samedi, 31 janvier 2009

Transports : le Grenelle se traduit en chiffres

imagtgv.jpgLe Grenelle de l'environnement commence-t-il à infléchir la politique des transports ? Certains écologistes en doutent, faisant remarquer que le plan de relance de l'activité fait encore la part bien belle aux autoroutes.

Borloo lyrique
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, se montre, lui, lyrique.

Hier, commentant le budget de l’Agence de Financement des Infrastructures de Transport de France (AFITF), il a déclaré : "L’augmentation historique du budget de l’AFITF en 2009 traduit la conviction du gouvernement que le développement des infrastructures de transport ferroviaires, maritimes et fluviales contribuera de façon décisive au respect de nos engagements dans le domaine du développement durable et à la relance de notre activité économique à court et moyen termes. Ce budget apporte donc une nouvelle démonstration de l’existence d’un cercle vertueux entre croissance et protection de l’environnement qui fonde l’émergence d’un nouveau modèle de croissance pérenne, robuste et attentive aux équilibres fondamentaux ».

Changement de priorité
Les chiffres confirment cette inflexion.
Ce budget s’établit en 2009 à plus de 2,8 Mds € en crédits de paiement (CP), soit une hausse de 34 % par rapport à 2008.
Il engage par ailleurs plus de 4,2 Mds € de nouveaux projets : cette enveloppe représente un accroissement de 28 % par rapport à 2008.

Ce budget traduit la priorité donnée aux modes de transport alternatifs à la route, qui représenteront cette année 69 % des nouveaux engagements, soit plus de 2,9 Mds €.

Lignes à grande vitesse
821 M€ d’autorisation d’engagement (AE) et 611 M€ de CP seront mobilisés au titre des lignes à grande vitesse actuellement en construction (LGV Rhin-Rhône branche Est, LGV Perpignan-Figueras).
Seront aussi accélérés les travaux préparatoires des LGV Bretagne-Pays-de-Loire et LGV Est 2ème phase.

Ces crédits accompagnent les travaux et études préalables à la réalisation des autres grands projets à venir, dont la réalisation est inscrite dans le projet de loi de programme relatif à la mise en œuvre du Grenelle Environnement (LGV Sud-Europe-Atlantique, contournement de Nîmes et Montpellier, LGV Rhin-Rhône branches ouest et sud, LGV PACA, Lyon-Turin, CDG-Express).

Transports en commun
Le volet 2009 du plan de développement des transports en commun en site propre (TCSP) également prévu par le Grenelle (1 500 km réalisés d’ici 2020) se traduit par l’inscription de 320 M€ d’AE et 352 M€ de CP dans le budget 2009 de l’AFITF afin notamment d’accélérer les paiements en Ile-de-France et de répondre aux besoins exprimés dans le premier appel à projets pour les TCSP hors Ile-de-France.

Une enveloppe spécifique est également ouverte pour soutenir les projets innovants de fret ferroviaire et maritime (165 M€ d’AE et 45 M€ de CP).

Enfin, le programme de modernisation des ports, annoncé lors de la réforme des grands ports maritimes, est engagé (38 M€ d’AE et 27,3 M€ de CP).

La route à la portion congrue ?
S’agissant des investissements routiers, 490 M€ d’AE et 123 M€ de CP sont ouverts pour financer la première année des projets de modernisation des itinéraires qui prennent la suite des contrats de plan état région et ont vocation, conformément au Grenelle Environnement, à financer les seuls investissements justifiés par le traitement des points de congestion, les problèmes de sécurité ou les besoins d’intérêt local, en limitant strictement leurs impacts sur l’environnement.

Et le plan de relance ?
Enfin, le budget 2009 de l’AFITF finance l’accélération et l’amplification des programmes d’investissement dans le domaine des infrastructures de transport, telles qu’elles ont été arrêtées dans le programme de relance annoncé par le Président de la République le 4 décembre 2009 et voté par le Parlement le 29 janvier 2009.

