vendredi, 08 juillet 2011
Algues vertes : un rapport officiel recommande un ramassage rapide pour éviter les risques sanitaires
Pour ceux qui en douteraient encore, un rapport officiel souligne que les algues vertes représentent un danger sanitaire en raison des gaz toxiques qu'elles dégagent.
Saisie en février 2010 dans le cadre du plan national de lutte contre les algues vertes, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient de publier un avis et un rapport d'expertise qui viennent affiner les premières recommandations émises par l'Agence en juillet 2010.
Point central de ces recommandations : le ramassage et le traitement des algues vertes doivent être effectués aussi précocement que possible pour en prévenir les risques.
Pas plus de 48 heures après l'échouage
En premier lieu, l'Anses rappelle l'importance des mesures préventives pour éviter la prolifération des algues vertes.
Lorsque la présence des algues sur les plages ne peut être évitée, l'Anses souligne que le ramassage, le transport et la prise en charge des algues dans les centres de traitement doivent se faire le plus rapidement possible afin d'éviter que les algues ne se putréfient et ne dégagent des gaz toxiques.
L'Agence recommande de privilégier un ramassage mécanique et indique que le ramassage doit être réalisé dans des conditions limitant au maximum l'exposition du public.
Le balisage des chantiers de ramassage est ainsi préconisé par l'Agence.
Pour certaines zones d'échouage inaccessibles pour le ramassage et constituant de fait des zones à risques, l'Agence recommande qu'une information soit mise à disposition des usagers, des promeneurs et des riverains des plages.
Protéger au mieux les personnels qui font le ramassage
Concernant les professionnels impliqués dans le processus de ramassage-transport-traitement des algues vertes, quel que soit leur statut, y compris les personnels saisonniers, l'Anses recommande le port d'un détecteur individuel portatif de sulfure d'hydrogène.
L'Agence préconise également que ces personnels reçoivent une information et une formation adaptées et que leurs expositions soient consignées dans leur dossier médical.
Enfin, l'Agence souligne que l'on ne dispose que de connaissances lacunaires sur les émissions de gaz par les algues vertes et recommande un effort de recherche sur la question.
Pour en savoir plus :
- Avis et rapport relatifs aux risques liés aux émissions gazeuses des algues vertes pour la santé des populations avoisinantes, des promeneurs et des travailleurs
- Dossier
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12:19 Publié dans pollution | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
| Tags : algues vertes |
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Energies renouvelables : les pays émergents investissent plus que les pays développés
Selon le dernier rapport annuel sur les Tendances de l'investissement dans les énergies renouvelables en 2011, publié par le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE), les fermes éoliennes en Chine et l'installation de panneaux solaires sur les toits en Europe sont largement responsables de la hausse de 32% des investissements mondiaux dans les énergies vertes observée l'année dernière.
Des investissements en hausse de 540% depuis 2004
Les investisseurs ont investi un montant record de 211 milliards d'euros dans les énergies renouvelables, soit environ un tiers de plus que la somme de 160 milliards d'euros investis en 2009, et une hausse de 540% depuis 2004.
Pour la première fois, les économies en développement ont dépassé les pays développés en termes de "nouveaux investissements financiers" dans le secteur.
72 milliards de dollars ont été investis dans les pays en voie de développement, contre 70 milliards de dollars dans les économies développées.
Ces chiffres contrastent par rapport à ceux de 2004, les nouveaux investissements financiers dans les pays en voie de développement ne constituaient qu'un quart de ceux des pays développés.
La Chine, premier investisseur mondial en énergie verte
En 2010, la Chine est le nouveau leader mondial en matière de nouveaux investissements financiers dans les énergies renouvelables avec un montant de plus de 48,9 milliards de dollars (soit 28%).
Dans les autres zones émergentes, on note :
-
L'Amérique du sud et centrale: jusqu'à 39%, soit 13,1 milliards de dollars.
-
Le Moyen-Orient et l'Afrique: jusqu'à 104%, soit 5 milliards de dollars.
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L'Inde: 25%, soit 3,8 milliards de dollars.
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Les pays asiatiques (en dehors de la Chine et de l'Inde): jusqu'à 31%, soit 4 milliards de dollars.
Autre évolution positive : l'investissement dans la recherche publique et le développement a grimpé de plus de 120%, soit plus de 5 milliards de dollars.
10:57 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : renouvelable |
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Climat : "L'humanité a besoin d'une révolution technologique pour éviter une catastrophe"
L'humanité a besoin d'une révolution technologique plus importante et plus rapide que la première révolution industrielle pour éviter « une catastrophe planétaire majeure » due au changement climatique et à la dégradation de l'environnement, selon un nouveau rapport des Nations Unies publié mardi.
L'humanité sur le point de dépasser les limites de la planète
Des investissements importants seront nécessaires dans le monde entier pour développer des technologies d'énergie propre, des techniques agricoles et forestières durables et des technologies permettant de réduire la production de déchets qui ne sont pas biodégradables, estime cette « Enquête mondiale économique et sociale 2011 : la grande transformation technologique verte », publiée par le Département des affaires économiques et sociales des Nations Unies (DESA).
« C'est l'expansion rapide de l'utilisation de l'énergie, principalement alimentée par les combustibles fossiles, qui explique pourquoi l'humanité est sur le point de dépasser les limites de la planète en raison du réchauffement climatique et de la perte de biodiversité », souligne le rapport.
