mardi, 01 décembre 2009

Ce que les Français disent de l'effet de serre

Une étude de l'Ademe montre que les Français perçoivent de mieux en mieux le lien entre les activités humaines et le réchauffement climatique. Et qu'ils sont prêts à modifier certains de leurs comportements.

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samedi, 26 septembre 2009

Languedoc-Roussillon : le recul de la côte pourrrait coûter des dizaines de milliards d'euros

C'est une des prévisions figurant dans un rapport officiel qui évalue les conséquences du réchauffement climatique pour la France.

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mardi, 14 avril 2009

FNE s'inquiète de l'augmentation des émissions de CO2 du transport routier de marchandises

France Nature Environnement constate que plusieurs études publiées récemment témoignent d’une augmentation inquiétante des émissions de CO2 du transport routier de marchandises en Europe et spécialement en France.

Que révèlent ces enquêtes ?
D'abord que le transport routier de marchandises (TRM) est le mode qui a le plus augmenté entre 1995 à 2005 (en tonne/km) : + 38% .
Un pourcentage à mettre en rapport avec celui du fret déplacé par le rail qui augmentait de 10% dans l’UE25 alors qu’il baissait de 15% en France entre 1995 et 2005.

Conséquence : une augmentation de plus de 32% des émissions de CO2 du transport routier de marchandises en France entre 1990 et 2006.

Loin des objectifs du Grenelle
Ces augmentations récentes sont bien loin d'aller dans le sens des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en matière de transports routiers de marchandises.

En 2005, 36 millions de tonnes de CO2 ont été émises par le TRM et, d'ici 2025, si la tendance ne s'inverse pas c'est 38 millions de tonnes qui seront émises.

Or, l'objectif affiché du Grenelle dans le domaine du transport est de ramener les émissions en 2020 au niveau de 1990 , c'est à dire 27 millions de tonnes. 

C'est le grand écart...

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jeudi, 05 février 2009

Climat : l'appel à la révolution verte des députés européens

ue.jpgCraignant que "les effets négatifs du changement climatique soient à la fois plus rapides et plus sérieux que prévu initialement", les députés européens ont adopté aujourd'hui (570 voix pour, 78 contre et 24 abstentions) un rapport vigoureux réclamant que le changement climatique soit la priorité n°1 des dépenses de l'Union européenne.

Les députés se basent sur l'objectif communautaire de limiter à moins de 2°C l'augmentation moyenne des températures et plaident pour un objectif de réduction de 25 à 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2020.

Et ils estiment même que l'UE et les autres pays industrialisés devraient ensemble fixer un objectif à long terme de réduction d'au minimum 80% d'ici à 2050 par rapport au niveau de 1990.
 
Un esprit visionnaire nécessaire
De l'avis des députés, nous sommes à un tournant politique en matière d'énergie et de changement climatique, ce qu'illustre la raréfaction croissante de matières premières, mais les élus soulignent qu'il importe de "ne pas baisser les bras devant la complexité du problème (...), mais de faire preuve d'esprit visionnaire pour faire la différence".
 
Le rapport définit de manière détaillée un large éventail de mesures qui, de l'avis des députés, devront être prises dans les domaines suivants: énergie, biocarburants, efficacité énergétique, mobilité et logistique, tourisme, captage et stockage du carbone, agriculture et élevage, forêts, protection des sols, gestion de l'eau, pêche, gestion des déchets et des ressources, mesures d'adaptation, santé, encouragement des technologies d'avenir, systèmes informatiques intelligents, éducation, formation et sensibilisation.
Dans le détail
Figurent parmi les mesures proposées dans le rapport :
  • un objectif contraignant d'amélioration, dans une mesure de 20%, de l'efficacité énergétique à l'horizon 2020 devrait être proposé par la Commission ;
  • la création de partenariats en matière d'énergie solaire avec des pays tiers de l'espace méditerranéen, éléments fondateurs d'une politique extérieure énergétique européenne ;
  • un objectif à long terme du secteur immobilier européen devrait être une efficacité énergétique nette égale à zéro d'ici 2015 dans les nouvelles constructions résidentielles et d'ici 2020 dans les nouvelles constructions commerciales et publiques ;
  • l'UE devrait créer une communauté européenne de l'énergie renouvelable ;
  • les États membres et les institutions de l'UE devraient apporter tout le soutien nécessaire à la recherche et développement dans le domaine des technologies de transport écologiques de pointe, telles que l'hydrogène, l'électricité, les piles à combustible, les hybrides ou les biocarburants avancés ;
  • la Commission devrait envisager de définir des objectifs de réduction des émissions de GES par le secteur agricole ;
  • un Fonds européen pour le climat et/ou des fonds nationaux équivalents doivent être créés ;
  • il convient de concevoir un "super-réseau" européen accessible à tous les types de fournisseurs d'électricité ;
  • il faudrait inciter les citoyens à réduire leurs émissions de façon économique, par exemple en diffusant des informations sur la teneur en carbone de produits et services ;
  • les États membres devraient offrir des audits énergétiques gratuits afin de permettre aux citoyens de réduire leur consommation énergétique et de réduire leurs émissions ;
  • la Commission et les États membres devraient apporter leur soutien à l'appel des Nations unies pour un "New Deal vert".