605 M€ d’AE et 324 M€ de CP abondent ainsi le budget de l’AFITF au titre des volets ferroviaires des contrats de projets Etat-Régions (CPER), des études et travaux préalables sur les grands projets de LGV et de transport fluvial (LGV-Est seconde phase, LGV Bretagne-Pays de Loire et Canal Seine-Nord Europe), des investissements d’accessibilité des gares aux personnes à mobilité réduite et des projets de modernisation des itinéraires (PDMI) routiers.

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vendredi, 30 janvier 2009

2e EPR : les écologistes voient rouge

Il fallait s'y attendre : la décision de Nicolas Sarkozy d'autoriser la construction d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération (EPR) en France, à Penly (Seine-Maritime), a provoqué une montée de tension chez les écologistes.

"Résistance citoyenne"
Ainsi, le réseau Sortir du nucléaire estime que cette décision "détournera la France de son engagement de parvenir à 20% d'énergies renouvelables en 2020".
Le mouvement, qui se réunit ce week-end à La Rochelle, entend organiser "la résistance citoyenne" et annonce qu'il attaquera en justice les autorisations de construire l'EPR à Penly.

"Erreur historique"
Pour France nature environnement (FNE - 3.000 associations), il s'agit d'une "erreur historique".
"Il faut en finir avec un modèle énergétique centralisé, fragile en consommation de pointe, inadapté aux territoires et contraire à l'objectif premier de réduction de la consommation d'énergie, négocié lors du Grenelle de l'environnement",
estime Sébastien Genest, président de FNE.

"Déni de démocratie"
Greenpeace dénonce une "décision prise sans concertation, un déni total de démocratie en contradiction avec les engagements du Grenelle de l'environnement".
"Ce deuxième EPR est le signe qu'en France, on privilégie la consommation tous azimuts et non l'efficacité énergétique et les renouvelables", indique Yannick Rousselet de Greenpeace France.

"Aberration industrielle"
Enfin, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, a indiqué que son parti "demande de stopper cette aberration industrielle qui ne repose sur aucune justification énergétique, environnementale et même économique. Le chantier finlandais se révèle un gouffre financier alors que le chantier de Flamanville accumule les retards techniques. Le contribuable français a d’autres soucis que d’enrichir les actionnaires d’EDF".

15:40 Publié dans energie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucleaire | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Montpellier : regards croisés sur la grippe aviaire

Plus de 130 chercheurs (biologistes, vétérinaires, médecins, écologues, sociologues, économistes), originaires de 30 pays et représentant une quarantaine d'institutions, se sont réunis en décembre au Cirad de Montpellier pour faire le point sur deux projets de recherche sur la grippe aviaire (virus de l'influenza) en milieu tropical.

Virus sous surveillance
Le projet Gripavi (Ecologie et épidémiologie de la grippe aviaire et de la maladie de Newcastle dans les pays du Sud) est piloté par le Cirad et financé par le ministère des Affaires étrangères et européennes.
Il intègre et coordonne six observatoires en Afrique et en Asie pour des recherches épidémiologiques, virologiques et écologiques sur les oiseaux sauvages et les volailles domestiques.

Le second se nomme Ardigrip et porte sur les conditions d'émergence des virus influenza et les conséquences sur les populations humaines et animales.
Il est financé par l'AIRD et il est davantage centré sur l'écologie du virus, la gestion du risque pandémique et les nouvelles approches thérapeutiques et vaccinales.

Mise en réseau
Les participants, venus d'horizons scientifiques différents, ont pu croiser leurs expériences sur ces sujets et mettre en réseau leurs approches et leurs résultats autour de quatre axes principaux : virologie et approches thérapeutiques et vaccinales, écologie du virus, épidémiologie animale, sciences humaines et sociales.

En clôture de cette rencontre, deux ateliers sur les conditions d'émergence du virus et les stratégies de contrôle ont permis de conforter les liens entre les travaux de recherche engagés et les demandes exprimées par les gestionnaires et les politiques.

