vendredi, 04 décembre 2009

Le Languedoc-Roussillon table sur le bio

L'agricutlure biologique peut-elle constituer une des solutions aux difficultés de l'agriculture traditionnelle, en particulier pour la viticulture méridionale rudement malmenée ?

La conversion au bio s'accélère
Le Languedoc-Roussillon le croit et le rythme de conversion au bio s'y accélère : près de 250 exploitations agricoles ont franchi le pas cette année, profitant notamment des aides du conseil régional (5,4 M€ pour toute la filière) ou du soutien de conseils généraux, notamment celui du Gard.
Ainsi, 1 328 exploitations ont été certifiées AB en 2008, soit une augmentation de 22% par rapport à 2007.

Ces chiffres sont cependant à relativiser : l'agriculture biologique ne représente que 5% la surface agricole utile en Languedoc-Roussilllon, ce qui place la région au deuxième rang en France, mais pèse encore peu dans l'économie agricole.

47 558 hectares sont consacrés au bio dont 10 835 en conversion et le vignoble régional bio est au premier rang en France.

La demande des consommateurs est solide
La 2e conférence régionale de l'agriculture biologique qui vient de se tenir à Montpellier a montré que le marché du bio était solide en dépit de la crise et correspond à une vraie demande des consommateurs.
La France est d'ailleurs obligée d'importer massivement pour y répondre.

Pour que l'agriculture bio devienne vraiment une force (6% en 2012, 20% en 2020 ?) encore faut-il que les terroirs régionaux soient préservés.
A ce propos, une convention Bi-Eau a été signée entre la Région et divers partenaires agricoles pour restaurer un bon état des ressources en eau polluées par les pesticides.

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Les oiseaux, témoins du changement climatique

A la demande du ministère de l'Ecologie, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) analyse chaque année le comportement d'espèces indicatrices, qui sont susceptibles de réagir au réchauffement climatique en cours.

L'oie cendrée n'hiverne plus en Espagne
Parmi les résultats actuels, la LPO constate que l'oie cendrée, qui hivernait principalement en Espagne, passe désormais l'hiver en France en grand nombre, ne traversant plus les Pyrénées.

Plus d'un millier de cigognes blanches hivernent actuellement dans le sud et l'ouest de la France, plutôt que de le faire en Afrique tropicale. Des hirondelles essaient, ici et là, de résister aux rigueurs du froid en hivernant dans des zones particulièrement douces, et notamment en Bretagne.

Certains lmigrateurs restent au nord de l'Europe
Certains rapaces migrateurs comme la bondrée apivore ou le busard des roseaux montrent une certaine tendance à partir plus tôt d'Europe que par le passé.
D'une part parce que ils ont fini plus tôt leur reproduction, mais aussi et sans doute, pour anticiper des périodes de sécheresse plus précoces au sud du Sahara.

En revanche, des oiseaux qui avaient l'habitude de passer la mauvaise saison sous nos latitudes ont aujourd'hui tendance à rester plus au nord, autour des mer Baltique et du nord.
C'est le cas de la macreuse noire - un canard marin nichant dans la toundra. Mais aussi de petits passereaux comme l'alouette haussecol, la linotte à bec jaune ou le bruant lapon.

Le risque d'extinctions massives
La LPO souligne qu'elle sera représentée au sommet de Copenhague par les experts de Birdlife International, de France Nature Environnement et du Réseau Action Climat : trois regroupements d'ONG dont elle est membre active.

Avec ses partenaire, la LPO défend notamment "l'impérative nécessité de protéger la biodiversité et les écosystèmes tant leur rôle est crucial dans la régulation du climat. L'arrêt complet de la déforestation et de l'assèchement des zones humides dès 2020 est par conséquent prioritaire."

Or, à la lumière d'études récentes, le réchauffement climatique est montré du doigt dans la disparition d'espèces, notamment les plus spécialisées ; celles qui ont le plus de difficulté à s'adapter à cette hausse rapide de la température.
En Europe, des oiseaux comme le pouillot siffleur, le gobemouche noir ou encore les mésanges nonnette et boréale souffrent visiblement de ces changements.

Pour la LPO , "plus la diversité spécifique d'un milieu s'amenuise plus l'ensemble de la biodiversité est fragilisée face aux bouleversements climatiques. Sa résilience à l'égard de ces agressions est fortement compromise, pouvant conduire, à terme à un véritable collapsus et à des extinctions massives."

La LPO "appelle les dirigeants du monde entier à prendre, enfin, des mesures d'urgence pour enrayer ce qui serait une catastrophe écologique de premier plan, touchant non seulement les oiseaux, mais tout le Vivant. L'Homme compris."

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jeudi, 03 décembre 2009

Grenelle de l'Environnement : des plans d'action pour former aux métiers verts

Une convention a été signée aujourd'hui entre le ministère de l'Ecologie, l'Alliance Villes Emploi et l'Ademe (Agence de développement et de maîtrise de l'énergie).

L'objectif est d'étendre à d'autres bassins d'emploi une expérimentation, testée avec succès à Bayonne, Lille et Nancy, pour mieux connaître les besoins de recrutement liés à l'application du Grenelle de l'Environnement et proposer des formations adaptées.

