samedi, 28 février 2009
Borloo met à l'eau le Grenelle de la mer
" La mer est le monde le plus inconnu de notre sphère connue. C'est la nouvelle conquête spatiale ! "
Il se montrait lyrique, hier, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, pour présenter le futur Grenelle de la mer qui va réunir durant trois mois autour d'une table commune experts et représentants des syndicats, du patronat, des collectivités territoriales, de l'État et des associations.
Un enjeu de taille
Ce qui a bien fonctionné pour le Grenelle de l'environnement donnera-t-il de bons résultats pour la mer ?
L'enjeu est de taille pour notre pays, deuxième puissance maritime mondiale grâce à ses départements et territoires d'Outremer.
Enjeu écologique et économique majeur (600 000 emplois en France), la mer est paradoxalement un univers mal connu et qui relève, chez nous, d'une administration éparpillée.
Dans un mois, quatre groupes de travail vont être mis en route pour plancher sur :
- le développement harmonieux du littoral (pollutions et risques industriels, aménagement du littoral, développement des ports, création d'une filière de démantèlement des navires) ;
- le développement d'activités maritimes compétitives et soutenables sur le plan environnemental (transports maritimes, énergies marines renouvelables, aquaculture) ;
- la valorisation des métiers de la mer (formation, emploi, sécurité des travailleurs et sauvetage en mer) ;
- l'instauration d'une nouvelle gouvernance du niveau local au niveau mondial.
Une administration maritime réformée
La réflexion du Grenelle de la mer portera aussi sur la réforme d'une administration maritime aujourd'hui éparpillée entre de nombreux centres de décision territoriaux ou sectoriels (Equipement, Environnement, Pêche, Défense, Industrie, etc).
L'organisation actuelle ressemble à un mille-feuilles empilant cinq directions régionales (Boulogne-sur-Mer, Caen, La Rochelle, Sète, Ajaccio) et cinq directions interrégionales (Le Havre, Rennes, Nantes, Bordeaux, Marseille), 16 directions départementales et 5 directions interdépartementales (dont Aude-Pyrénées Orientales et Hérault-Gard).
L'idée serait de passer à une gestion intégrée, dans le cadre des futurs schémas de façade, grâce à une administration maritime spécialisée et interministérielle.
La nouvelle organisation devrait regrouper 4 directions régionales : Nord-Pas-de-Calais-Normandie ; Bretagne-Pays-de-Loire ; Poitou-Charentes-Aquitaine ; Languedoc-Roussillon-Paca-Corse.
Enfin, des directions départementales chargées du littoral et de la mer, adossées aux directions départementales des territoires, devraient être créées.
Photo (Greenpeace) : le port de Sète.
En savoir plus : le dossier de présentation du Grenelle de la mer.
10:55 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 27 février 2009
Nucléaire : Greenpeace dénonce le transport vers le Japon du Mox produit à Marcoule (Gard)
Greenpeace révèle que "la plus importante cargaison de matière fissile jamais transportée" quittera la France pour le Japon au milieu de la semaine prochaine.
1,8 tonne de plutonium (quantité permettant de fabriquer 225 bombes nucléaires, selon Greenpeace France) traversera ainsi la moitié de la planète en plus de deux mois.
Sous très haute surveillance
Selon Greenpeace, deux navires britanniques, le Pacific Pintail et le Pacific Heron, doivent quitter leur port d'attache de Barrow in Furness, au Royaume-Uni, d'ici la fin de cette semaine.
Ils accosteront dans le port de Cherbourg (Manche) pour prendre livraison d'une cargaison de 65 assemblages de combustible au plutonium Mox (« mixed oxyde », mélange de plutonium et d'uranium naturel).
Deux nuits de suite, un convoi de camions sous très haute surveillance livrera la cargaison, qui prendra la mer à destination du Japon, traversant les eaux territoriales d'États "qui ne sont même pas informés de leur passage", affirme l'organisation écologiste.
"Des risques pour rien"
Greenpeace affirme que ces transports de produits radioactifs "comportent des risques considérables de prolifération et de détournement des matières et de prolifération militaire."
Enfin, Greenpeace rappelle que plusieurs voyages de matières fissiles ont déjà eu lieu vers le Japon, en 1984, 1992, 1999 et 2001, sous le prétexte d'utiliser le Mox comme carburant dans des réacteurs nucléaires :" À chaque fois, le programme a échoué. Le Mox n'a jamais été utilisé et a fini stocké comme déchet radioactif."
09:52 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : nucleaire, risques |
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L'éco-prêt à taux zéro, comment ça marche ?
Mesure phare du Grenelle de l'Environnement, l'éco-prêt à taux zéro pour la rénovation thermique des logements a été lancé hier par Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie.
Une première convention a été signée avec les professionnels du crédit, les professionnels du bâtiment et de l'immobilier et l'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
- Qui peut bénéficier de l'éco-prêt ?
Tous les particuliers pour des projets d'économies d'énergies dans leurs résidences principales construites avant le 1er janvier 1990, y compris les copropriétés et les logements mis en location. - Est-ce cumulable avec d'autres dispositifs ?
L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les autres dispositifs de soutien, notamment le crédit d’impôt développement durable (sous condition de ressources), les aides de l’Agence nationale de l’habitat et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le nouveau prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. - Quelle durée, quel montant ?
D’une durée de 10 ans, pouvant être étendue jusqu’à 15 ans par la banque, il permet de financer jusqu’à 30 000 € de travaux d’amélioration de l’efficacité énergétique du logement. - A partir de quand ?
Les personnes intéressées peuvent déjà contacter les entreprises du bâtiment pour obtenir des conseils sur les travaux à réaliser. Les banques distribueront l’éco-prêt à taux zéro dès le mois d’avril. Les premiers travaux de rénovation thermique financés par l’éco-prêt pourront donc être réalisés dès le printemps 2009. - Pour quels travaux ?
Les opérations sont finançables :
- si si elles mettent en œuvre un « bouquet de travaux », c’est-à-dire un ensemble de travaux cohérents (par exemple isolation du toit et installation d'une pompe à chaleur) dont la réalisation simultanée apporte une amélioration très sensible de l’efficacité énergétique du logement ;
- ou s’il s’agit de travaux recommandés par un bureau d’étude thermique permettant d’atteindre une performance globale minimale. Les frais d’études ou de maîtrise d’ouvrage associés, ainsi que les travaux induits seront également éligibles.
Le logement social aussi
Par ailleurs, une convention a été signée avec l’Union sociale pour l’habitat (qui représente les bailleurs sociaux) pour financer la rénovation d’ici à 2020 des 800 000 logements sociaux les plus consommateurs d’énergie, la rénovation de 100 000 d’entre eux en 2009 et 2010, avec une priorité accordée aux logements situés en classe F ou G du diagnostic de performance énergétique, le début des premiers programmes dès le mois d’avril 2009.
Une première enveloppe de 1,2 milliard d’euros de prêts au taux fixe de 1,9 % sur une durée de 15 ans, est disponible pour financer sur la période 2009-2010 la réhabilitation énergétique de 100 000 logements.
L’Etat a confié la distribution de l’éco-prêt logement social à la Caisse des Dépôts, en cohérence avec la mission de financement du logement social de la CDC et la priorité qu’elle accorde au développement durable dans son plan stratégique « Elan 2020 ».
Pratique : un formulaire de demande d'éco-prêt.
09:30 Publié dans croissance verte | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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jeudi, 26 février 2009
Thon rouge : la Commission veut vite transposer le plan de la Cicta pour reconstituer les stocks
La Commission européenne a adopté aujourd'hui une proposition visant à transposer en droit communautaire le plan pluriannuel de reconstitution des stocks de thon rouge de l'Atlantique Est et de la Méditerranée, adopté en novembre 2008 à Marrakech.
Lors de la réunion de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (Cicta), il avait été décidé de réviser à la baisse les quotas de prises et la durée de la campagne de pêche.
Des mesures plus strictes de surveillance de la pêche avaient également été adoptées.
La Commission indique qu'il faut "prendre immédiatement des mesures radicales pour assurer l'avenir du stock de thon rouge".
L'objectif est de rendre ces mesures applicables pour la prochaine campagne de pêche.
Une diminution de 30% en deux ans
Le total admissible des captures de thon rouge pour les navires communautaires a été ramené à 12 406 tonnes pour 2009, contre 16 210 tonnes en 2008, et ne sera plus que de 11 237 tonnes en 2010, ce qui correspond à une réduction de 30 % sur deux ans.
Du 24 au 27 mars, le comité d'application de la Cicta se réunira à Barcelone afin d’évaluer le respect par les parties contractantes des mesures établies en 2007 et 2008, conformément aux décisions prises à Marrakech en novembre dernier.
17:56 Publié dans pêche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Le nouveau site Internet du CSFD pour mieux comprendre la désertification
Le Comité scientifique français de la désertification (CSFD) lance son nouveau site Internet afin de favoriser l'accès à des informations scientifiques sur la dégradation des terres, la désertification, leurs implications et les moyens d'inverser la tendance.
Disponible en français et en anglais, le site propose un ensemble de ressources et d'informations très riches destinées à tous publics.
Outre la description des actions et de la vie institutionnelle du Comité, le site affiche des collections de documents et des pages thématiques. L'internaute peut y effectuer des recherches bibliographiques en temps réel sur la base de données.
Financé par le ministère de l'Ecologie, l'Agence française de développement et le ministère des Affaires étrangères, le CSFD est hébergé à Montpellier par Agropolis International.
