jeudi, 19 novembre 2009
L'Etat veut améliorer la prévention des inondations
Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif de labellisation des programmes contractuels d’action de prévention des inondations (PAPI), lors d’un séminaire réunissant l’ensemble des acteurs concernés : élus, associations, représentants de l’Etat et des collectivités territoriales.
Les programmes d’actions de prévention des inondations ont été déployés depuis 6 ans sur une cinquantaine de territoires. Ils constituent l’un des outils contractuels entre l’Etat et les collectivités locales de mise en œuvre de la politique de prévention des inondations.
En 2010, un comité de labellisation pour garantir la qualité des projets
Le nouveau dispositif, fondé sur l’évaluation des programmes conduits depuis 2003, prévoit la création en 2010 d’un comité de labellisation national, réunissant ONG, experts, représentants de l’Etat, élus, porteurs de projets. Il garantira la qualité des projets et le respect des critères de labellisation.
« L’objectif de l’Etat est de faire progresser la gestion des risques d’inondations en France dans une optique de développement durable, en intégrant l’ensemble des types d’inondation (submersions marines, ruissellement en milieu urbain ou rural). Cela doit être une priorité. C’est dans cet esprit et avec cet objectif que nous menons également les travaux de transposition de la directive inondation », a déclaré Chantal Jouanno.
Pour répondre aux ambitions de progrès de la politique de prévention des risques d’inondation et soutenir les collectivités territoriales, l’Etat s’engage à financer chaque année 70 M€ jusqu’à l’horizon de 2015, pour une première tranche de mesures de réduction des risques.
11:04 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : inondations |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
samedi, 14 novembre 2009
Aude : retour sur les inondations de 1999
L'oubli, ennemi de la prévention des inondations : voici un des enseignements de la commémoration du dixième anniversaire des inondations de l'Aude.
Des repères de crues pour se souvenir
Les 12 et 13 novembre 1999, des pluies diluviennes avaient provoqué des inondations qui avaient fait 26 morts et des millions d'euros de dégâts, avec la destruction de 26 ponts, des routes et des lignes ferroviaires coupées.
Pour ne pas oublier cette catastrophe, 800 repères de crues seront mis en place sur l'ensemble du département de l'Aude dans les deux ans qui viennent, a indiqué hier Pierre-Henri Ilhes, le président du syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (Smmar), créé après cet événement.
25 millions d'euros de travaux
A côté de cette action symbolique, ce dixième anniversaire a permis de faire un point sur les travaux engagés.
Avec l'aide du conseil général de l''Aude, 25 millions d'euros ont déjà été engagés par le Smmar (qui regroupe 500 communes de l'Aude et de l'Hérault) : création de zones d'expansion, construction de digues et de bassins de rétention.
De plus, depuis 4 ans, plus d'un millier de kilomètres de rivières ont été entretenus, nettoyés et parfois restaurés.
Un programme d'action et de prévention des risques liés aux inondations, mis sur pied à l'initiative du ministère de l'Ecologie, court sur la période 2006 à 2013 : il porte sur 40 M€, financés à moitié par l'Etat.
Enfin, le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a annoncé hier à Cuxac d'Aude que la Région apportait une aide de près de 5 millions d'euros au projet de création des digues de protection rapprochée sur cette commune.
Pour en savoir plus : le dossier sur les pluies intenses consultable sur le site de Meteo France.
12:50 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : aude, inondations, risques |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mercredi, 21 octobre 2009
A Tarascon, la Sécurité civile met à l'épreuve ses matériels de lutte contre les inondations
On ne pouvait choisir meilleur moment. Alors qu'une partie du Sud-Est est en alerte météorologique orange pour risque de fortes précipitations, la Sécurité civile, en collaboration avec la préfecture des Bouches-du-Rhône, procède en ce moment au test de ses matériels de lutte contre les inondations.
Tester les hommes et le matériel
La démonstration, à laquelle les journalistes de toute la France ont été conviés à assister, s'effectuera en particulier demain sur l'étang de Rambaille situé à 5 kilomètres au sud-est de Tarascon, ville présentant d'importants risques d'inondation.