En 2009, la collaboration entre les deux projets se focalisera sur les procédures, les outils et les méthodes de surveillance de la grippe aviaire chez l'animal et chez l'homme.

Prochain rendez-vous des chercheurs : décembre 2009 à Dakar.

11:16 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Thon : pêcheurs et chercheurs coopèrent enfin

hottopic_2.jpgDans le passé, les relations entre pêcheurs et scientifiques n'ont pas toujours été sereines autour du sujet hautement polémique de la pêche au thon rouge.
Etat des stocks, avenir de la ressource, surveillance des captures : les points de friction ne manquaient pas.

Coopération durable
L'heure est-elle désormais au dialogue dépassionné ? C'était en tout cas l'objectif de l'Ifremer en organisant, la semaine dernière à Sète, un atelier consacré au thon rouge qui a réuni une trentaine de professionnels et leurs représentants, des représentants des pêcheurs sportifs, d’ONG, d’administrations (DPMA et DRAM) et des experts de l’Ifremer et de l’IRD.

L’objectif était de poursuivre un dialogue et de jeter les bases d’une coopération constructive durable pour l’amélioration des connaissances sur le thon rouge et les pêcheries françaises.

Objectif atteint, semble-t-il, après des échanges parfois animés.
S'il existe encore des points de désaccord, "l’ensemble des participants a montré un vif désir de contribuer tant en qualité qu’en quantité à la récolte des informations utiles pour enrichir le diagnostic scientifique sur cette ressource", indique l'Ifremer.

Suivis aériens
Plusieurs décisions ont été prises.
Dès cette année, les suivis aériens sur le golfe du Lion seront repris pour élaborer un indice d’abondance du thon rouge à partir de données scientifiques indépendantes de la pêche.

En 2009, cette campagne de survol sera assurée par l’Ifremer. Un professionnel sera embarqué au côté de l’observateur scientifique pour un partage d’expériences et par souci de transparence. Il est également envisagé d’utiliser un navire professionnel sur zone pour estimer – au sondeur – la biomasse correspondante aux bancs observés par avion.

Une réunion technique sera programmée au printemps sous l’égide de la Commission thon rouge du CNPMEM, pour discuter notamment de l’opportunité d’intensifier la prospection sur le plateau continental.

Poursuite des marquages
Il a aussi été décidé de poursuivre les campagnes de marquage conventionnel menées depuis 2006 par les pêcheurs sportifs de Méditerranée et d’Atlantique ainsi que des campagnes de marquage électronique menées par l’Ifremer en Méditerranée en collaboration avec certains pêcheurs sportifs.

Les professionnels ont exprimé leur volonté de participer à ces opérations de marquage en achetant des marques électroniques et en opérant le marquage à partir de navires professionnels.
Ils s’engagent à améliorer le taux de retour des marques (très faible en Méditerranée) même si celles-ci sont difficiles à repérer du fait du transfert des thons dans les cages d’embouche.

Une étude socio-économique de la filière
Les professionnels sont favorables au lancement d'une étude socio-économique sur l'avenir de la filière.
Un projet qui pourrait être mené à bien par l'Ifremer et l’IRD  mais dont la configuration dépendra des collaborations et des budgets qui pourront être mobilisés.
Une réunion sur ce sujet sera programmée à l’automne, à l’issue de la campagne 2009.

Prélèvements biologiques
Les professionnels ont proposé leurs services pour effectuer des prélèvements biologiques sur les poissons morts avant le transfert dans les cages. Cette proposition a été bien accueillie par les scientifiques.  

Greenpeace propose par ailleurs d’accueillir des scientifiques sur son navire pour effectuer des études spécifiques (prélèvements larvaires par exemple) lors des campagnes de suivi que l’ONG effectue en Méditerranée depuis 2006.

Quota en nombre de poissons ?
Enfin, les professionnels ont évoqué la possibilité de mettre en place un quota en nombre de poissons et non en poids (comme c’est le cas actuellement).
Même s’il s’agit davantage d’un problème de gestion, qui n’est donc pas du ressort des scientifiques, cette proposition a été jugée intéressante par certains participants. Une réflexion approfondie devrait être poursuivie sur ce sujet lors de futures réunions, notamment entre les professionnels et l’administration.