11:16 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Autoroutes de la mer : l'Atlantique file plus vite que la Méditerranée
On a retrouvé les Arlésiennes ! Les premières autoroutes de la mer (qui consistent à embarquer des camions dans les bateaux), dont on parle depuis 2001, sortent enfin des cartons.
Entre la France et l'Espagne
Demain, Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des Transports, et son homologue espagnole, Magdalena Alvarez Arza, signeront, en présence des représentants de Louis Dreyfus Armateurs et Acciona Trasmediterranea, une déclaration commune sur la mise en service avant fin 2009 de deux autoroutes de la Mer entre la France et l’Espagne.
Ces deux services d’autoroutes de la mer Atlantique permettront à terme un report de 100 000 poids lourds/an.
Elles relieront Nantes - Gijon, Nantes - Vigo et le Havre - Vigo - Algeciras
Ces deux autoroutes seront subventionnées chacune à hauteur de 30 millions d'euros, à raison de 15 millions par pays.
Enfin le vrai départ ?
Lors du Grenelle de l'Environnement, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, avait annoncé "un développement massif des autoroutes maritimes" pour désengorger les routes du transport de marchandises.
L'objectif est défendu depuis plusieurs années par l'Europe qui a dessiné les grandes lignes d'un réseau d'autoroutes en Mer du Nord, dans l'Atlantique et en Méditerranée.
Des liaisons sont notamment envisagées entre la France, l'Italie, le Portugal et l'Espagne ainsi que vers l'Afrique du Nord.
Malgré ces bonnes intentions, les projets d'autoroutes ont eu du mal à émerger au point que Dominique Bussereau a chargé l'ancien sénateur Henri de Richemont d'une mission d'étude pour identifier les difficultés (juridiques, techniques, économiques) persistantes et les moyens de les surmonter.
Au départ de la France, la ligne qui ressemble le plus à une autoroute de la mer relie, trois fois par semaine, Toulon à Civitavecchia (Rome) mais elle ne semble pas encore avoir atteint son seuil de rentabilité.
11:04 Publié dans transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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mercredi, 25 février 2009
Arrêté suspendu : la martre et la belette vont-elles redevenir des animaux "nuisibles" ?
Un arrêté du 2 décembre 2008 a retiré la martre et la belette de la liste des animaux considérés comme "nuisibles".
Ce retrait va-t-il être remis en cause à la demande des chasseurs ?
On peut s'interroger après la rencontre, aujourd'hui, entre Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, et Charles-Henri de Ponchalon, président de la Fédération nationale des chasseurs.
L'application de l'arrêté suspendue
En effet, le ministère a indiqué que Jean-Louis Borloo, "après avoir écouté les arguments" du président national des chasseurs, a considéré que l’arrêté du 2 décembre 2008 concernant la martre et la belette "n’avait pas été pris conformément aux principes" qui régissaient la table ronde sur la chasse.
En clair, Nathalie Kosciusko-Morizet n'en aurait fait qu'à sa tête pour satisfaire les écolos ....
De plus, il est apparu nécessaire au ministre de disposer des résultats d’une étude scientifique que le Muséum National d’Histoire Naturelle rendra le 15 mai et du rapport demandé au député Pierre Lang sur ce sujet.
Dans l’attente d’une nouvelle discussion sur ces bases au sein de la table ronde chasse réunissant les chasseurs et les associations de protection de la nature, l’application de cet arrêté sera suspendue.
Il faut savoir que le président national des chasseurs avait écrit au président de la République pour réclamer l'abrogation du décret.
Sus aux sangliers
Cette réunion avait pour objet de faire le point sur les mesures en faveur de la chasse prises par le gouvernement (dates d'ouverture et fermeture de la chasse, table ronde. groupe d'experts sur les oiseaux).
La convention entre l’Office national de l'eau et des milieux aquatiques et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, qui place la police de l’environnement sous l’autorité des préfets, sera signée avant le 10 mars.
C'était une revendication des chasseurs.
Parmi les actions prioritaires pour les prochaines semaines, ont été annoncés le lancement d’un plan national de régulation des sangliers et la mise en place d’ici mai 2009 d’une concertation sur la généralisation des prélèvements maximum autorisés.
Le ministre a annoncé qu’il signerait, avec la Commission Européenne, le guide interprétatif sur la chasse, fruit d’une collaboration des chasseurs et des associations de protection de la nature au niveau européen, si possible avant l’assemblée générale de la Fédération nationale des Chasseurs à laquelle il se rendra le 18 mars prochain.
Enfin, Jean-Louis Borloo a indiqué que "la chasse fait partie intégrante du projet de développement durable des territoires et du Grenelle Environnement."
Dès ce printemps sera lancée une concertation sur l’économie de la chasse et les missions croisées de l’ONCFS et des fédérations ainsi que leur financement.