Lister les métiers d'avenir
A  l’horizon 2012, sur les 3 régions tests, l'expérimentation a montré que les besoins en professionnels qualifiés (maçons, menuisiers, charpentiers, couvreurs, chauffagistes, peintres, électriciens) feront plus que doubler.

Les études permettent également d’identifier les cinq professions qui seront les plus sollicitées et qui devront le plus évoluer dans les secteurs du bâtiment et des énergies renouvelables, suite aux exigences du Grenelle : 

  1. menuisiers (pour l’isolation),
  2. plombiers chauffagistes (évolution de ces métiers vers les énergies renouvelables,
  3. peintres plaquistes (isolation, toiture, parois opaques, extérieur),
  4. couvreurs (isolation, photovoltaïque, solaire thermique),
  5. électriciens.

Ces métiers manuels, de plus en plus techniques, nécessitant un travail d’équipe important, apparaissent donc comme des métiers d’avenir. Ces résultats, très précis, vont permettre une meilleure adéquation entre l’offre et la demande des emplois de la croissance verte.

Dans l’immédiat, les 3 premières maisons de l’emploi impliquées dans cette expérimentation et leurs partenaires, vont mettre en œuvre pendant 3 ans, les plans d’actions que ce travail a permis d’établir (sensibilisation, formation et emploi).

La convention signée ce jour va permettre d’étendre le dispositif non seulement à 22 bassins d’emplois mais d’élargir le diagnostic à de nouveaux secteurs d’activités.
L’Etat, l’Ademe et l’AVE accompagneront cette montée en puissance en y investissant 539 000 euros.

Languedoc-Roussillon et Paca concernés
Voici la liste des 22 bassins d’emploi concernés :

Alsace : MDE de Saverne. Aquitaine : MDE de Bordeaux. Basse Normandie : MDE du Cotentin. Bretagne : MDE de Rennes, MEDEFI Pays de Redon et Vilaine. Corse : MDE d’Ajaccio. Haute Normandie : MDE du Bassin Dieppois. Ile de France : MDE des Bords de Marne, MDE Plaine Commune. Languedoc Roussillon : MDE de la Petite Camargue Héraultaise, MDE du Bassin d’Emploi de Perpignan. Limousin : MDE Pays Ouest Creusois. Midi Pyrénées. MDE Pays Midi Quercy. Nord Pas de Calais : MDE Dunkerque, MDE Lens Liévin Hénin Carvin, Valenciennes. PACA : MDE Ouest Provence. Pays de la Loire : MDE Sarthe Sud. MDE Métropole Nantaise. Picardie : MDE Bohain en Vermandois/MDE Saint Quentinois. Rhône Alpes : MDE de Lyon. MDE Pays Voironnais et Sud Grésivaudan.

16:51 Publié dans croissance verte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grenelle, méetiers d'avenir | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

"Mangez Végétarien" demande à Nicolas Sarkozy d'instituer une journée sans viande par semaine

L'association Mangez Végétarien indique sur son site qu'elle demande à Nicolas Sarkozy de mettre en place une journée sans viande hebdomadaire, "à l’exemple de celle adoptée avec succès par la ville de Gand en Belgique."

Changement climatique et bienfaits pour la santé
Pour l'association, "une journée sans viande permettrait à tous les citoyens de prendre part à la lutte contre le réchauffement climatique et de s’habituer à s’alimenter de façon plus saine. Cette démarche à la portée de tous permettrait de profiter des bienfaits de l’alimentation végétarienne, à savoir la réduction des maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 ou certains cancers."

L'association rend publique cette demande le jour où le chanteur Paul McCartney et Rajendra Pachauri, Président du GIEC et Prix Nobel de la Paix, sont intervenus au Parlement Européen afin de présenter un moyen de lutter contre le réchauffement climatique et proposer une politique alimentaire durable.

 Lors de cette audition intitulée « Moins de viande = Moins de réchauffement », ils ont exhorté les leaders mondiaux à mettre en place une politique alimentaire afin de diminuer la consommation de viande dans le monde.

"En effet, selon un rapport de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) publié en 2006, la consommation de viande génère 18% des gaz à effet de serre, soit plus que les transports. Notre fourchette est le meilleur moyen de lutter contre le réchauffement climatique !", remarque Mangez Végétarien.

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Ligne TGV : le financement du contournement Nîmes-Montpellier est bouclé

Il reste à le faire approuver par Nîmes Métropole (qui délibèrera le 7 décembre) mais le principe du financement du contournement de la ligne grande vitesse Nîmes Montpellier est bouclé.

L'issue du vote ne fait guère de doute puisque la ville de Nîmes a obtenu gain de cause sur la construction d'une gare TGV à Manduel.

Sur un coût total d'1,6 milliard d'euros, l'Etat et Réseau Ferré de France apporteront un peu plus d'un milliard.

Sir les 500 millions restants, la Région apportera la plus grosse part, soit 370 M€ (en prenant à son compte la part du département de l'Hérault qui refuse de s'associer au financement), le département du Gard et les agglos de Nîmes et Montpellier supportant le reste, soit environ 30M€ pour chaque collectivité.

On estime que le chantier pourrait créer environ 15 000 emplois sur cinq ans, la mise en service intervenant en 2015.

11:58 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tgv, nimes, montpellier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook