vendredi, 27 novembre 2009

Recherche agronomique et changement climatique : l'Europe dialogue avec le Sud

Dans le cadre de sa stratégie européenne géo-scientifique, le Cirad et ses partenaires organisent les 16-17 décembre 2009 à  Bruxelles, une conférence internationale intitulée « Dialogue entre l'Europe et ses partenaires du Sud sur la recherche agricole et le changement climatique ».

Maintenir la sécurité alimentaire au Nord comme au Sud
Le changement climatique affecte déjà l'agriculture que ce soient par les variations de production de plus en plus importantes dans les récoltes, l'adaptation de nouvelles espèces de plantes, la réapparition de parasites et de maladies animales, la rareté des ressources en eau ou l'expansion des zones salines.

Or l'agriculture peut jouer un  rôle crucial dans la réduction de la pauvreté et de la faim et dans le maintien de la sécurité alimentaire dans les régions du Sud. Et une crise alimentaire majeure qui se déclencherait dans ces régions aurait un impact direct en Europe.

Aussi tous les acteurs s’accordent-ils pour appréhender de façon globale les conséquences du changement climatique sur l'agriculture. Les programmes de recherche agricole ne doivent par être coordonnés seulement entre pays européens mais en concertation avec les régions du Sud.

La conférence de Bruxelles se donne pour objectif de faciliter et initier la coordination des programmes de recherche agricole face au changement climatique pour le bénéfice mutuel de l'Europe et de ses partenaires du Sud.
Elle a été enregistrée comme contribution majeure au processus du  COP15, la conférence des Nations Unies sur le changement climatique de Copenhague.

La conférence de Bruxelles
La conférence internationale de Bruxelles abordera trois thèmes :

  • Quels sont les défis et pourquoi un dialogue entre l'Europe et ses partenaires du Sud est-il nécessaire ?
  • Une cartographie des programmes de recherche en agriculture liés au changement climatique en Europe et dans les pays du Sud.
  • Les  priorités pour le futur : priorités de recherche et les mécanismes à mettre en place pour réduire l'impact du changement climatique sur le secteur agricole ? Que pourrait être un « agenda » d'un programme commun européen dans ce domaine ?

Sont attendus 120 décideurs et experts de la recherche dans les domaines de l'agriculture, de la recherche et de la coopération internationale, des membres de ERA-ARD, SCAR, EIARD et des partenaires des pays du Sud. 

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lundi, 23 novembre 2009

Le Cirad met à disposition du public un livret sur la langue bleue du mouton

page-de-couverture-fco.jpgCréé à l’initiative de l’équipe Savoirs (Service d’Appui à la Valorisation Opérationnelle de l’Information sur la Recherche Scientifique) du Cirad, ce livret pédagogique sur la FCO (fièvre catarrhale ovine), financé par une vingtaine de partenaires institutionnels, est offert à des publics diversifiés. Il fait suite à l’épizootie qui vient de frapper l’élevage européen.

Comme l’explique Gérard Matheron, directeur général du Cirad, dans la préface du livret : la fièvre catarrhale ovine ou maladie de la langue bleue du mouton « illustre l’itinéraire de ces maladies émergentes qui puisent leurs racines dans les pays tropicaux et subtropicaux avant de s’implanter progressivement dans les pays tempérés ».
 
Cette maladie exclusivement animale et traditionnellement spécifique aux ovins a en effet surpris les éleveurs et les vétérinaires en France et dans les pays européens pour avoir aussi atteint les bovins et s’être rapidement étendue depuis 2006 à un grand nombre d’élevage de ruminants.

Mieux comprendre la maladie
Dans le texte segmenté en grains de savoirs, toutes les facettes de cette maladie virale vectorielle cosmopolite sont facilement accessibles autour de trois axes : le virus pathogène, l’insecte piqueur et vecteur, le mammifère hôte.

Le livret est en outre abondamment illustré et enrichi dans la partie centrale de 29 questions brèves et de réponses courtes.

La dynamique de l’invasion récente et les aspects économiques de l’épizootie sont décrits en détails. 
De 2002 à 2008, plusieurs dizaines de milliers d’ovins sont morts en Europe, mettant en péril bon nombre d’élevages. A titre d’exemple, la France a déclaré plus de 28 000 foyers infectieux durant l’année 2008.