 
Energie nucléaire
Le rapport constate enfin que les États membres ont adopté des démarches différentes en matière d'énergie nucléaire et invite donc instamment la Commission à accorder une attention particulière aux déchets radioactifs et à leur cycle de vie complet, ceci afin d'améliorer la sécurité.
 
Aide aux pays en développement
Tout en estimant que Le changement climatique doit être la priorité n°1 dans les dépenses de l'UE, les députés 
jugent également indispensable d'augmenter les crédits destinés à la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement et souhaitent inscrire les exigences en matière de réduction des émissions et d'adaptation au changement climatique dans les programmes d'aide au développement. 

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samedi, 13 décembre 2008

Paquet énergie climat : un accord au rabais ?

IMG_9530.jpgAu lendemain de la signature du paquet européen énergie climat, qui prévoit notamment de baisser de 20% les émissions de CO2 d'ici 2020, les analyses divergent sur son importance.
"Historique", selon Nicolas Sarkozy. "Journée noire" selon les organisations écologistes.

La Chine salue
Versant verre bien plein, on relèvera l'appréciation de la Chine qui a salué "un pas très positif que nous saluons. C'est important que l'Europe continue de montrer l'exemple dans la coopération internationale contre le changement climatique."

Enthousiame chez John Kerry, président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat américain. "C'est un exemple fantastique. L'Union européenne dit : oui nous pouvons le faire et voici comment", a-t-il déclaré à l'AFP.

En revanche, réserves de la part de certains pays du Sud présents à Poznan qui regrettent que l'aide aux pays les plus pauvres ait été oubliée dans le plan européen.

Du côté des organisations écologistes, l'analyse est encore plus sévère.

WWF critique
Voici par exemple l'opinion de WWF France : "Le seul engagement ferme de l’Union Européenne consiste à réduire ses émissions de 20% d’ici à 2020 par rapport à 1990.
Par rapport à aujourd’hui, cela veut dire une baisse d’environ 12%.
Si l’on tient compte du fait que les deux tiers de cette réduction pourront se faire via des mécanismes de compensation carbone - c’est à dire l’achat de crédits carbone sur le marché international - c’est seulement une réduction de 4% que l’UE s’est engagée à réaliser en sur son territoire.
C’est insuffisant pour faire avancer les négociations internationales. C’est insuffisant pour faire du compromis d’aujourd’hui un compromis historique."

Et les pays pauvres ?
Et WWF de poursuivre : "Autre manque du compromis : aucun engagement ferme à soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.
L’UE s’est engagée de manière simplement volontaire à utiliser la moitié du revenu de la mise aux enchères des droits à polluer de l’industrie pour le climat.
Un revenu qui se réduit à peau de chagrin étant donné les multiples exemptions accordées aux industriels. Le compromis stipule qu’une partie de cet argent pourrait aller au soutien des pays en développement... pour les pays européens qui le souhaitent.
Il s’agit uniquement d’un engagement sur une base volontaire. Un engagement bien faible pour une question pourtant cruciale dans les négociations internationales."


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Réchauffement : la conférence de Poznan s'est achevée dans un climat d'amertume

pour_noel_adoptez_un_ours_polaire_small.jpg"Il faut bien dire que cette conférence a causé une certaine amertume", a déclaré ce matin à Poznan Yvo de Boer, secrétaire-exécutif de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), juste après la fin de la conférence.
Certes, les 180 pays se sont mis d'accord sur un calendrier de travail (lire ci-dessous) qui mènera à la future conférence de Copenhague, en décembre 2009.
C'est là qu'il faudra conclure un accord pour donner une suite, à partir de 2013, au Protocole de Kyoto si on veut lutter vraiment contre le réchauffement climatique.

