vendredi, 02 octobre 2009

L'Europe propose vingt mesures pour des déplacements plus simples et plus écologiques

La Commission européenne a adopté hier un plan d'action global pour la mobilité urbaine. Ce plan propose vingt mesures concrètes visant à aider les autorités locales, régionales et nationales à atteindre leurs objectifs de mobilité urbaine durable.

Ce plan d'action fait suite au livre vert sur la mobilité urbaine adopté en 2007. 

Améliorer les droits des voyageurs
Ce plan d'action prévoit par exemple d'améliorer les droits des voyageurs dans les transports publics urbains et de soutenir les projets de recherche et de démonstration, par exemple en ce qui concerne les véhicules peu ou pas polluants.

Une large place sera réservée à l'amélioration de l'information aux voyageurs et d'aides à la formation pour l'adoption de plans de mobilité urbaine durable par les autorités locales.

La Commission préparera également des documents d'orientation sur des aspects importants de ces plans tels que le transport urbain de marchandises et les systèmes de transport intelligents.
La Commission favorisera la publication de statistiques harmonisées et l'échange d'informations, y compris avec les voisins de l'UE, et elle créera une base de données contenant des informations sur les meilleures pratiques pour la mobilité urbaine.

Enfin, la Commission cherchera à optimiser les sources de financement communautaire existantes et analysera les besoins de financement futurs.

Un plan sur quatre ans
Ces actions seront lancées au cours des quatre prochaines années. En 2012, la Commission examinera la mise en œuvre du plan d’action et déterminera s’il est nécessaire d’engager de nouvelles actions.

Des informations plus détaillées concernant le plan d'action pour la mobilité urbaine sont disponibles sur http://ec.europa.eu/transport/urban/urban_mobility/urban_...

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vendredi, 18 septembre 2009

7 milliards pour relancer le fret ferroviaire : le Languedoc-Roussillon en première ligne

Le développement de l'autoroute ferroviaire Perpignan-Luxembourg et le contournement de Nîmes et Montpellier figurent en bonne place dans le plan gouvernemental.

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mercredi, 06 mai 2009

Rejet d'une directive sur le temps de travail des chauffeurs routiers en Europe

Les députés européens ont rejeté hier en première lecture une proposition de directive relative à l'aménagement du temps de travail  des chauffeurs routiers.

La Commission européenne critiquée 
Ils ont rejeté la proposition de la Commission européenne qui n'incluait pas les conducteurs indépendants dans le champ d'application de la directive à compter du 23 mars 2009.

Les élus ont reproché aussi à la Commission de ne prendre en compte la résolution du Parlement européen d'octobre 2008 qui réaffirme "qu'il est de l'intérêt général que les règles en matière de temps de travail et de périodes de conduite et de repos, tant pour les travailleurs mobiles que pour les conducteurs indépendants, soient appliquées correctement" afin "de mieux protéger la sécurité et la santé des personnes qui exécutent des activités mobiles de transport routier, d'améliorer la sécurité routière et de voir s'aligner les conditions de concurrence".
 

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mercredi, 29 avril 2009

Un accord sur deux projets d'autoroutes de la mer signé entre la France et l'Espagne

A l’occasion du sommet franco-espagnol entre Nicolas Sarkozy et José Louis Zapatero, Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports et Victor Morlan, secrétaire d’Etat espagnol pour la planification et les infrastructures, ont signé mardi 28 avril avec les armateurs Louis Dreyfus Lines (GLD Lines) et Acciona-Trasmediterranea un accord sur deux projets d’autoroute de la mer :

  • une liaison entre le port de Nantes-Saint-Nazaire et celui de Gijon, opérée par le groupe français Louis Dreyfus Armateurs et le groupe italien Grimaldi ;
  • une liaison entre les ports de Nantes et du Havre et celui de Vigo, puis dans un second temps, celui d’Algésiras, proposée par l’opérateur Acciona Trasmediterranea.

