mardi, 31 mars 2009

Président d'Agropolis International, Bernard Hubert veut renforcer le pôle montpelliérain

hubert.jpgBernard Hubert prendra le 1er avril ses fonctions de président d’Agropolis International à Montpellier.
Elu le 18 février 2009 à l’unanimité pour une durée de quatre ans par le conseil d’administration, il y succède à Henri Carsalade, parti à la retraite.

Campus mondial des sciences vertes
Campus mondial des sciences vertes, Agropolis International est une association qui réunit, en Languedoc-Roussillon, la plus grande concentration de compétences et d’expertise dans les domaines liés à l’agriculture, à l’alimentation, à la biodiversité, à l’environnement et aux sociétés rurales, ouverte sur le développement des régions méditerranéennes et tropicales.

A côté des structures à caractère scientifique et technique, l’association réunit de nombreux acteurs du développement économique et rural : instituts techniques agricoles et agro-alimentaires, représentations d’industries et entreprises agricoles, bureaux d’études et ONG, etc….

Les collectivités (Conseil régional, Conseil général de l’Hérault et Montpellier Agglomération) soutiennent fortement l'association.

Renforcement à l'international
Quel est le programme de Bernard Hubert ? Il s’est fixé pour objectif de renforcer la lisibilité et la position du pôle agro-environnemental de Montpellier à l’international aussi bien dans le domaine de la recherche que de la formation.

Il est persuadé que le pôle montpelliérain peut jouer un rôle de premier ordre au moment où les enjeux en matière d'agriculture, d'environnement et de développement seront considérables dans les années à venir.

Bernard Hubert, 61 ans, est vétérinaire de formation et titulaire d’une thèse d’Etat en écologie.
Directeur de recherche de classe exceptionnelle à l'Inra, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), il était, depuis 2007, le directeur du Groupement d’Intérêt Public ‘Initiative Française pour la Recherche Agronomique Internationale’.

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lundi, 30 mars 2009

A Nîmes, Chantal Jouanno réaffirme le soutien de l'Etat aux collectivités contre les inondations

En visite à Nîmes cet après-midi, Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, a voulu faire passer un message : l'Etat est bien présent aux côtés des collectivités locales pour diminuer la vulnérabilité face aux inondations.

Les Nîmois avaient pu en douter, eux qui ont été victimes d'une catastrophe en 1988, et qui attendent toujours que soit achevé le plan qui doit mieux les protéger la prochaine fois, qui ne manquera pas d'arriver.

250 M€ investis en cinq ans dans le Gard
De ce point de vue, la signature de la convention "Programme Cadereau", avec Dominique Bellion, préfet du Gard, Jean-Paul Fournier, maire et président de la Communauté d'agglomération de Nîmes et Damien Alary, président du Conseil général du Gard, est plutôt encourageante.

124 M€ vont ainsi être investis à Nîmes, avec une participation de l’Etat à hauteur de 34.5 M€.
Avec les autres plans d’action de prévention des inondations,  250 M€ seront investis dans le département en 5 ans, dont 40 % sont apportés par l’Etat.

Chantal Jouanno a déclaré : « La France a largement anticipé la transposition de la  européenne sur les inondations. La finalisation de cette transposition va être l’occasion de la rendre encore plus lisible et de mieux hiérarchiser nos priorités ».

19:02 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : inondations, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

dimanche, 29 mars 2009

Passage en revue de blogs verts

C'est propre, clair, carré, toujours très bien informé et souvent teinté d'ironie. Un blog de journaliste, quoi ! Effets de Terre est tenu par Denis Delbecq. Ce n'est pas à lui, nourri de culture scientifique, qu'on fera avaler des billevesées sur l'environnement et les échanges avec les lecteurs sont parfois sévères. Un  blog revigorant.

On ne trouvera pas la même rigueur en surfant sur Le Gandhi Vert qui se présente comme la vitrine d'une "philosophie nucléaire, culture environnementale et recyclage de son". Un melting-pot improbable qui mélange vidéos sexy ou étranges et informations sérieuses. L'ensemble est plutôt dépaysant.

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Brèves nouvelles en vrac de la planète

"Une heure pour la planète" : pas de black-out
Les Belges craignaient que l'’opération "Une heure pour la planète", organisée mondialement samedi soir par WWF, n'entraîne un black-out du système de distribution de l'électricité européen au moment où les lumières seraient rallumées. Crainte vaine puisque l'extinction de l'électricité s’est traduite en France par une baisse d’un peu plus de 1% de la consommation d’électricité, soit environ 800 mégawatts (MW) ou encore l'équivalent de 13 millions d’ampoules de 60 watts éteintes ou bien la consommation d’une ville comme Lyon un jour de pointe en hiver. A partir de 21h30, la lumière est revenue partout ...

Bruxelles souffle sur l'éolien maritime
La Commission européenne a décidé d'investir 565 millions d'euros dans l'installation d'éoliennes maritimes d'ici à 2011. Il s'agit d'une des priorités fixées par Bruxelles dans le domaine de l'énergie dans le cadre du plan de relance de l'économie. La plupart des projets à l'étude concernent l'Europe du Nord, aucun n'est prévu en France.

Quand des crustacés sabotent le piégeage du CO2
Une nouvelle preuve de l'interactivité des systèmes vivants vient d'être apportée par l'échec d'une expérience de piégeage du CO2 menée dans les eaux de l'Atlantique sud. Des scientifiques allemands et indiens y avaient répandu 
six tonnes de fer sur une superficie d'environ 300km2 afin d'y faire fleurir des microalgues marines et évaluer leur potentiel comme réservoir de carbone. Les ajouts de fer ont bien dopé la croissance de phytoplancton dont la biomasse a doublé en deux semaines grâce à l'absorption de CO2 dans l'eau. Mais ces efforts ont été réduits à néant par la voracité de petits crustacés du zooplancton qui se sont jetés sur ces microalgues dont ils fait leur festin.

Le Luxembourg interdit le MON810
Après l'Autriche, la France, la Grèce et la Hongrie, c'est au tour du Luxembourg d'interdire la mise sur le marché du maïs transgénique MON810 produit par la firme Monsanto. Le ministère luxembourgeois de la Santé justifie cette interdiction "par des faits nouveaux publiés en 2008 et 2009 ne permettant pas de conclure à une totale absence d'innocuité du MON810 et par des arguments scientifiques, écologiques et politiques".

La LPO s'inquiète pour les oiseaux migrateurs
La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) a annoncé qu’elle relayait en France la campagne « Born to Travel » de BirdLife International pour la protection des oiseaux migrateurs menacés d’extinction. Selon l'organisation écologique, plus de 40% des oiseaux migrateurs qui transitent par l'Afrique, le Moyen-Orient et l'Europe ont vu leurs effectifs diminuer dans les trente dernières années. Et 10% sont même classsés dans la liste rouge de l'UICN comme étant menacés d'extinction.

13:12 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : environnement, crustacés, black-out | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

samedi, 28 mars 2009

L'Europe menace de couper les crédits à l'Espagne coupable d'urbanisation massive

p_zapillo_almeria.jpgFaut-il couper les financements européens à l'Espagne tant que le pays n'aura pas résolu les problèmes liés à l'urbanisation massive qui défigure notamment son littoral ?
Oui, répond un rapport d'initiative voté à une large majorité jeudi dernier par le Parlement européen.

La fin du "miracle espagnol"
Ce rapport de la commission des Pétitions critiquant les pratiques "d'urbanisation massive" en Espagne et le "comportement spéculatif" de certaines autorités locales et industriels de la construction a été adopté par 349 voix pour, 110 voix contre et 114 abstentions.

Il  propose de suspendre l'examen de tout nouveau plan de développement qui ne garantirait pas le respect de la propriété et suggère d'arrêter le financement des fonds structurels et de cohésion en faveur de l'Espagne, jusqu'à ce que le problème soit résolu.