De maigres avancées
Certes, des avancées ont été faites sur la déforestation. 
Les efforts de lutte contre la déforestation et la dégradation (20% des émissions mondiales) et en faveur du maintien des forêts et plantations seront désormais pris en compte comme le demandaient les pays les plus défavorisés. 

Mais les pays pauvres attendaient davantage. Ils espéraient surtout des engagements précis des pays riches sur leur contribution au Fonds d'adaptation pour financer les transferts de technologies qui permettront aux pays les plus menacés de faire face aux conséquences du réchauffement.

Déception : un accord a bien été trouvé pour conférer à titre temporaire l'accès direct des pays en développement au Fonds d'adaptation.
Mais les sommes disponibles sont très faibles : 80 millions de dollars aujourd'hui, peut-être 300 à 400 en 2012 alors que les besoins se comptent en dizaines de milliards. 

Une amertume justifiée
D'où l'amertume des pays du Sud qui subissent de plein fouet les effets du réchauffement (la montée de la mer, les inondations, la sécheresse) alors qu'ils émettent très peu de gaz à effet de serre.
"Le volet humain du changement climatique est la souffrance de nos orphelins et de nos victimes et cela n'a pas été pris en compte, ici. C'est un mauvais signe sur la route de Copenhague", a déploré Juan Lozano, le ministre de l'Environnement de Colombie.

Cette amertume sonne aussi comme un avertissement. Les pays développés ont un an pour montrer leur volonté de faire plus contre le réchauffement climatique sinon la négociation de Copenhague pourrait être un échec.

Des raisons d'espérer
Il y a pourtant quelques raisons d'espérer.

D'abord parce que les Etats-Unis ont confirmé qu'ils allaient désormais "prendre leur part" dans ce combat planétaire.

Ensuite, parce que l'Europe a donné un signal au reste du monde en adoptant son paquet énergie-climat qui ambitionne de diminuer de 20% ses émissions de CO2 d'ici 2020.
Cet engagement est ambigu et les organisations environnementales sont dans leur rôle en dénonçant les tours de passe-passe et les dérogations européennes. Des marchandages sans doute inévitables dans un contexte de crise économique.

Reste que l'accord existe et qu'il alourdit la compétitivité européenne face à la concurence des nouveaux pollueurs (Chine, Inde, Brésil) qui n'ont pas encore pris la charge de leurs nouvelles responsabilités planétaires.

Course contre la montre

La terrible course contre la montre entre l'urgence climatique et les contraintes économiques réduit chaque jour les délais de réaction de l'humanité.
La partie n'est pas gagnée... 

 

 

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vendredi, 12 décembre 2008

Climat : "accord historique" pour Sarko, "une journée noire" pour les écolos

Pour son dernier sommet européen en tant que président de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy n'a pas boudé son plaisir cet après-midi à Bruxelles d'avoir fait adopter le "paquet" climat-énergie : "Ce qui se passe est historique, il n'y a pas un continent au monde qui soit doté de règles aussi contraignantes que celles que nous avons adoptées à l'unanimité". 

Mise en oeuvre progressive
A l'issue d'ultimes négociations, l'Europe a pu mettre sur la table un accord unanime des 27 pour faire baisser de 20% les émissions de CO2 en 2020.

On ne connaît pas le détail technique de l'accord mais, au final, avec toutes les exemptions obtenues par les uns et les autres (notamment les pays de l'Est, l'Allemagne et l'Italie), les quotas payants de CO2 demandés aux industries qui polluent ne seront que très progressivement appliqués à partir de 2013.

Par exemple, les centrales électriques au charbon de Pologne et des autres pays de l'Est n'auront rien à payer en 2013, mais devront tout de même payer la totalité de leurs droits d'émission en 2019.

Les écolos déçus
"C'est une journée noire pour l'Europe. Les chefs d'Etat ont tourné le dos à leur responsablité de protéger le climat", ont en revanche déclaré les Amis de la Terre, WWF et Greenpeace.
Les organisations environnementales estiment que le contenu de l'accord n'est pas à la hauteur des enjeux climatiques et donnera un signal négatif aux participants à la convention internationale sur le climat de l'ONU qui se tient à Poznan jusqu'à demain.
Ils appellent les parlementaires européens à ne pas ratifier l'accord.