L’objectif de ces deux autoroutes de la mer est de parvenir en quelques années à un report modal de 100 000 poids lourds par an, de désengorger les axes routiers et de contribuer à l’augmentation de la part du fret non routier de 14% à 25% d’ici 2020. 

09:50 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mer, transports, autoroutes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 28 avril 2009

Toutes les stations-service devront s'équiper contre les vapeurs nocives d'ici fin 2018

essence.jpgLes automobilistes ne s'en rendent pas compte mais à chaque fois qu'ils remplissent le réservoir de leur véhicule, ils respirent des vapeurs nocives pour leur santé.

La question préoccupe les députés européens qui ont adopté, le 22 avril, un projet de directive visant à réduire les émissions nocives des stations-service. Le texte sera soumis, début mai, au vote en session pleinière.

Mieux protéger le consommateur et l'environnement
Présenté en décembre 2008 par la Commission européenne, ce projet législatif à pour objectif de mieux protéger l'environnement et la santé des consommateurs en améliorant le captage et le recyclage des vapeurs d'essence nocives qui se dégagent lors du ravitaillement en carburant des voitures dans les stations-service.

Ces vapeurs d'essence contiennent un mélange de d'hydrocarbures, en particulier du benzène, pour lequel il n'existe pas pour l'instant de seuil de sécurité connu. Ces composés organiques volatils (COV) réagissent également dans l'atmosphère pour former l'ozone au sol, un polluant atmosphérique néfaste pour les écosystèmes et la santé humaine.

Première étape en 2012
A compter du 1er janvier 2012, les pompes à essence neuves ou venant d'être rénovées de l'Union européenne devront être équipées de dispositifs capturant au moins 85 % des vapeurs et les renvoyant dans les réservoirs des stations-service.

Toutes les stations existantes devront être équipées au plus tard au 31 décembre 2018. Seules les petites stations n’approvisionnant que quelques voitures par jour en seront dispensées.
Déjà, la moitié des stations-service de l'UE sont équipées de ce système. 

09:37 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, risques, transports | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 25 avril 2009

Le sorgho sucré, un agrocarburant prometteur

arton4289-c7874.jpgRemplira-t-on un jour les réservoirs de nos voitures d'un agrocarburant produit à partir du sorgho sucré ?
C'est l'un des enjeux du projet « Sweet sorghum: an alternative energy crop », financé par la Commission européenne.

Il a démarré en janvier 2009 pour une durée de cinq ans. Son objectif : développer la production de bioéthanol à partir du sorgho sucré en fournissant de nouvelles variétés mieux adaptées à des environnements ciblés en zone tempérée comme en zone tropicale. 

Le Cirad de Montpellier coordonne le projet
Pas moins de 10 partenaires * et une trentaine de scientifiques participent à la conduite du projet dont le Cirad assure la coordination.
Chercheur au Cirad de Montpellier, Serge Braconnier précise : « L’Icrisat en Inde et l'Embrapa au Brésil travaillent sur le sorgho sucré pour produire de l'éthanol depuis plusieurs années. Mais l’originalité de la commande que nous fait l’Union européenne pour ce projet est de cibler des zones semi arides tropicales d’une part et tempérées d’autre part, pour y adapter des variétés de sorgho ».

Le projet qui s’arrête « à la porte de l’usine » devra toutefois tenir compte des processus de fabrication sans oublier son objectif principal : sélectionner des variétés plus productives et adaptables aux terrains tropicaux et tempérés. 

« Pour les zones tropicales, on cherche à sélectionner des sorghos double voire triple usage (food-fuel-feed) produisant des graines pour l’alimentation humaine et/ou animale tout en accumulant des sucres dans les tiges pour l’ethanol. Il faut en effet éviter de mettre en concurrence production alimentaire et production énergétique pour minimiser les risques liés à la sécurité alimentaire dans les pays en développement » explique Serge Braconnier.