Les productions ovines ont été sérieusement affectées : viande, laine, cuir et production de lait, d’autant que les exportations internationales d’ovins et de bovins ont été interdites sur de longues périodes.

Du fait de l’origine tropicale et sud-méditerranéenne de la maladie, les chercheurs du Cirad ont apporté un soutien constant aux éleveurs européens en matière d’expertise et animent le laboratoire national de référence sur la FCO avec une compétence particulière en sérologie, épidémiologie et entomologie.

Pour contribuer au partage des savoirs au bénéfice du plus grand nombre, le livret « La fièvre catarrhale ovine » est offert sur simple demande adressée par courriel à  espace.idees@cirad.fr, dans la limite des stocks disponibles.

 

15:44 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : risques, maladie, cirad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 08 novembre 2009

Comment économiser l'eau au Maghreb : agriculteurs et chercheurs agissent ensemble

Le projet Sirma, auquel participent des chercheurs du Cirad Montpellier, a permis une collaboration fructueuse entre les deux rives de la Méditerranée.

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samedi, 07 novembre 2009

Unique au monde : l'herbier de plantes africaines du Cirad de Montpellier

Pas moins de 70 000 spécimens pour 5 500 espèces, 60 types et des plantes qui approchent le siècle… C’est l’herbier de graminées de pâturages et fleurs d’Afrique tropicale sèche du Cirad de Montpellier.

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mercredi, 28 octobre 2009

Fleurs virtuelles, termites, chocolat : à Montpellier, le Cirad va fêter la science le 18 novembre

Comme chaque année, le Cirad apporte sa contribution à la Fête de la Science et organise diverses manifestations en France et outre-mer. 
A Montpellier, le Cirad ouvre ses laboratoires de la Maison de la Technologie pour une journée Portes Ouvertes, le 18 novembre 2009.

Le mercredi 18 novembre 2009, la Maison de la Technologie (campus du Cirad Lavalette, avenue Agropolis) ouvre les portes de ses installations au public, à partir de 10h. Chercheurs et techniciens dévoileront toutes les coulisses de leurs laboratoires de recherche.

Voici les thèmes des visites proposées :
-  l’herbier tropical ou l’éloge de la biodiversité
-  des fleurs virtuelles pour comprendre les fleurs réelles
-  qualité de l’eau : les bons tuyaux
-  colorants, bactéries, conservateurs : ce que cachent les aliments
-  les termites, ces dévoreurs du bois
-  saveurs et odeurs, testez vos sens
-  le riz dans tous ses états
-  l'aventure du coton, suivez le fil
-  les agrocarburants du futur
-  la menuiserie et la scierie font feu de tout bois
-  la fabrication du chocolat, secret des dieux ?
Les visites débuteront à 10h, 11h, 15h et 16h.

Cette année, le public pourra aussi assister à 14h, dans le hall d’entrée de la Maison de la Technologie à une conférence-débat  intitulée « Demain, quels aliments aurons-nous dans notre assiette ? » avec deux chercheurs experts du Cirad : Max Reynes, chef de l'Umr Qualisud (Unité mixte de recherche Démarche intégrée pour l'obtention d'aliments de qualité) et Didier Montet, chef de l'équipe sûreté des aliments à l'Umr Qualisud et expert auprès de l'Afssa.

Le hall de la maison de la technologie revêtira sa tenue "fruits et légumes" en provenance du Salon de l'agriculture.

Les éditions Quae tiendront également un stand.

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lundi, 19 octobre 2009

Le Cirad en force au Congrès forestier mondial

Pour sa treizième édition, le Congrès forestier mondial traite du développement forestier en tant qu’équilibre vital, du 18 au 23 octobre 2009, à Buenos Aires. Le Cirad, fortement engagé dans cette thématique (notamment dans des laboratoires de recherche à Montpellier et en Guyane), prend part à l’événement au travers de plusieurs communications, posters et de trois événements parallèles.

Dans le domaine du développement forestier, le Cirad accompagne les différents acteurs (Etats, privé/industrie, populations, ONG, etc.) confrontés à des enjeux économiques, sociaux et écologiques parfois antagonistes, prenant en compte à la fois les questions locales et les nouvelles perspectives des changements globaux.

