dispose pas en matière de biodiversité du même consensus que pour le climat.
Chiffrer le travail des abeilles
Voilà pourquoi le groupe de travail dirigé par Bernard Chevassus-au-Louis s'est d'abord penché sur les questions de méthode. L'idée était de définir les conditions d'élaboration de valeurs de référence pour les services écologiques rendus par la nature.
Il est très vite apparu qu'il était possible de distinguer les principaux services que rend à notre société, au quotidien, la biodiversité ordinaire :
- les services d'auto-entretien, qui conditionnent le bon fonctionnement des écosystèmes (recyclage des nutriments, production primaire) ;
- les services d'approvisionnement, qui conduisent à des biens appropriables (aliments, matériaux et fibres, eau douce, bioénergies) ;
- les services de régulation, c'est-à-dire la capacité à moduler dans un sens favorable à l'homme des phénomènes comme le climat, l'occurrence et l'ampleur des maladies ou différents aspects du cycle de l'eau (crues, étiages, qualité physico-chimique) ;
- les services culturels, à savoir l'utilisation des écosystèmes à des fins récréatives, esthétiques et spirituelles.
Pour entrer davantage dans le concert, le groupe de travail a donné l'exemple des services rendus par les abeilles : 2 milliards par an grâce à la pollinisation des plantes.
De même, le rapport propose un chiffrage des services rendus par les écosystèmes forestiers.
Il y a urgence
"Nous n'en sommes qu'au début de la démarche. Il s'agit d'un travail de fourmi", admet Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.
Mais il y a urgence à progresser : toutes les études menées sur le sujet montrent qu'un effondrement généralisé de la biodiversité est aujourd'hui en cours.
*Photo MR.
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mercredi, 08 avril 2009
Le thon rouge banni des tables de Monaco
La Fondation Albert II de Monaco vient d'indiquer qu'elle invitait tous les restaurateurs, commerçants et chefs de cuisine à bannir des rayons et de leurs menus le thon rouge, espèce menacée," tant que cette espèce sera en voie de disparition, que la pêche et son commerce ne se soumettront pas à des règles durables."
Pour Philippe Mondielli, directeur scientifique de la Fondation : " La mobilisation unanime des restaurateurs et commerçants monégasques pour le retrait du thon rouge va alerter l’opinion sur la situation de crise que connaît la pêche du thon, compte tenu de la détérioration de cette espèce emblématique."
Le WWF : "Un exemple à suivre"
Le docteur Sergi Tudela, responsable Pêche au WWF Méditerranée, se félicite de cette décision : " Le WWF salue Monaco, premier pays du globe à ne plus commercialiser le thon rouge de la Méditerranée, une espèce en voie de disparition ".
Le WWF encourage d’autres pays à suivre l’exemple de Monaco afin que cette espèce puisse devenir un produit de mer durable.
La Fondation Prince Albert II de Monaco soutient les travaux du WWF concernant le thon rouge en Méditerranée par le biais d’activités de conservation dont un projet de marquage novateur intitulé « On the Med Tuna Trail » (sur la piste du thon de méditerranée).
Les données obtenues grâce aux balises améliorent les connaissances scientifiques liées à cette espèce migratoire, contribuant ainsi à mieux gérer les prises de décision.
Photo : le prince Albert II avec les membres de la Fondation.
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mardi, 24 mars 2009
Cruiser : le Conseil d'Etat condamne FNE
L'association France Nature Environnement(FNE) avait déposé en février devant le Conseil d’Etat une requête en urgence demandant la suspension de l’autorisation de mise sur le marché du Cruiser, renouvelée en décembre 2008 par le ministre de l'Agriculture.
L'ordonnance du 23 mars 2009, rédigée par le juge des référés, rejette cette requête en estimant qu'il n'y a pas de doute sur la régularité de la procédure d'autorisation de mise sur le marché et condamne FNE à verser la somme de 3000 € à la société Syngenta, productrice de l’insecticide.
Une pétition en ligne
FNE "s’étonne de la sévérité d’une telle sanction : la requête de FNE s’appuyait sur des arguments sérieux tels que le retrait de l’autorisation du Cruiser en Allemagne : cet argument a été rejeté par le juge, sans motivation. FNE serait-elle punie pour s’être saisie d’un dossier sensible ?"
FNE "rappelle avec fermeté que l’utilisation du Cruiser cause des dommages majeurs à l’environnement, et en particulier aux pollinisateurs, indispensables à nos écosystèmes et à la production alimentaire."
L'organisation écologique estime que "le retrait de l’autorisation du Cruiser répondait à une attente forte de l’opinion publique, comme en témoignent les dizaines de milliers de signatures recueillies par sa pétition en ligne qui sera adressée au ministre de l'agriculture à la fin de la semaine."
Une procédure sur le fond (recours en annulation) est toujours en cours auprès du Conseil d'Etat.
10:59 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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