mercredi, 02 décembre 2009
En 2010, les éthylotests anti-démarrage obligatoires sur les cars transportant des enfants
Les autocars transportant des enfants seront obligatoirement équipés d’éthylotests anti-démarrage à compter du 1er janvier 2010.
Cette obligation d’équipement a débuté par une phase expérimentale concernant 300 autocars dans 6 entreprises volontaires à la rentrée scolaire 2009.
Les premiers résultats sont positifs avec une installation aisée, une utilisation simple par les conducteurs et une bonne perception de la mesure par les voyageurs en termes de sécurité, indique le ministère de l'Ecologie et des Transports.
L’arrêté rendant obligatoire à compter du 1er janvier 2010 l’équipement d’éthylotests anti-démarrage dans les autocars neufs transportant des enfants vient d’être publié au Journal officiel, après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés.
Extension à tous les autorcars en 2015
Cet arrêté prévoit également que d’ici le 1er septembre 2015 l’ensemble des autocars en service (60 000 véhicules) devront être équipés d’éthylotests anti-démarrage et de ceintures de sécurité.
Cela constituera un effort important d’investissement des entreprises, qui procèderont dans le même temps à la mise en accessibilité aux personnes à mobilité réduite de leur parc de véhicules.
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lundi, 23 novembre 2009
Le Cirad met à disposition du public un livret sur la langue bleue du mouton
Créé à l’initiative de l’équipe Savoirs (Service d’Appui à la Valorisation Opérationnelle de l’Information sur la Recherche Scientifique) du Cirad, ce livret pédagogique sur la FCO (fièvre catarrhale ovine), financé par une vingtaine de partenaires institutionnels, est offert à des publics diversifiés. Il fait suite à l’épizootie qui vient de frapper l’élevage européen.
Comme l’explique Gérard Matheron, directeur général du Cirad, dans la préface du livret : la fièvre catarrhale ovine ou maladie de la langue bleue du mouton « illustre l’itinéraire de ces maladies émergentes qui puisent leurs racines dans les pays tropicaux et subtropicaux avant de s’implanter progressivement dans les pays tempérés ».
Cette maladie exclusivement animale et traditionnellement spécifique aux ovins a en effet surpris les éleveurs et les vétérinaires en France et dans les pays européens pour avoir aussi atteint les bovins et s’être rapidement étendue depuis 2006 à un grand nombre d’élevage de ruminants.
Mieux comprendre la maladie
Dans le texte segmenté en grains de savoirs, toutes les facettes de cette maladie virale vectorielle cosmopolite sont facilement accessibles autour de trois axes : le virus pathogène, l’insecte piqueur et vecteur, le mammifère hôte.
Le livret est en outre abondamment illustré et enrichi dans la partie centrale de 29 questions brèves et de réponses courtes.
La dynamique de l’invasion récente et les aspects économiques de l’épizootie sont décrits en détails.
De 2002 à 2008, plusieurs dizaines de milliers d’ovins sont morts en Europe, mettant en péril bon nombre d’élevages. A titre d’exemple, la France a déclaré plus de 28 000 foyers infectieux durant l’année 2008.
Les productions ovines ont été sérieusement affectées : viande, laine, cuir et production de lait, d’autant que les exportations internationales d’ovins et de bovins ont été interdites sur de longues périodes.
Du fait de l’origine tropicale et sud-méditerranéenne de la maladie, les chercheurs du Cirad ont apporté un soutien constant aux éleveurs européens en matière d’expertise et animent le laboratoire national de référence sur la FCO avec une compétence particulière en sérologie, épidémiologie et entomologie.
Pour contribuer au partage des savoirs au bénéfice du plus grand nombre, le livret « La fièvre catarrhale ovine » est offert sur simple demande adressée par courriel à espace.idees@cirad.fr, dans la limite des stocks disponibles.
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dimanche, 22 novembre 2009
Compléments alimentaires : la vigilance s'impose
Depuis quelques années, on constate une augmentation de la consommation de compléments alimentaires et d'aliments enrichis.
Or, pour la très grande majorité de la population, une alimentation équilibrée suffit à apporter tous les nutriments nécessaires à la santé, affirme l'Agence française de sécurité alimentaire des aliments (Afssa).