10:01 Publié dans pêche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

jeudi, 29 janvier 2009

Nucléaire : le 2e EPR à Penly, selon Le Figaro

Ce ne serait ni Tricastin (Drôme), ni Marcoule (Gard), ni Chooz (Ardennes) mais Penly.
Selon l'édition Internet du Figaro, l'Elysée annoncera aujourd'hui que le site de Seine-Maritime a été retenu pour accueillir le deuxième EPR (réacteur nucléaire de nouvelle génération) français. 
Le premier EPR est en construction à Flamanville (Manche).

EDF serait investisseur et opérateur majoritaire mais son concurrent GDF Suez pourrait être retenu comme partenaire minoritaire. 

L'Elysée pourrait annoncer dans la foulée la programmation d'un troisième EPR qui serait attribué à GDF Suez pour permettre au nouveau groupe de s'imposer comme deuxième opérateur nucléaire civil en France.
Histoire de mettre fin à un monopole qui indispose Bruxelles.

Et où serait implanté ce troisième EPR ?  Peut-être à Tricastin ou à Marcoule...

L'Elysée a confirmé cette information dans la soirée annonçant que les travaux débuteront en 2012.

21:13 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

France : baisse de 2% des émissions de gaz à effet de serre

Jean-Louis Borloo ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, annonce une baisse de 2 % des émissions de gaz à effet de serre de la France pour l’année 2007 par rapport à l’année 2006.
Pour 2007, elles sont estimées à environ 531 millions de tonnes équivalent CO2 (MteqCO2) selon le dernier rapport finalisé.

Les émissions de la France sont inférieures de 5.6 % au plafond fixé par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012, soit 564 MteqCO2. Alors que l’application du protocole de Kyoto a débuté en 2008, la France est l’un des rares pays industrialisés dont les émissions se situent d’ores et déjà en deçà de son engagement international.

La baisse enregistrée en 2007 fait suite à une baisse de 2.2 % enregistrée en 2006.

« Je me félicite de cette nouvelle diminution des émissions de gaz à effet de serre de la France. Elles sont au plus bas niveau historique depuis 1990 et nous sommes en bonne position pour respecter le protocole de Kyoto. Mais nous voulons aller beaucoup plus loin. C’est ce que je propose dans le projet de loi « Grenelle 1 », débattu aujourd’hui même au Sénat », a déclaré le ministre.

18:29 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, gaz, effet de serre | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Les exploitants de carrières parlent vert

carrieres.jpgSouvent accusées d'être des verrues paysagères, les carrrières n'ont pas une bonne image environnementale.
Et leur exploitation perturberait gravement la faune et la flore, selon beaucoup de défenseurs de la nature.

Faux, répondent les exploitants.
Lors d'un colloque organisé récemment à Avignon,  les représentants régionaux (Languedoc-Roussillon, Paca, Rhône-Alpes) de l'Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction (Unicem) ont plaidé que les carrières sont au contraire "une opportunité pour la biodiversité".

Réservoirs de biodiversité
A l'appui de leur affirmation, les industriels du secteur affichent les résultats d'études nationales ou d'inventaires (menés sous la direction d'un conseil scientifique du Museum d'histoire naturelle) montrant la richesse du patrimoine écologique des carrières en exploitation ou réaménagées.
La faune et la flore y seraient particulièrement diversifiées : plantes, oiseaux, amphibiens, reptiles, insectes y pullulent et les espèces menacées y trouvent refuge.

Présent au colloque, Sébastien Teyssier, de la Ligue de protection des animaux (LPO) de la Loire, a témoigné : "Lorsque nous avons constaté que 70% des hirondelles de rivages de notre région nichaient dans les carrières, la nécessité de travailler étroitement avec les industriels de l'Unicem de Rhône-Alpes est devenue une évidence".