« Une transition énergétique mondiale totale est nécessaire de toute urgence afin d'éviter une catastrophe planétaire majeure. »
Le statu quo n'est pas une option
L'enquête indique que 1 900 milliards de dollars par an seront nécessaires au cours des 40 prochaines années pour investir dans les technologies vertes.
Au moins 1 100 milliards de cette somme devront être investis dans les pays en développement pour répondre aux besoins croissants en nourriture et en énergie.
« Le statu quo n'est pas une option. Une tentative de surmonter la pauvreté mondiale grâce à la croissance des revenus générés par les actuelles technologies 'sales' dépasserait les capacités à long terme de l'environnement », conclut le rapport.
10:31 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : onu, catastrophe |
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jeudi, 07 juillet 2011
Les autoroutes de la mer sur une vague porteuse ?
Les autoroutes de la mer consistent à transférer les camions de la route sur les voies maritimes pour réduire l’impact environnemental du transport de fret tout en désengorgeant les axes routiers.
Séduisante sur le papier, cette idée a jusqu'ici beaucoup de mal à trouver sa place.
700 poids lourds par mois, un triplement en une année
Les choses sont-elles en train de changer ?
C'est ce que pense le ministre des Transports, Thierry Mariani, qui vient de se réjouir des bons chiffres de fréquentation de l’autoroute de la mer Nantes-Gijón, dont le trafic à triplé en moins d’une année.
Depuis son ouverture, en septembre 2010, la fréquentation de cette ligne maritime est passée de 245 poids lourds par mois à près de 700 poids lourds en fin d’année.
A ce jour, près de 8 000 poids lourds ont emprunté ce service pour relier la France à l’Espagne afin d’éviter les axes routiers transpyrénéens.
L'objectif de cette ligne est de transporter 100 000 poids lourds par an, soit 5% du trafic actuel entre la France et l'Espagne : on est encore très loin du compte ...
Une ligne largement subventionnée
La liaison St Nazaire-Gijon s’effectue 3 fois par semaine en 12 heures sur un navire d’une capacité de 150 remorques et 800 passagers par trajet.
Cette première autoroute de la mer franco-espagnole exploitée par le groupe Louis Dreyfus Armateurs et son partenaire italien Grimaldi, à travers leur filiale commune GLD Atlantique, a bénéficié d’une subvention européenne de 4,5 millions d’euros ainsi que de l’aide financière des Etats français et espagnol à hauteur de 15 millions d’euros chacun.
12:45 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
| Tags : autoroutes de la mer |
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Les oisillons tombés du nid pas tous en détresse
40 % des oiseaux accueillis dans les Centres de sauvegarde de Ligue de protection des oiseaux (LPO) sont des jeunes oisillons qui, pour beaucoup d'entre eux, auraient pu rester dans leur milieu naturel.
En effet, certains oisillons téméraires de plusieurs espèces (alouettes, grives, merles) quittent leur nid avant de savoir voler.
"Ils se retrouvent alors au sol où nous sommes susceptibles de les trouver. Alors que dans la plupart des cas, leurs parents ne sont pas loin, prêts à s'occuper d'eux, nous pensons bien faire en les recueillant", constate Allain Bougrain Dubourg, le président de la LPO.
Ne pas intervenir est souvent la meilleure solution
La LPO conseille à ceux qui découvrent des oisillons de les laisser ou de les remettre sur le lieu de leur découverte, dans les cas suivants :
- un oisillon en duvet ou peu emplumé : replacez-le dans son nid si ce dernier est intact.
- un oisillon bien emplumé (presque volant) : qui sautille au sol et ne vole pas encore. Laissez faire ses parents, il peut avoir quitté son nid trop tôt ou être à quelques jours de son envol.
Si vous l'avez déjà recueilli, remettez le vite où vous l'avez trouvé.
S'il se trouve en un lieu particulièrement exposé (chats, routes...), essayez de le mettre en sûreté, en hauteur, sur une branche, un muret, dans une haie ou un buisson et à proximité du lieu où vous l'avez recueilli.
Les oiseaux, contrairement aux mammifères ont un odorat très peu développé : le fait de les toucher n'entraînera donc aucun rejet par les parents, précise la LPO.
Les cas où il faut intervenir
En revanche, si un oiseau vous paraît trop jeune ou faible, et exposé à des dangers naturels (piscine, route..) ou des prédateurs domestiques (chat, chien), vous pouvez tenter de le sauver.
D'autant plus que certains appartiennent à des espèces menacées, qu'il faut impérativement protéger, souligne la LPO.
Cependant, après l'avoir recueilli, vous devrez l'acheminer vers un centre habilité. En effet, la plupart de ces oisillons sauvages sont intégralement protégés par la loi et leur détention est rigoureusement interdite, prévient la LPO.
Dans le doute et afin d'éviter tout geste irréparable, contactez le Centre de sauvegarde de la faune sauvage le plus proche (coordonnées sur http://www.lpo.fr/oiseaux-en-detresse/centres-de-sauvegarde).
Vous pouvez demander la brochure « Secourir un oiseau en détresse, les premiers gestes pour aider la faune sauvage » auprès du service Conseils de la LPO, Fonderies Royales, 8 rue du Docteur Pujos, BP 90263, 17305 Rochefort cedex / 05 46 82 12 34, dans nos centres de sauvegarde ou la télécharger sur http://www.lpo.fr/oiseaux-en-detresse/les-gestes-qui-sauvent
12:26 Publié dans animaux | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : oiseaux |
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