Pas de bénéfice démontré pour la santé
Il n'y a donc pas de bénéfice démontré à consommer des compléments alimentaires alors même que l'on manque d'études qui permettraient, lors de prises régulières et prolongées, de montrer leur innocuité et que des signalement d'effets indésirables aigus ont été rapportés.
En juillet 2009, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires a confié à l'Afssa « la mise en œuvre du système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l'objet d'adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière ».
Un décret d'application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en œuvre de ce système de vigilance.
L'Agence débute cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires qui devrait permettre de mieux identifier les éventuels effets indésirables liés à leur consommation.
Dans un second temps, ce dispositif sera étendu courant 2010 à l'ensemble des denrées prévues par la loi HPST.
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vendredi, 20 novembre 2009
Eaux résiduaires urbaines : la France renvoyée devant la Cour européenne de justice
La Commission européenne renvoie la France devant la Cour de justice des Communautés européennes pour non-conformité avec la législation de l’Union relative au traitement des eaux urbaines résiduaires.
Risques pour la santé et l'environnement
Les eaux résiduaires non traitées peuvent être contaminées par des bactéries et des virus dangereux et présenter ainsi un risque pour la santé publique.
Ces eaux contiennent également des nutriments tels que l’azote et le phosphore, susceptibles de nuire aux réserves d’eau douce et au milieu marin en favorisant la prolifération d’algues qui étouffent les autres formes de vie, un phénomène appelé «eutrophisation».
Une liste d’une soixantaine de grandes villes et agglomérations qui n'assurent pas un traitement des eaux urbaines résiduaires respectant les normes européennes a été dressée. Arles, Avignon, Bordeaux et Lyon, notamment, y figurent.
La France a pris du retard
En vertu de la directive relative au traitement des eaux urbaines résiduaires , la France devait mettre en place, avant le 31 décembre 2000, des systèmes de collecte et de traitement des eaux résiduaires dans les implantations urbaines de plus de 15 000 habitants situés dans des régions non sensibles.
Une première lettre d'avertissement a été envoyée à la France le 9 juillet 2004 après que des informations communiquées par cet État membre ont montré que de nombreuses agglomérations n'étaient pas en conformité avec la directive et que d'autres ne disposaient pas de l'infrastructure adéquate. Un second et dernier avertissement lui a été adressé le 10 décembre 2008.
Après avoir évalué une nouvelle fois la situation, la Commission estime que 64 agglomérations ne se sont toujours pas conformées à la directive.
La Commission adresse également un premier avertissement écrit à cinq États membres pour traitement insuffisant des eaux résiduaires dans les petites villes. Les cinq pays concernés sont la Belgique, le Luxembourg, le Portugal, la France et l’Allemagne.
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samedi, 14 novembre 2009
Aude : retour sur les inondations de 1999
L'oubli, ennemi de la prévention des inondations : voici un des enseignements de la commémoration du dixième anniversaire des inondations de l'Aude.
Des repères de crues pour se souvenir
Les 12 et 13 novembre 1999, des pluies diluviennes avaient provoqué des inondations qui avaient fait 26 morts et des millions d'euros de dégâts, avec la destruction de 26 ponts, des routes et des lignes ferroviaires coupées.
Pour ne pas oublier cette catastrophe, 800 repères de crues seront mis en place sur l'ensemble du département de l'Aude dans les deux ans qui viennent, a indiqué hier Pierre-Henri Ilhes, le président du syndicat mixte des milieux aquatiques et des rivières (Smmar), créé après cet événement.
25 millions d'euros de travaux
A côté de cette action symbolique, ce dixième anniversaire a permis de faire un point sur les travaux engagés.
Avec l'aide du conseil général de l''Aude, 25 millions d'euros ont déjà été engagés par le Smmar (qui regroupe 500 communes de l'Aude et de l'Hérault) : création de zones d'expansion, construction de digues et de bassins de rétention.
De plus, depuis 4 ans, plus d'un millier de kilomètres de rivières ont été entretenus, nettoyés et parfois restaurés.
Un programme d'action et de prévention des risques liés aux inondations, mis sur pied à l'initiative du ministère de l'Ecologie, court sur la période 2006 à 2013 : il porte sur 40 M€, financés à moitié par l'Etat.