Par ailleurs, les types de matériel végétal ciblé sont des lignées que pourront reproduire les paysans, plutôt que des hybrides.

Des sorghos mieux adaptés à la sécheresse
En collaboration avec ses principaux partenaires, l’Icrisat et l’Embrapa, le Cirad relève ce défi. Des échanges de matériel végétal sont en cours pour constituer une large base génétique nécessaire à l'élaboration de programmes de sélection ciblant en zones tropicales, des sorghos sucrés mieux adaptés à la sécheresse et aux sols « marginaux » (soit : à l'acidité, à la toxicité aluminique et/ou à la carence en phosphore).

Des recherches seront menées sur la quantité de grains produits et de sucres accumulés dans les tiges ; la tolérance à la sécheresse, à l'acidité, la toxicité aluminique, la carence en phosphore ; la digestibilité des fibres pour l'alimentation animale ; le caractère de photosensibilité pour mieux caler le cycle de la plante sur la saison des pluies.

Des enjeux aussi pour l'Europe
En zones tempérées (Europe centrale et méditerranéenne) , les objectifs sont très différents : il s'agit de sélectionner un sorgho produisant un maximum de biomasse pour une transformation de deuxième génération en agrocarburant.

Outre la production de biomasse, les caractères recherchés sont ici :

  • une meilleure adaptation aux températures froides afin d’augmenter les zones potentielles de culture en Europe et d'allonger la période des semis pour élargir la « fenêtre de récolte » ;
  • une meilleure digestibilité des fibres afin de faciliter la première étape de transformation : l'attaque de fibres cellulosiques pour produire des sucres fermentables.

Les travaux de sélection engagés, le projet prévoit également de conduire une analyse intégrée des impacts du développement de la culture de sorgho à différents niveaux (social, économique, environnemental) et à différentes échelles (macro-micro).

* Cirad, Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement ; Icrisat, Institut International de Recherche sur les Cultures pour les Tropiques Semi-Arides (Inde) ; Ombrapa, Organisation brésilienne de Recherche Agropastorale (Brésil); KWS SAAT AG, compagnie semencière privée (Allemagne) ; Unibo, Université de Bologne (Italie) ; UCSC, Université catholique du Sacré Coeur (Université de Milan, Italie) ; UANL, Université autonome de Nuevo Leone (Mexique) ; ARC-GCI, Agricultural Research Council-Grain Crops Institute (Afrique du Sud) ; IFEU, Institut für Energie und Umweltforschung (Allemagne) ; WIP, entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables (Allemagne).

**Photo : champ de sorgho  (Cirad DR)

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mardi, 14 avril 2009

FNE s'inquiète de l'augmentation des émissions de CO2 du transport routier de marchandises

France Nature Environnement constate que plusieurs études publiées récemment témoignent d’une augmentation inquiétante des émissions de CO2 du transport routier de marchandises en Europe et spécialement en France.

Que révèlent ces enquêtes ?
D'abord que le transport routier de marchandises (TRM) est le mode qui a le plus augmenté entre 1995 à 2005 (en tonne/km) : + 38% .
Un pourcentage à mettre en rapport avec celui du fret déplacé par le rail qui augmentait de 10% dans l’UE25 alors qu’il baissait de 15% en France entre 1995 et 2005.

Conséquence : une augmentation de plus de 32% des émissions de CO2 du transport routier de marchandises en France entre 1990 et 2006.

Loin des objectifs du Grenelle
Ces augmentations récentes sont bien loin d'aller dans le sens des objectifs fixés par le Grenelle de l’environnement en matière de transports routiers de marchandises.

En 2005, 36 millions de tonnes de CO2 ont été émises par le TRM et, d'ici 2025, si la tendance ne s'inverse pas c'est 38 millions de tonnes qui seront émises.