 

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Paquet européen énergie climat : vers un compromis déjà contesté

2835249.jpgTout indiquait ce matin que l'on se dirigeait vers l'annonce d'un compromis sur le projet de "paquet climat-énergie" discuté au sommet des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne à Bruxelles.

On sait que les pays européens veulent lancer un triple programme pour 2020 : réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre par rapport à leurs niveaux de 1990, porter la part des énergies renouvelables à 20% de la consommation et réaliser 20% d'économies d'énergie.

C'est le dispositif réduisant les émissions de gaz à effet de serre qui fait problème pour l'Allemagne, qui défend son énergie lourde, et les pays de l'Est, très dépendants à l'égard du charbon.
Ces pays demandaient des dérogations pour la mise en place de quotas payants d'émissions de CO2 qui, selon eux, menaceraient leur compétitivité.

Un accord à tout prix ?
Il semble qu'ils aient obtenu satisfaction sur l'essentiel, selon les propos de Silvio Berlusconi, le chef d'Etat italien opposé à la première mouture du plan.
Les dérogations seraient largement accordées aux industries polluantes et le fonds de solidarité entre pays européens serait moins ambitieux qu'initialement prévu.

Question : la nécessité politique de trouver un accord en Europe, répétée hier soir par Nicolas Sarkozy qui préside là son dernier sommet européen, n'a-t-elle pas conduit à vider le plan de sa substance ?
Ce sera sans doute le débat du jour pour les organisations environnementales.

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Climat : Greenpeace dénonce "les négociations de marchands de tapis"

Ce matin, Greenpeace a porté un jugement sévère sur l'orientation prise par les négociations menées à Bruxelles sur le paquet énergie-climat dont l'adoption semble acquise.

«Tout ce petit monde réuni à Bruxelles n’a apparemment pas réalisé que se jouent aujourd’hui l’avenir économique et énergétique de l’Europe, ainsi que son statut international de leader en matière de lutte contre les changements climatiques, déclare Karine Gavand, de Greenpeace France.Tel qu’il est parti, le paquet climat/énergie ne sera pas à la hauteur pour que l’augmentation des températures globales soit contenue en deçà de 2°C. Les discussions de marchands de tapis sont indignes et menacent de faire échouer la conférence des Nations unies de Poznan. C’est tragique. »

Le grand n’importe quoi
Pour Greenpeace, les discussions autour de la réduction des émissions de gaz à effet de serre tournent au "grand n'importe quoi". Et d'argumenter : " L’exception est en train de devenir la règle : à force d’accorder des dérogations à tout le monde, seuls 4 % des émissions polluantes vont finir par être soumises aux enchères, autant dire rien du tout. "

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mardi, 09 décembre 2008

Europe : le paquet climat-énergie presque ficelé

Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, a indiqué cet après-midi devant les députés que les laborieuses négociations sur le paquet climat-energie en Europe avaient bien avancé.
L'accord pourrait être rendu officiel les 11 et 12 décembre lors du sommet de Bruxelles.

Le "paquet" mis au point par la Commission européenne, est, d'ici à 2020, de réduire de 20 % les émissions de CO2, d'atteindre 20 % d'énergies renouvelables et de faire 20 % d'économies d'énergie.
Si les 27 viennent de se mettre d'accord sur les énergies renouvelables, la négociation butait jusqu'à présent sur la répartition des quotas d'émissions de dioxyde de carbone entre pays, notamment les pays de l'Est, producteurs de charbon, et l'Allemagne, dont l'industrie est forte émettrice.

Sarkozy au charbon
Bruxelles avait proposé que 90 % de ces quotas soient attribués en fonction des émissions de gaz à effet de serre réalisées en 2005 et que les 10 % restants le soient en fonction du produit intérieur brut (PIB) de chaque pays.
Le premier critère favorise les pays industrialisés, le second avantage les pays moins développés, en particulier ceux de l'Est.

Selon le journal "Le Monde",  Nicolas Sarkozy, après une rencontre avec les responsables des pays de l'Est samedi à Gdansk, aurait proposé de porter à 12 % la part des quotas fonction du PIB et de réduire à 88 % celle qui est fonction des émissions historiques.
Ce qui pourrait débloquer la situation sans attendre les marchandages de dernière minute.

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