Enfin, le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a annoncé hier à Cuxac d'Aude que la Région apportait une aide de près de 5 millions d'euros au projet de création des digues de protection rapprochée sur cette commune.
Pour en savoir plus : le dossier sur les pluies intenses consultable sur le site de Meteo France.
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lundi, 02 novembre 2009
Nucléaire : incident de niveau 1 à Marcoule
Une erreur, détectée jeudi 29 octobre mais annoncée aujourd'hui, s'est produite lors d'une opération d'échantillonnage de deux lots de pastilles de combustibles radioactifs sur le site de Marcoule, indique Melox (Areva), qui fabrique des combustibles MOX pour les réacteurs des centrales nucléaires de production d'électricité de différents pays.
Des données permutées sur des lots de pastilles
Dans le cadre d’opérations de conditionnement, deux lots de pastilles de combustible ont été traités avant d’être acheminés vers leur poste d’entreposage.
Lors d’une opération d’échantillonnage complémentaire, un opérateur a constaté que les données d’identification des deux lots de pastilles avaient été précédemment permutées.
"Les limites autorisées d’exploitation de l’atelier ont toujours été respectées. Toutes les actions correctives appropriées ont été prises. Melox a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire de classer cette anomalie, sans impact sur le personnel et l’environnement, au niveau 1de l’échelle INES qui en compte 7", assure la société.
13:59 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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samedi, 31 octobre 2009
Les effets indésirables des compléments alimentaires regardés à la loupe par l'Afssa
Le gouvernement a décidé de lancer un dispositif national de vigilance sur les compléments alimentaires.
En juillet 2009, la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires a confié à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) la mise en oeuvre du système de vigilance sur les nouveaux aliments, les compléments alimentaires, les aliments qui font l’objet d’adjonction de substances à but nutritionnel ou physiologique ainsi que sur les produits destinés à une alimentation particulière.
Un décret d’application fixera, au premier semestre 2010, les modalités de mise en oeuvre de ce système de vigilance.
Les professionnels de santé associées à une enquête
L’Agence débute cette mission par une phase pilote sur la vigilance des compléments alimentaires qui devrait permettre de mieux identifier les effets indésirables liés à leur consommation.
Ce dispositif comprend la déclaration, par les professionnels de santé, des effets indésirables observés chez les personnes ayant consommé des compléments alimentaires.
Ces déclarations, préservant l’anonymat du consommateur, seront adressées via internet ou par voie postale à l’Afssa.
10:34 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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dimanche, 25 octobre 2009
Femmes enceintes et patients à risques : gare à l'hépatite E d'origine alimentaire
Quelques cas isolés ou groupés d'hépatite E d'origine alimentaire ont été identifiés en France entre 2007 et 2009, tous associés à la consommation de figatelles ou de saucisses de foie de porc.
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jeudi, 01 octobre 2009
Le réseau Environnement Santé en remet une couche sur le danger des poêles anti-adhésives
La substance utilisée pour rendre les poêles anti-adhésives est-elle nocive pour la santé humaine, provoquant en particulier une baisse de la qualité du sperme ?
Oui, accuse le réseau Environnement Santé qui critique les conclusions concluant à l'absence de danger publiées par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa).
Etudes internationales contre avis français
Le présumé coupable s'appelle PFOA pour acide perfluorooctanoïque, utilisé pour les poêles, les emballages de pop-corn ou de pizza qu'on peut passer au micro-ondes mais aussi dans les textiles imperméabilisés.
Or, le réseau Environnement Santé s'appuie sur les résultats d'une recherche internationale récente pour lancer un cri d'alarme : "Le PFOA avec un autre composé perfluoré le PFOS, le composé de toxicité voisine, est rendu directement responsable de la baisse de la qualité du sperme dans une étude réalisée au Danemark publiée en juin 2009 (chez les hommes les plus imprégnés, la baisse du nombre de spermatozoïdes est proche du seuil d'infertilité)."
Le réseau s'en prend à l'organisme de contrôle français : "L’AFSSA n’a pas pris compte cette étude pourtant publiée dans une revue scientifique de renom pour répondre publiquement fin juillet 2009 à la question posée par l’UFC sur la toxicité des poêles et elle continue d'affirmer que le risque est négligeable pour l'homme."
