jeudi, 30 octobre 2008
L'Europe finance un programme de protection des étangs littoraux
Un projet concernant le Languedoc-Roussillon figure parmi les 143 retenus dans le programme européen Life+ qui mobilisera 183 millions d'euros d'ici 2013. Il s'agit d'une action de protection des étangs littoraux et de restauration des dunes engagé par le Conservatoire des espaces naturels du Languedoc-Roussillon. Le projet retenu au titre de la protection de la biodiversité prévoit aussi la lutte contre les espèces envahissantes.
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| Tags : biodiversité, nature |
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La biodiversité régionale, un atout menacé
Il y a ce qu'on voit : le littoral bétonné, les lotissements grignotant la campagne. Et il y a une réalité plus secrète que révèlent les statistiques : le Languedoc-Roussillon est la première région française pour la biodiversité (faune, flore, paysages). Les espaces naturels représentent 65% de son territoire et sont d'une très grande variété parce que cette zone est à cheval sur quatre régions biogéographiques. 93 espèces sont uniquement présentes en Languedoc-Roussillon.
Cette biodiversité est une richesse commune qui attire les touristes, favorise la qualité de vie des habitants, participe à la réputation des produits du terroir : vins, fruits et légumes, pêche. Mais c'est un patrimoine fragile, menacé par les atteintes à la biodiversité constatées sur toute la planète et par la pression démographique propre au Languedoc-Roussillon.
Du global au local
Comment intervenir pour que la biodiversité reste un atout pour un développement local durable ? C'était le thème d'une journée de réflexion organisée le 7 octobre à l'Ensam de Montpellier. A ceux qui sous-estimeraient l'enjeu d'une perte de la biodiversité, Gilles Boeuf, professeur à l'université Pierre et Marie Curie de Paris VI, a lancé : "En trois siècles, l'homme aura épuisé la totalité des ressources combustibles fossiles accumulées durant des centaines de millions d'années. Aujourd'hui, les espèces vivantes disparaissent de la planète à un rythme au moins 1 000 fois plus rapide que le taux naturel d'extinction attendu."
Mais comment passer du global au local ? Certes, la protection de l'aigle de Bonelli dans les gorges du Gardon, la fête de la transhumance dans la basse plaine de l'Aude ou la promotion du bois des forêts catalanes sont d'excellentes initiatives. Mais au-dela des espaces heureusement protégés (parcs naturels, réserves et zones de tout poil), qu'en est-il de la "biodiversité ordinaire" qui nous concerne tous ?
A cette question, le Conseil régional tente d'apporter une réponse. Yves Pietrasanta, le vice-président en charge de l'environnement, rappelle que la Région a adopté une stratégie pour la biodiversité "vecteur de croissance, de qualité et de vie et d'innovation au bénéfice des habitants du Languedoc-Roussillon". 6 programmes regroupant plus de 70 actions ont été définis. En vrac, créer des réserves naturelles régionales, promouvoir une pêche durable, aider les villes à ne pas s'étaler.
Yves Pietrasanta lance un appel aux partenaires. Parce qu'il y a urgence à agir.
Pour aller plus loin :
- http://languedocroussillon.fr
- http://www.ecologie.gouv.fr et http://biodiv.mnhn.fr
- Comment mobiliser et convaincre quand on parle de biodiversité ? L'Institut de Formation de l'Environnement (IFORE) organise un stage sur ce thème les 20 et 21 novembre prochain. Renseignements sur http://www.ifore.ecologie.gouv.fr
17:30 Publié dans biodiversité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 29 octobre 2008
Prisonniers d'une Terre qui s'épuise
L'humanité est-elle condamnée à disparaître d'ici quelques siècles seulement, victime de sa propre folie, inscrite dans ses gènes, qui la pousse à en vouloir toujours plus ? Procréer plus, gagner plus, consommer plus. Jusqu'à l'épuisement de tout. C'est la question que pose André Lebeau, ancien président du Centre national d'études spatiales (CNES) et ex-directeur général de Météo France, dans son livre "L'enfermement planétaire" (Gallimard).
Le scientifique de renom fait un constat implacable : l'humanité est condamnée à vivre sur une Terre dont les ressources sont limitées. Nous n'avons aucune échappatoire. Or, les humains sont programmés pour une conquête illimitée de la nature. "Ils ne sont nullement adaptés au caractère fini de la Terre", déclarait récemment André Lebeau à l'hebdomadaire Le Point.
Surpopulation, épuisement des ressources, pollutions massives, extinction rapide des espèces, réchauffement climatique sont les marqueurs de la guerre impitoyable que nous faisons à notre planète nourricière.
Le retour de Mad Max
Des solutions, l'auteur n'en voit guère. Il ne croit pas que le salut viendra de la technologie et doute que le développement durable soit à la hauteur des enjeux. Il faudrait une révolution culturelle planétaire mais comment l'imaginer possible quand les Etats sont incapables de s'entendre sur une modeste réduction des émissions de gaz à effet de serre ?
André Lebeau ne sait pas si l'humanité parviendra à stopper la machine infernale. Il envisage "une désagrégation des sociétés humaines" et le retour à des tribus armées de Kalachnikovs. Mad Max, dernier avatar du destin humain...
Pessimisme abusif ? Le scientifique ne se prend pas pour un prophète, il veut seulement que nous regardions la réalité en face. La crise économique actuelle nous ouvrira peut-être les yeux sur ce qui n'est, selon lui, même plus un choix : changer pour ne pas disparaître.
15:49 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : futur |
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