C'est au cours d'un exercice rassemblant les formations militaires et les personnels des Etablissements de Soutien Opérationnel et Logistique de la Sécurité civile que seront testées les capacités préventives et curatives d'un barrage anti-inondation et les capacités de travail en commun des deux entités.
Il s'agit également de vérifier, dans une période propice aux fortes pluies, la qualité des accessoires assurant la parfaite étanchéité de ce barrage, indique la Sécurité civile.
12:41 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : inondations, tarascon |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 29 septembre 2009
L'Ecole des mines d'Alès va ouvrir en 2010 son Institut des sciences des risques
La pose de la première pierre du futur Institut des sciences des risques, qui ouvrira en 2010, créé par l'Ecole des mines d'Alès a eu lieu la semaine dernière.
Beaucoup d'élus étaient présents, dont Georges Frêche, le président du conseil régional, tant la problématique des risques (inondations, incendies, risques industriels) est devenue une préoccupation majeure.
Simulateur de gestion d'une situation de crise
Le constat est clair : "La façade méditerranéenne est exposée à la quasi-totalité des risques naturels ou industriels. Comme l’ont montré les épisodes récents, en particulier les inondations, la société, et en premier lieu les autorités politiques et administratives ont besoin d’outils pour prévenir, limiter ou gérer la crise", indiquent les responsables du projet d'Institut des sciences des risques.
Pour tâcher d’y répondre, le futur Institut se veut le point d'ancrage d’un réseau fédérateur des compétences entre l’Ecole des mines d’Alès avec les acteurs locaux et régionaux (universités, PME/PMI, autres), dans le contexte du pôle de compétitivité Gestion des Risques et Vulnérabilité des territoires.
C'est que la connaissance et la gestion des risques sont devenues des sciences aux retombées économiques non négligeables.
Amélioration de la prévision (par ex. la météo), étude de la vulnérabilité des territoires (par ex. l'érosion du littoral), mise au point de mesures de protection, gestion des crises en temps réel : autant de domaines qui nécessitent une approche professionnelle.
De ce point de vue, le futur Institut des sciences des risques pourra s'appuyer sur les compétences de sa grande soeur, l'Ecole des mines, mais elle aura aussi ses propres moyens.
Sur plus de deux hectares, ses bâtiments abriteront un pôle de formations de haut niveau, un pôle de recherche, un incubateur de projets. On y trouvera ainsi un simulateur, unique en France, permettant de gérer une situation de crise en temps réel.
Retombées économiques espérées
A plus long terme, les créateurs de l'Institut (et les élus ...) espèrent cristalliser autour du nouvel équipement une véritable technopole d'entreprises nées de la recherche ou intéressées par la concentration de matière grise spécialisée.
Avec des retombées économiques pour le bassin alésien.
2,4 millions d'euros ont jusqu'ici été investis dans le projet avec la participation de la Région, de l'Etat et de l'Europe.
Le Languedoc-Roussillon menacé par les risques climatiques
A terme, l'ambition des créateurs de l'Institut est de devenir un centre d'excellence sur les risques majeurs, faisant du Languedoc-Roussillon "un point focal de l’activité sur les risques majeurs au niveau national."
Une nécessité si l'on en croit les conclusions d'un rapport officiel qui montre que la région risque d'être l'une des plus lourdement touchées par les effets du changement climatique.
10:39 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : incendies, inondations |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
lundi, 30 mars 2009
A Nîmes, Chantal Jouanno réaffirme le soutien de l'Etat aux collectivités contre les inondations
En visite à Nîmes cet après-midi, Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a voulu faire passer un message : l'Etat est bien présent aux côtés des collectivités locales pour diminuer la vulnérabilité face aux inondations.
Les Nîmois avaient pu en douter, eux qui ont été victimes d'une catastrophe en 1988, et qui attendent toujours que soit achevé le plan qui doit mieux les protéger la prochaine fois, qui ne manquera pas d'arriver.
250 M€ investis en cinq ans dans le Gard
De ce point de vue, la signature de la convention "Programme Cadereau", avec Dominique Bellion, préfet du Gard, Jean-Paul Fournier, maire et président de la Communauté d'agglomération de Nîmes et Damien Alary, président du Conseil général du Gard, est plutôt encourageante.