Or, l'objectif affiché du Grenelle dans le domaine du transport est de ramener les émissions en 2020 au niveau de 1990 , c'est à dire 27 millions de tonnes. 

C'est le grand écart...

11:15 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transports, pollution, réchauffement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 11 avril 2009

Autos : le marché français passe au vert

smart.jpgL'automobile a-t-elle mis en route sa révolution écologique ?
L'Ademe (Agence de développement et de maîtrise de l'énergie) croit percevoir les signes d'une mutation en cours dans une étude montrant que le marché français privilégie nettement les véhicules les plus propres.

France et Portugal bons élèves
Mesure phare du Grenelle, le bonus-malus mis en place par Jean Louis Borloo en janvier 2008 a porté ses fruits.
Dans un contexte difficile pour l’industrie automobile, son introduction aura permis de stabiliser le marché français sur l’année 2008 (- 0,7%) et de soutenir les ventes des véhicules les plus propres.

La France est le seul pays, avec le Portugal, à atteindre pour les véhicules neufs l’objectif européen de 140g/km de CO2.

Au delà de l’effet « bonus-malus », ces résultats s’expliquent  aussi par les progrès technologiques avec une offre plus étendue de véhicules à faibles émissions de CO 2, l’accroissement des prix du carburant, avec un pic au cours de l’été 2008, et la crise économique.

Mutation écologique automobile
La mutation écologique est bel et bien en marche dans le domaine automobile.
Le pourcentage des ventes de véhicules aux émissions de CO2 inférieures à 140 g/km a plus que doublé en 7 ans et représente, en 2008, 63% des parts de marché (contre 50% en 2007).

Les comportements évoluent. Ainsi, les ventes de 4X4 sont à leur plus bas niveau depuis 2004 ; il s’est vendu 27% de 4X4 de moins en 2008 qu’en 2007.
Par ailleurs, on constate cette année et pour la première fois depuis 1995 une chute de la puissance moyenne des véhicules (-5 kW soit 6%) ainsi que de leur masse moyenne (- 32 kg soit 2,5%).

Les constructeurs français en bonne position
A l’échelle européenne, PSA est le seul constructeur à atteindre l’objectif de 140 g/km d’émissions de CO2 .
Fiat et Renault affichent une moyenne d’émissions respectives de 141g/km et 144g/km. En France, c’est Fiat qui prend la tête du palmarès 2009 des constructeurs les moins émetteurs de CO2, avec 133 g/km soit une baisse de 13 g sur un an.
PSA et Renault se placent aux 2ème et 3ème rangs du palmarès 2009 avec une moyenne d’émissions respective de 135 g/km (baisse de 5 g sur l’année 2008) et 136 g/km (baisse de 7 g sur l’année 2008).

Le palmarès 2009
En tête du classement des véhicules Diesel les moins émetteurs de CO2, on trouve la Smart Fortwo 0.8L avec 88 g/km.
Quatre autres modèles Diesel atteignent des émissions inférieures à 100g/Km.

Dans la catégorie essence, la palme revient à la Toyota iQ 68 VVT-i. C’est la première fois qu’une voiture essence franchit le cap symbolique des 100 g/km.
Sur l’année 2008, quatre modèles français (Clio, 207, C3 et C4) se placent aux premiers rangs des ventes de véhicules les moins émetteurs de CO2.

Progrès indéniables sur les véhicules essence
Si les véhicules essence ne représentent que 23% des ventes en 2008, on note cependant d’importants progrès sur leur motorisation. On dispose à présent d’une gamme élargie de petits véhicules équipés de moteurs plus performants.

L’offre de véhicules essence émettant moins de 120 g/km de CO2 est en hausse de 55% par rapport à 2007. 58% des véhicules essence vendus en 2008 ont des émissions inférieures à 140 g/km de CO2 (38% en 2007).