Cancérogène et toxique pour la reproduction
Et le réseau d'enfoncer le clou : "Rappelons qu'au niveau européen, le PFOA est déjà classé comme cancérogène de classe 3 « possibilité d'effets irréversibles » et toxique pour la reproduction de classe 2 (« risque pendant la grossesse d'effets néfastes pour l'enfant »). Un cancérogène et un toxique pour la reproduction qui imprègnent la quasi-totalité de la population (98 % des Américains) et dont on voit aujourd'hui les conséquences sur la santé humaine ne doit plus pouvoir contaminer la nourriture."
15:49 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Mise sur le gril à propos des poêles, l'Afssa défend la rigueur et l'objectivité de ses études
Hasard ou défense préventive ? La veille de la conférence de presse du réseau Environnement Santé critiquant son avis sur l'innocuité des poêles anti-adhésives, l'Afssa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a publié un article soulignant "l'importance de la mobilisation scientifique sur l'exposition de l'Homme dans l'environnement".
"Haut niveau de sécurité pour les consommateurs"
L'Afssa rappelle qu'elle s'est dotée "d'outils puissants"afin de quantifier l'exposition des consommateurs aux contaminants de l'environnement, en particulier au travers de l'alimentation.
Ces outils sont les études de surveillance comme l'Etude de l'Alimentation Totale (EAT) -qui permet d'analyser la contamination des aliments tels que consommés- et l'Observatoire des Résidus de Pesticides (ORP), en association avec l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset).
Ces outils sont essentiels pour "délivrer en toute rigueur et objectivité des évaluations scientifiques permettant aux gestionnaires du risque d'assurer un haut niveau de sécurité pour les consommateurs", plaide l'Agence.
Et de rappeler l'évaluation du niveau de protection du consommateur associé aux nouvelles Limites Maximales de Résidus de pesticides dans les aliments -fixées dans le cadre de la réglementation européenne- comparées aux LMR précédemment fixées au niveau national.
L'Agence présentera le fruit de ces travaux lors d'une réunion ouverte à l'ensemble des associations et ONG d'ici la fin du mois d'octobre.
Entre poêles et biberons
Concernant le PFOA entrant dans la composition des revêtements antiadhésifs des poêles et autres ustensiles ménagers, l'Affsa rappelle qu'elle a réalisé "une évaluation scientifique approfondie" pour répondre à une demande de l'UFC Que choisir.
Cette étude montre, "sur la base de l'ensemble des données disponibles, l'exposition du consommateur liée à des conditions réalistes d'utilisation de ce type d'ustensiles de cuisson est 600 fois inférieure à la dose journalière tolérable."
Par ailleurs, l'exposition par la consommation de poisson ou par l'eau de boisson estimée par l'Autorité européenne (EFSA), est négligeable selon l'Afssa qui a prévu un suivi de ce contaminant dans l'ensemble de la chaîne alimentaire.
Concernant le Bisphénol A (BPA), l'Afssa rappelle que, sur la base de l'évaluation réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), le calcul des résidus de BPA susceptibles de migrer dans l'alimentation, en particulier au niveau du chauffage des biberons par micro-onde, "conduit à écarter tout risque de dépassement des doses maximales admissibles."
L''Afssa a demandé à être destinataire des données brutes de l'étude réalisée dans le cadre de la procédure européenne Reach qui sera disponible en fin d'année.
"Appréhender l'ensemble des expositions"
Conclusion de Marc Mortureux, directeur général de l'Afssa et préfigurateur de la création d'un nouvel établissement public destiné à reprendre les missions de l'Afssa et de l'Afsset : "L'enjeu pour l'avenir est de disposer de données scientifiques et de modèles toxicologiques pour mieux appréhender l'ensemble des expositions auxquelles l'Homme est soumis en tenant compte du cumul des différents types d'exposition, aussi bien par l'alimentation que par les expositions sur les temps de travail, dans les transports, à domicile et plus généralement dans l'environnement. Il s'agit également de développer les connaissances relatives aux interactions entre les différentes sources de contaminants."
12:24 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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