Le Cirad intervient notamment dans la mise en place de plans d'aménagement qui permettent une gestion durable des forêts et l'éco-certification de la production industrielle de bois.

Mais les chercheurs s'intéressent aussi aux relations entre les forêts et les autres formes d'occupation des terres (agriculture, élevage, aires protégées).

Enfin, le Cirad travaille à tout ce qui constitue la production informelle mais souvent non durable, et très largement méconnue, de bois d'œuvre, de bois de feu et de produits non ligneux. Les équipes de recherche s’emploient à mieux connaître cette production, vitale pour les populations. Il s’agit par ailleurs de proposer des itinéraires techniques plus soutenables, notamment dans les filières d'approvisionnement des villes en bois-énergie ainsi qu'en viande de chasse.
 
Ces recherches sont conduites au travers de plusieurs dispositifs de recherche stratégiques du Cirad, en Afrique centrale et de l'Ouest, dans le bassin Amazonien.
Au niveau mondial, à partir de l'Asie du Sud Est, un partenariat stratégique avec le Cifor est notamment axé sur les enjeux forestiers liés aux changements climatiques.

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Alain Billand est chercheur au Cirad-Montpellier : "La gestion durable des forêts est possible"

Abilland_web.jpgDans le cadre du Congrès forestier mondial 2009, organisé à Buenos Aires par la FAO et la République d’Argentine, du 18 au 25 octobre, le Cirad, précurseur dans le domaine de l’aménagement forestier, fait le bilan de son expérience.
Alain Billand, spécialiste de la gestion forestière et chercheur à Montpellier, explique les enjeux.

Comment gérer durablement les forêts ?
La gestion durable des forêts constitue un enjeu majeur de développement pour les populations des régions tropicales. Dans ce contexte, l’outil de référence est depuis longtemps le plan d’aménagement forestier. L’instrument est aujourd’hui bien entré dans les mœurs mais il faut l'améliorer.

Les dispositifs de recherche du Cirad, notamment en République centrafricaine, sont parmi les plus anciens au monde dans ce domaine. Le plan d’aménagement forestier permet de mettre en place une palette d’outils nécessaire pour atteindre l’objectif attribué à la forêt : conservation ou production de bois. Il faut trouver le bon compromis entre la production et la conservation et entre les revenus des différents acteurs.

Comment est-on passé de la simple production de bois à l'éco-certification ?
Les premiers plans avaient pour objectif de valoriser la forêt au travers de la production de bois. Depuis Rio, les enjeux sociaux, économiques et environnementaux ont ajouté de nouvelles dimensions à l’outil, en y intégrant autant de moyens nouveaux pour valoriser la forêt.

Aujourd’hui, le maintien de la biodiversité ou encore la prise en compte des enjeux sociaux entrent dans la satisfaction de normes permettant d’obtenir un certificat de gestion durable. Ce sont des préoccupations nouvelles pour les exploitants.

Par exemple, les entreprises d'Afrique centrale investissent dans la qualité de leurs bases-vie : l'amélioration de l'habitat, la gestion de l'eau potable ou des déchets domestiques, etc. Ce type d’actions fait partie des conditions d’obtention de la certification, qui sont entrées en jeu depuis cinq ans.

Les plans d’aménagement ont également conduit les Etats à s’impliquer vivement dans la gestion de leurs forêts. En effet, les Etats en sont les propriétaires et concèdent l’exploitation des forêts à des entreprises en échange de taxes prenant en compte la production et la location. Ce lien contractuel de long terme, de 15 à 30 ans, a notamment permis aux industriels d’effectuer des investissements plus lourds qu’auparavant, tels que ceux nécessaires à la certification.

Comment rémunérer les services environnementaux que fournissent les forêts ?
Nos équipes de recherche analysent à l’heure actuelle ces mécanismes et contribuent aux débats mondiaux sur leur mise en place. Ils concernent la biodiversité et, plus récemment, pourraient conduire à rémunérer les pays qui réduiront la déforestation et la dégradation de leurs forêts pour limiter leurs émissions de carbone.

La question est par exemple de savoir quels seront les impacts sociaux et économiques de la rémunération d’un Etat qui acceptera de réduire la déforestation, pour l’industrie forestière mais aussi pour tout le secteur agricole familial en forêt. Les débats sont vifs : derrière le questionnement se cachent des sommes gigantesques.