La moyenne des émissions de véhicules essence a chuté de 12 g/km en 2008 contre 9 g/km pour le Diesel, se rapprochant ainsi du niveau de ce dernier (141 g/km contre 139 g/km). Par ailleurs, la vente de véhicules Diesel faiblement émetteurs de CO2 (moins de 130 g/km) est en baisse.

*Photo : la Smart Fortwo.

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jeudi, 09 avril 2009

Expérimenter les mégas camions en France ? Bussereau accélère puis freine et finit par caler

Verra-t-on bientôt rouler sur les routes françaises des mégas camions mesurant jusqu'à 25,25 m de long et pesant jusqu'à 60 tonnes ?
Soulevée par une annonce d'expérimentation faite par Dominique Bussereau, le secrétaire d'Etat aux Transports, la question fait aujourd'hui polémique.

Une rupture avec le Grenelle
Toute l'affaire est partie de l'annonce, le 25 mars devant les membres du syndicat des transporteurs routiers TLF, d'une possible expérimentation portant sur des ensembles routiers gigantesques appelés EMS (European Modular System) qui sont autorisés dans certains pays d'Europe du Nord.

A suivi une réunion de travail organisée au ministère avec l'ensemble des représentants de l'administration, des transporteurs et des chargeurs.
Au menu, la mise au point d'un cadre réglementaire pour les expérimentations de l'EMS qui pourraient intervenir à l'automne prochain.

Cette démarche représente une rupture avec la politique suivie jusqu'ici par le gouvernement qui, en janvier 2009, avait repoussé au Sénat un amendement à la loi Grenelle 1 instituant le principe de cette expérimentation.

A l’heure actuelle, l’Europe autorise la circulation de camions pesant jusqu’à 40 t. De nombreuses dérogations existent déjà en France pour les 44 t. 
Mais la Commission européenne envisage l'utilisation de mégas camions et la question oppose lobby routier et défenseurs de l'environnement.

Bussereau patine
L'annonce de Dominique Bussereau a provoqué une vive réaction de France Nature Environnement qui, dans un premier temps, avait cru que l'autorisation de ces méga camions venait d'être décidée.
Hier, sur son site, FNE faisait état d'une conversation téléphonique avec le secrétaire d'Etat indiquant que le "gouvernement réfléchit à une simple expérimentation de manière à pouvoir répondre aux questions qui se posent sur les conséquences de la circulation des mégas camions."

Mais en soirée, le ministère des Transports précisait que "le gouvernement n’a jamais envisagé d’autoriser la circulation des poids lourds de 60 tonnes sur les routes françaises, ni même de l’expérimenter."
Un recul qui provoque la colère des routiers favorables à cette expérimentation.

Les écolos debout sur les freins
Pour sa part, France Nature Environnement rappelle "son  opposition à toute expérimentation des mégas camions dont les conséquences négatives pour la compétitivité du fret ferroviaire sont déjà prévisibles".
Et FNE "s’interroge sur les motifs d’une expérimentation, même ciblée, dès lors que le gouvernement n’entend pas autoriser les mégas camions sur les routes."

Michel Dubromel, responsable Transports de FNE s’insurge : " De qui se moque-t-on ? Certains professionnels nous font miroiter des gains environnementaux avec ces nouveaux engins. Mais les éventuelles réductions de consommation de carburant, de l’ordre de 20%, auront une seule et unique conséquence : un transport routier toujours moins cher par rapport aux modes de transport alternatifs comme le rail. Et au final, surtout, toujours plus de camions en circulation, toujours plus d’émissions de CO2 ! "

Enjeu européen
Céline Mesquida, chargée de mission transports de FNE souligne : " La bataille fait rage depuis plusieurs mois pour empêcher la Commission d’autoriser les mégas camions à circuler en Europe. France Nature Environnement se bat, au niveau européen, avec sa Fédération européenne « Transport and Environment », pour qu’aucune législation européenne n’autorise ces engins. "

FNE est signataire de la plateforme européenne « Non aux Mégas Camions » (http://www.nomegatrucks.eu/)

FNE milite à l'inverse pour l'adoption de "taxes kilométriques pour les poids lourds, sur la base des modèles suisse, allemand, autrichien et tchèque qui sont une solution pratique pour améliorer l’efficacité de ce secteur et réduire les émissions. Nous avons besoin d’un transport routier plus respectueux de notre qualité de vie, mais pas des monstres routiers ".