124 M€ vont ainsi être investis à Nîmes, avec une participation de l’Etat à hauteur de 34.5 M€.
Avec les autres plans d’action de prévention des inondations, 250 M€ seront investis dans le département en 5 ans, dont 40 % sont apportés par l’Etat.
Chantal Jouanno a déclaré : « La France a largement anticipé la transposition de la européenne sur les inondations. La finalisation de cette transposition va être l’occasion de la rendre encore plus lisible et de mieux hiérarchiser nos priorités ».
19:02 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : inondations, risques |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
mardi, 10 mars 2009
Toujours plus de logements construits dans des zones inondables
En dépit des nombreuses catastrophes survenues depuis vingt ans, malgré leur coût humain et financier, près de 100 000 logements ont été construits en France, entre 1999 et 2006, dans des zones inondables.
C'est le résultat d'une pression démographique intense dans des régions à la qualité de vie recherchée.
Voici ce que révèle une étude du Commissariat général au développement durable portant sur 424 grandes communes de plus de 10 000 habitants soumises à un risque majeur d'inondation.
Pression sur les zones à risques
En 1999, 17 millions de personnes résidaient dans ces 424 communes, dont 2,7 millions habitaient dans 1,45 million de logements situés dans une zone inondable.
L'étude montre qu'en 2006, près de 100 000 logements supplémentaires ont été construits dans ces territoires exposés.
Cela représente une hausse de 7% en sept ans, un taux qui est un peu plus élevé que le rythme de construction dans des zones non inondables de ces mêmes communes !
Le rythme de construction n'est pas le même dans chacune des 424 communes observées.
On a relevé une baisse du nombre de logements exposés dans 7% d'entre elles et une relative stagnation dans la moitié.
En réalité, la hausse du nombre de logements exposés explose dans 13% des communes qui concentrent à elles seules 74 000 logements supplémentaires.
Des zones plus denses
Dans ce tableau apparaît un point néanmoins positif : les nouveaux logements construits en zones inondables l'ont été en majorité dans des zones déjà urbanisées où les constructions ont été densifiées. Globalement les surfaces urbaines en zone inondable n'ont augmenté que de 3 km² entre 2000 et 2006.
Ce qui signifie que les zones d'expansion des crues ont été relativement préservées.
On peut y voir les effets des plans de prévention du risque inondation (PPRI) adoptés par 61% des communes étudiées fin 2007 contre seulement 13% en 1999.
Différences entre départements
Enfin, l'étude souligne d'importantes différences entre les départements.
Au palmarès des départements les plus bétonneurs en zones inondables figurent les Alpes-Maritimes, le Var et le Val-de-Marne.
Dans l'Hérault et en Ille-et-Vilaine, la croissance des logements dans les parcelles inondables des grandes communes étudiées a été de l'ordre de 20% en sept ans.
A l'inverse, des départements se sont montrés beaucoup plus raisonnables : l'Isère, le Tarn-et-Garonne, les Pyrénées-Orientales et les Yvelines.
Neuf départements s'affichent avec plus de 1 000 logements construits dans des zones inondables non couvertes par des PPRI : Hérault, Gard, Haute-Garonne, Bouches-du-Rhône, Rhône, Seine-et-Marne, Meurthe-et-Moselle, Ille-et-Vilaine et Aude.
Et c'est parfois une seule commune qui fait figure de mauvaise élève en construisant des logements dans une zone inondable qui n'était jusqu'ici pas urbanisée comme c'est le cas dans le Vaucluse, l'Hérault et l'Aude.
En savoir plus : lire l'étude.
* Photo Cemagref
10:01 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : inondations, risques |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
dimanche, 30 novembre 2008
Languedoc-Roussillon : un observatoire régional des risques naturels
Pour fournir de l'information aux populations et aux élus sur les risques naturels, la Région Languedoc-Roussillon crée un Observatoire régional des risques naturels. Il associe les principaux acteurs régionaux de la prévention des risques naturels à l'échelle régionale (État, collectivités, experts techniques...).