11:41 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : forets, montpellier, cirad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 14 octobre 2009

Au Salon du chocolat de Paris, le Cirad-Montpellier défend la qualité et la diversité du cacao

cabosse.jpgA l'occasion du Salon du chocolat de Paris, qui se tient du 14 au 18 octobre Porte de Versailles, se déroule la première édition des "International Cocoa Awards" (IcoA). Il s’agira de récompenser les meilleurs producteurs de cacao et de mieux faire connaître encore ce « fruit des dieux ».

Trois organismes (Bioversity International, le Cirad et Event International) sont à l’origine de l’initiative IcoA.
Comme le précise Michel Barel, chercheur au Cirad de Montpellier (UMR Qualisud) : « Nous avons souhaité rapprocher les producteurs de cacao et les chocolatiers et faire prendre conscience de la diversité, richesse et qualité du cacao ».

152 échantillons reçus
152 échantillons ont été reçus par le Cirad, dont 85 d'Amérique Latine et Caraïbe (11 pays), 23 d'Afrique (2 pays) et 44 d'Asie (7 pays).
Pour ce premier IcoA, il a été décidé de réduire le champ des origines aux seuls cacaos d'Amérique Latine et Caraïbe, représentant les pays suivants : Bolivie, Brésil, Colombie, Costa-Rica, Equateur, Honduras, Mexique, Pérou, République Dominicaine, Trinidad & Tobago, Venezuela.

Toutefois aux fins de favoriser le rapprochement des producteurs de cacao et des chocolatiers, l'ensemble des résultats des 152 échantillons sera rendu public avant la fin de l'année 2009.

Les plus fruités, floraux ou boisés.…
Les 85 échantillons américains reçus par le Cirad sous forme de fèves de cacao ont été dans un premier temps transformés en liqueur de cacao (fèves décortiquées et fondues).

Puis les 40 meilleurs ont été présélectionnés avec l’aide du chocolatier italien ICAM, spécialiste en la matière. C’est ensuite la grande entreprise franco-belge-suisse Barry-Callebaut qui a transformé en chocolat les 40 échantillons présélectionnés.

Dégustation à l'aveugle
Aujourd'hui, le jury composé  de professionnels de la filière cacao-chocolat, d'amateurs avertis, de journalistes spécialisés et de dégustateurs professionnels se réunira pour une dégustation "à l’aveugle".
Les résultats seront proclamés le 15 octobre.
Les organisateurs des International Cocoa Awards n’ont pas voulu faire de classement de producteurs. Seule la diversité des origines de ces précieux cacao sera exprimée au travers de six descripteurs principaux : floral, fruité, doux, fruit sec, bois-tabac, épicé.

Michel Barel donnera trois conférences à Paris.
Deux au Salon professionnel :  "La nouvelle détermination des variétés de cacao",  le 14 octobre à 15 h 30 et "Comment resserrer les liens entre planteurs et chocolatiers", le 15 octobre à 13 h 30.
      
Et une au Salon grand public : "De la cabosse à la tablette", le 18 octobre à 11h. Une séance de dédicace de son dernier ouvrage "Du cacao au chocolat, l'épopée d'une gourmandise", paru aux éditions Quae,  suivra sa conférence, à l'espace librairie du Salon du chocolat.

*Cabosse de cacao (photo Cirad).

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mercredi, 23 septembre 2009

Concilier biodiversité et développement agricole : le Cirad Montpellier agit au Brésil et en Afrique

Comment concilier protection de la biodiversité et développement agricole ? Tel est le thème  choisi par  le Cirad pour le premier Salon Planète Mode d’emploi  qui se tient du 24 au 27 septembre à Paris, Porte de Versailles.

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11:29 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : amazonie, afrique, cirad | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 17 septembre 2009

Le séquençage complet du génome du bananier demandera deux ans de recherches

Déchiffrer les 600 mégabases du génome du bananier, c’est le travail que vont mener les chercheurs du Cirad de Montpellier et du Génoscope d’Evry durant deux ans. Le séquençage complet de l’herbe géante permettra une amélioration variétale plus efficace avec l'espoir d'une meilleure résistance aux maladies.

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