Sur le terrain, d'autres expériences montrent que l'activité économique peut cohabiter avec la défense de la biodiversité comme sur le site de Sainte-Sépharade dans les Bouches-du-Rhône ou dans la zone de protection spéciale (ZPS) des Basses Corbières dans les Pyrénées-Orientales.

Respect des bonnes pratiques
Cette compatibilité passe cependant par le strict respect de bonnes pratiques que la profession a formalisées dans des guides nés de la collaboration avec les services de l'Etat et qu'elle s'efforce de diffuser en interne.
Ce savoir-faire permet aux industriels du secteur d'envisager avec une relative sérénité la mise en oeuvre du Grenelle de l'environnement.

Concluant le colloque, Robert Barbault, directeur du département écologie et gestion de la diversité au Museum d'histoire naturelle, a indiqué : "Les carriers se sont approprié la biodiversité. C'est une leçon que le scientifique que je suis reprend à son compte. Il ne faut pas s'arrêter là. Ce qui a été capitalisé au cours des années passées devra être rentabilisé dans les années futures pour le bénéfice de la société française et de la biodiversité".

11:13 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mercredi, 28 janvier 2009

Montpellier : Millésime Bio joue le marché mondial

vignettevin.jpg6 140 hectares en production dont 1 859 en conversion, soit une augmentation de 16% entre 2007 et 2008, le Languedoc-Roussillon est le vignoble bio le plus dynamique de France avec plus de 400 producteurs.

Pas étonnant que Montpellier accueille jusqu'à ce soir le salon professionnel international Millésime Bio qui réunit producteurs et metteurs en marché.
Une manifestation qui affiche clairement son statut : le seul salon mondial des vins issus de l'agriculture biologique et qui montre la montée en qualité et en gamme de produits de mieux en mieux faits.

Un marché dynamique
L'aventure a commencé modestement en 1991 avec la création de l'Association interprofessionnelle des vins biologiques du Languedoc-Roussillon (AIVB-LR).
Quelques producteurs avaient pressenti que le grand public aurait envie de boire des vins plus naturels, moins traités que ceux habituellement mis sur le marché et dont une étude récente a mis en évidence l'imprégnation en pesticides.

Aujourd'hui, l'AIVB-LR rassemble 100 caves particulières, 4 caves coopératives et 7 entreprises de mise en marché.

Dès 1993, l'association avait lancé le premier salon Millésime Bio dont le succès  a grandi au fil des années jusqu'à accueillir en 2009 plus de 300 exposants venus de France mais aussi d'Allemagne, Espagne, Italie, Portugal, Royaume-Uni, etc.
Dégustations, concours international de vins, conférences, rendez-vous d'affaires figurent au programme.

Millésime Bio se tient les années impaires à Montpellier, les années paires à Perpignan.

"Force de frappe mondiale"
Lors de l'inauguration du salon, Georges Frêche, le président du conseil régional, a mis en exergue la croissance de la consommation de vin bio dans un marché du vin plutôt déprimé. Il a estimé que la production de vin bio est "un atout pour la région, une force de frappe mondiale".

La Région soutient l'organisation du salon et plus globalement la promotion du vin bio au sein de la marque régionale Sud de France.

Jusqu'à 17 heures aujourd'hui au parc des expositions de Montpellier.

10:28 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vins | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

mardi, 27 janvier 2009

800 collisions entre avions et oiseaux chaque année en France

accident3.jpgLa collision d'un Airbus avec des oiseaux qui décollait à New-York, le 15 janvier, obligeant le pilote à poser l'avion sur l'Hudson, est venu rappeler le danger que présentent les volatiles pour la sécurité des transports aériens.

Grâce au sang-froid du pilote américain, il n'y a pas eu de victimes mais les statistiques indiquent que depuis 1912, 90 avions civils ont été perdus dans le monde à cause des oiseaux, occasionnant 292 victimes.

Danger au décollage
Qu'en est-il en France ? Un dossier de la Direction générale de l'aviation civile permet de faire un point précis.