Ses missions :
- collecter et mutualiser l'information pour suivre l'évolution des risques naturels au niveau régional ;
- faire connaître au plus grand nombre l'information sur les risques naturels afin de développer une culture du risque ;
- améliorer les connaissances sur les risques ;
- favoriser les échanges d'expérience, les réflexions méthodologiques, les approches multirisques, la prise en compte des risques naturels dans l'aménagement du territoire ainsi que le lien entre les acteurs publics concernés et la recherche ;
- suivre les actions de prévention mises en oeuvre et aider à la décision.
La Région appuie également les actions de sensibilisation auprès des publics scolaires afin que, dès le plus jeune âge, les citoyens prennent conscience de la réalité des risques naturels dans la région.
Les premiers résultats :
- Le site Internet de l'observatoire est en ligne sous la forme d'un portail régional multirisque. On y trouve :
- ses missions, objectifs, partenaires ;
- un état des lieux sur les risques naturels existants ;
- des informations complémentaires sur les risques naturels : zones à risque moyens pour réduire sa vulnérabilité face aux risques, consignes de sécurité, réglementation, outils de prévention, acteurs, annuaire web...
- Définition d'indicateurs suite à une réflexion collective avec l'ensemble des partenaires de l'observatoire. Ces informations vont permettre d'assurer un suivi de l'évolution des risques naturels et des actions de prévention des risques mises en oeuvre à l'échelle régionale.
Pour en savoir plus : le site Internet www.laregion-risquesnaturels.fr
21:30 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : risques naturels, inondations |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook
vendredi, 28 novembre 2008
Inondations en Languedoc-Roussillon : des progrès mais la vigilance s'impose
600 000 habitants du Languedoc-Roussillon, soit un quart de la population régionale, vivent en zone inondable ! Et les dernières inondations ont montré à quel point la vulnérabilité des personnes et des biens était grande avec la concentration des activités sur une étroite frange littorale.
D'où l'importance d'améliorer la prévention, l'information et la protection. C'est là-dessus que les services de l'Etat (préfecture de région et Direction régionale de l'environnement) ont fait le point aujourd'hui à Montpellier.
Le verdict : les choses s'améliorent mais il faut rester vigilant.
Des avancées
Plusieurs bons points sont notables.
Le premier concerne la réalisation de plans de protection contres les risques d'inondation. Plus de 800 communes sur les 1 132 concernées ont approuvé un PPRI. C'est un document administratif contraignant qui doit permettre de ne pas construire n'importe où.
Deuxième avancée, la réforme des services d'annonces de crues dont certains élus avaient mis l'efficacité en cause. Aujourd'hui, le Languedoc-Roussillon est couvert par trois services de prévision des crues :
- Carcassonne pour l'Aude, l'Hérault et les Pyrénées-Orientales :
- Nîmes pour le Gard (et aussi pour l'Ardèche, le Vaucluse et les Bouches-du Rône );
- Montauban pour les vallées du Lot et du Tarn.
Les élus locaux s'impliquent
Enfin, les collectivités également travaillé pour améliorer la protection des personnes et des biens dans chaque bassin versant concerné. Quatre nouveaux programmes d'actions et de prévention des inondations (Papi) ont été adoptés pour l'Aude, le Lez, le Vistre et les cadereaux de Nîmes. Ils s'ajoutent à ceux concernant les Gardons, le Vidourle, le Tech et l'Orb.
L'Etat donne un coup de main financier pour l''entretien des rivières et la protection des lieux habités. Il a apporté 13 M€ en 2007 et 2008 et devrait en faire autant en 2009.
Enfin, au titre des contrats de projets Etat-Region, l'Etat apporte 61 M€ sur la période 2007-2013 en matière de protection contre les risques naturels alors que le conseil régional y met 70 M€.
Reste que malgré les efforts entrepris, les habitants ont toujours l'impression que les chantiers n'avancent pas assez vite alors que le réchauffement climatique pourrait aggraver les futures inondations.
Pour en savoir plus : http://www.languedoc-roussillon.ecologie.gouv.fr/
14:15 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : risques, inondations |
|
del.icio.us
|
|
Digg |
Facebook