17:17 Publié dans nature | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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Actualités de l'environnement au conseil régional Languedoc-Roussillon
Voici les dernières décisions votées au conseil régional Languedoc-Roussillon le 23 février sur des dossiers environnementaux.
Soutien financier pour Arfobois
Le conseil régional a voté une aide de 43 375 euros à Arfobois pour son programme 2009.
Ce financement permet l'accompagnement des entreprises dans leurs actions collectives, techniques et économiques, la promotion de l'utilisation du bois dans le bâtiment et la mise en place d'un observatoire économique.
Lutte contre les inondations
La Région mène une politique de prévention du risque inondations qui a débouché sur la signature de sept plans concernant des bassins versants soumis à des risques très importants en matière d’inondations fluviales : les Gardons et le Vidourle en 2004, l'Orb et le Tech en 2005, l’Aude et le Vistre en 2006 et le Lez en 2008.
Un huitième plan va être mis en oeuvre dans le Gard rhodanien. Le PAPI prévoit un programme sur la période 2009-2015, pour un coût prévisionnel de plus de 17,6 millions d’euros.
Sur ce coût global, l’engagement régional portera sur un montant d’aides de 2,6 millions d’euros.
Une centrale solaire dans un lycée de Perpignan
Dans le cadre du Programme prévisionnel d’investissement des lycées (PPI), la Région reconstruit les ateliers du lycée professionnel Charles Blanc de Perpignan pour un montant de plus de 21,5 millions d’euros.
En complément de ce programme, une centrale photovoltaïque dotée de 3 000 m² de panneaux solaires photovoltaïques sera construite sur la toiture des ateliers.
Elle permettra notamment la couverture à 70 % de la consommation électrique du lycée.
Ce programme s’élève à 2,2 millions d’euros.
Energies renouvelables dans le bâtiment
La Région a engagé un plan "Energies renouvelables dans le logement social" qui a déjà concerné l'équipement de 5 691 logements sociaux.
Depuis le début de l’année 2009, plus de 2 millions d’euros ont été votés pour financer des installations d'eau chaude solaire et photovoltaïques, des chaufferies bois, des aides à la construction de bâtiments à basse consommation d'énergie.
Des sous pour les parcs naturels régionaux
Sur la période 2006/2008, les parcs naturels régionaux du Haut-Languedoc et de la Narbonnaise en Méditerranée ont reçu 5,5 millions d'euros de subventions et dotations régionales qui ont financé 130 projets.
25 000 personnes, 6 000 élèves, 1 000 producteurs agricoles et 450 entreprises ont été bénéficiaires des actions mises en oeuvre ou accompagnées par les PNR.
Ce dispositif est reconduit pour la période 2009/2011, en privilégiant plusieurs objectifs : développer une offre régionale de tourisme durable, professionnaliser les pratiques d'éducation à l'environnement, renforcer l'image des parcs auprès du public grâce à un accueil et une signalétique adaptés, valoriser le patrimoine des territoires.
10:40 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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Espagne : les glaciers pyrénéens ont perdu 90% de leur surface en un siècle
Selon une étude du ministère espagnol de l'Environnement reprise par plusieurs quotidiens du pays, les glaciers pyrénéens ont perdu près de 90% de leur surface depuis un siècle.
La fonte s'accélère
La superficie recouverte en permanence par la glace atteignait 3 300 hectares au début du siècle alors qu'elle ne représente plus que 390 hectares aujourd'hui.
Une misère...
Et le phénomène s'accélère puisque, selon les chercheurs, les glaciers des Pyrénées espagnols ont vu fondre un quart de leur surface entre 2002 et 2008.
Les Pyrénées françaises sont également concernées car la moitié des glaciers restants sont situés de chaque côté de la frontière.
Lancée en 1978 pour étudier l'enneigement et les dégels annuels dans les Pyrénées, l'étude espagnole montre aussi que les importantes chutes de neige qui peuvent survenir durant un hiver rigoureux ne parviennent pas à faire grossir les glaciers.
La fonte accélérée des glaciers pyrénéens semble être directement liée au changement climatique et ils pourraient avoir complètement disparu à la fin de ce siècle.
Photo : Le Mont Perdu (photo Greenpeace).
09:24 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : climat, nature |
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mardi, 24 février 2009
Borloo veut un "Grenelle de la mer"
Le ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, va annoncer vendredi le lancement d'un "Grenelle de la mer".
Il s'agira, en réunissant tous les acteurs concernés, de traiter l'ensemble des thématiques liées à la mer : biodiversité et ressources halieutiques, pollutions, recherche, énergie, santé.
Premier rendez-vous prévu au mois de mars pour la remise d'un rapport en mai, qui devrait servir de base à un futur "plan mer".
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