On y apprend que 800 rencontres d'animaux sont enregistrées en France chaque année dans l'aviation civile.
A peu près 15% d'entre elles sont classées "sérieuses".
C'est à dire qu'elles donnent lieu à des retards de trafic, à des dommages plus ou moins importants concernant la cellule et les réacteurs.

La plupart des collisions (~55%) ont lieu pendant les phases d'atterrissage et de décollage, à une hauteur inférieur à 50 pieds.
Les incidents sérieux sont deux fois plus nombreux au décollage qu'à l'atterrissage.
Les parties de l'aéronef les plus touchées sont dans l'ordre décroissant : les moteurs, la partie avant et les ailes.

Surtout les rapaces
Les statistiques établies en France au cours des deux dernières années portant sur environ 1 000 rencontres d'oiseaux montrent que les rapaces diurnes sont à l'origine du plus grand nombre de collisions avec les avions (33% des cas).

Le faucon crécerelle, la buse variable et le milan noir ont été impliqués dans 300 accidents sur cette période et le taux de collisions avec ces oiseaux pour 10 000 mouvements d'avions a doublé au cours des dix dernières années.
Les mouettes et goélands viennent en deuxième positions avec 19% des cas.

Prévention efficace
Des mesures ont été prises pour minimiser les conséquences d'une collision : les avions sont aujourd'hui plus résistants.

D'autres actions sont menées sur les aéroports eux-mêmes.

Avec des résultats tangibles. Par exemple, pour Air France, en 10 ans, le nombre d'incidents sérieux a été divisé par 3 et le nombre de réacteurs endommagés, malgré leur grande taille, a diminué de moitié.
Cette diminution par rapport aux années antérieures est liée aux actions d'effarouchement bien adaptées aux laridés (mouettes, goélands, sternes) sur les aérodromes par les équipes chargées de la lutte aviaire.

Un laser à Montpellier
Encadré par deux réserves de chasse, l'aéroport de Montpellier accueille des espèces rares et protégées comme l'outarde canepetière et le flamant rose rarement percutés sur cet aéroport.
Mais un flamant a pénétré dans la classe affaire d’un B747 le 9 janvier 1986 car le troisième hublot n’était pas certifié aux impacts d’oiseaux.
Une expérimentation avec un laser balayant la piste principale a été réalisée avec succès en 2005 et l'appareil est utilisé depuis.

L'aéroport de Marseille subit la présence de nombreux goélands, attirés par des décharges publiques proches.
En 2005, l'Etat a été condamné à verser 3,2 millions d'euros à la compagnie Air France après l'ingestion dans un réacteur de goëlands attirés par un cadavre de hérisson sur la prise principale....

09:16 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, transports | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

lundi, 26 janvier 2009

Le loup a-t-il recolonisé les Cévennes ?

imagesloup.jpgDes traces de loup ont été repérées jeudi dernier sur la commune des Bondons, en Lozère,  et un agent du parc des Cévennes affirme qu'il a pu observer visuellement l'animal.

La préfecture a confirmé l'information, précisant que des agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et du parc national avaient suivi les traces dans la neige et réalisé des prélèvements transférés pour analyse à Lyon.
Les résultats définitifs des analyses ADN seront connus dans trois semaines.

Déjà en 2007
Des traces de deux loups, une femelle âgée et un jeune mâle, avaient déjà été confirmées en février 2007 sur la commune de Saint-Laurent-de-Muret en Lozère.

La préfecture cherche à savoir si le nouvel animal repéré est l'un d'eux. Si tel est le cas, l'Etat pourrait confirmer que le département de la Lozère est désormais habité par le loup après qu'il a été observé deux hivers consécutiifs.

On sait déjà que plusieurs loups ont été repérés, voici deux ans, dans les Pyrénées-Orientales.
L'extension de l'aire géographique de l'animal, peut-être venu d'Italie et qui a déjà repris pied au Sud des Alpes, s'inscrit dans cette recolonisation.

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