 

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jeudi, 19 mars 2009

A Strasbourg, EDF et Toyota vont tester 100 véhicules hybrides rechargeables

Toyota-Phv-Compacte-Hybride-Copyright-Toyota-01_300_199.jpgLe véhicule hybride rechargeable est-il la solution la plus crédible pour faire baisser les émissions de CO2 produites par les automobiles ?
EDF et Toyota en sont persuadés et ont annoncé hier le lancement d’une démonstration à grande échelle de véhicules hybrides rechargeables (VHR) à Strasbourg, à la fin de cette année et pendant trois ans.

Toyota a de l'avance
On sait que Toyota a pris un coup d'avance sur la concurrence en concevant la Prius, une voiture hybride dont le succès a stupéfié les autres constructeurs automobiles qui ne croyaient pas en cette technologie.
En associant moteur à essence et moteur électrique, la Prius se distingue par une consommation faible et des émissions de CO2 de 105 gr seulement.

Pour garder cet avantage, Toyota a décidé de s'associer à EDF pour tester une centaine de VHR de nouvelle génération, équipés de batteries lithium-ion.
Les véhicules seront proposés en location à des entreprises et des partenaires institutionnels de la région de Strasbourg.

Toyota veut accélérer l'étude de la technologie et des performances des véhicules hybrides rechargeables.
Pour EDF, il s’agit d'évaluer différentes solutions opérationnelles d'infrastructure de charge.
L’enjeu commun est d'élargir la compréhension et l'acceptation des consommateurs, en vue d'une une large commercialisation future.

Quelle est l'innovation ?
Le véhicule hybride rechargeable utilise la technologie hybride de Toyota avec un avantage additionnel : sa batterie peut être rechargée via une prise électrique.

Selon ses concepteurs, le véhicule hybride rechargeable de Toyota représente "le meilleur de deux mondes".
Sur de courtes distances, le VHR peut être utilisé comme un véhicule électrique pour une conduite silencieuse et sans émissions de CO2.
Sur de plus longues distances, le VHR fonctionne comme un véhicule hybride  conventionnel, apportant tous les avantages de la technologie hybride : émissions réduites, sobriété exemplaire et excellentes performances de conduite.

Toyota estime que le véhicule hybride rechargeable atteindra une efficacité énergétique inégalée et par conséquence des niveaux d'émissions record – par comparaison à tout autre véhicule largement commercialisé à grande échelle.

En quoi vont consister ces tests ?
Les véhicules utiliseront un système novateur de charge qui permet d'assurer la sécurité d’alimentation, la communication entre la prise et le véhicule, l’identification du véhicule et la facturation de l’énergie.

Pour cette démonstration, EDF participera à l’installation de plusieurs centaines de points de charge aussi bien au domicile des utilisateurs et dans les locaux des entreprises partenaires que dans les parkings et sur la voie publique.

Dans le cadre du Grenelle Environnement, ce projet a reçu le soutien des pouvoirs publics français au travers de l'aide financière du Fonds démonstrateur de recherche géré par l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie).
Ce projet a été retenu suite à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par l’Agence sur la thématique des véhicules à faibles émissions de gaz à effet de serre.

Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, s'est réjoui de cette annonce : "Cette expérimentation est une première mondiale. Je me réjouis que sa localisation en France soit en grande partie liée à l’engagement des pouvoirs publics français en faveur du véhicule décarboné. "

* La Plug-in, verson rechargeable de la Prius (photo Toyota).

12:02 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : transports, pollution, co2 | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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