Ce vote est intervenu après le rejet de deux résolutions alternatives proposées respectivement par le groupe socialiste et plusieurs membres du groupe PPE-DE.

Indemniser les victimes
Le rapport demande que les personnes qui ont acquis de bonne foi des biens immobiliers en Espagne et ont vu la transaction déclarée illégale puissent obtenir le droit à une indemnisation appropriée en s'adressant aux tribunaux espagnols.

Dans les affaires où une indemnisation est payable pour compenser une perte de propriété, celle-ci devrait être d’un montant adapté et conforme à la jurisprudence de la Cour de justice et de la Cour européenne des droits de l’homme, soulignent les députés. 
 
Interrompre les fonds structurels ?
La résolution rappelle que la Commission est autorisée à interrompre un financement structurel vis-à-vis d’un État membre ou d’une région concernée - et à établir des corrections en rapport avec des projets bénéficiant d’un financement - "lorsqu'il apparaît ultérieurement qu’ils n’ont pas entièrement respecté (...) la législation communautaire en la matière".
 
De plus, le Parlement, en tant qu’autorité budgétaire, peut également décider, souligne le rapport, de placer dans la réserve les fonds alloués aux politiques de cohésion, s’il estime que cette mesure est nécessaire pour persuader un État membre de mettre un terme à de sérieuses violations des règles et principes qu’il est tenu de respecter jusqu’à ce que le problème soit résolu.
 
Suspendre et réexaminer les plans
Le Parlement estime que les autorités régionales compétentes devraient suspendre et réexaminer tous les nouveaux plans d’aménagement urbain ne respectant pas les critères stricts de durabilité environnementale et de responsabilité sociale et ne garantissant pas le respect de la possession légitime des propriétés acquises légitimement.

Tous les projets existants pour lesquels tous les critères fixés par le droit communautaire, "notamment en ce qui concerne l’attribution des marchés d’aménagement urbain et la conformité avec les dispositions relatives à l’eau et à l’environnement", n’ont pas été respectés ou appliqués" devraient être arrêtés et annulés.
 
Des recours "scandaleusement lents"
Face au défi de l’urbanisation excessive dans de nombreuses zones côtières, les procédures restent "excessivement longues" et, dans de nombreux cas, les décisions de la justice ne peuvent être appliquées de manière à donner satisfaction aux victimes.
Ce qui renforce le sentiment de nombreux citoyens de l'UE "quant à l'inertie ou la partialité de la justice espagnole".

 
Le rapport souligne que des agents immobiliers des États membres, notamment du Royaume-Uni, et d'autres fournisseurs de services entretenant des liens avec le marché immobilier espagnol, continuent à proposer des propriétés dans des nouveaux projets d'urbanisation alors qu'ils savent nécessairement qu'il est possible que le projet en question ne soit ni mis sur pied ni réalisé.
  
L'environnement sacrifié
L'eau est également un argument récurrent. Pétitionnaires et députés européens soulignent que plus de 250 projets d’aménagement urbain ont reçu un avis négatif de la part des administrations des eaux et des autorités des bassins fluviaux compétentes.
Ces projets, selon une enquête en cours de la Commission, sont en infraction avec la directive-cadre relative à l'eau, notamment en Andalousie, Castilla-la-Mancha, Murcie et Valence.

De nombreux pétitionnaires soulignent que l'urbanisation prend place dans des zones protégées et, par conséquent, viole les directives de l'UE, comme "Natura 2000".
Dans plusieurs cas, les plaintes soulignent que la législation de l'UE a été violée, les autorités locales n'ayant pas réalisé l'évaluation d'impact environnemental requise.

*Photo : Almeria

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"Une heure (dans le noir) pour la planète" ce soir : une action pas forcément symbolique ...

La planète bleue se retrouvera-t-elle plongée dans le noir ce soir entre 20 h 30 et 21 h 30 (heure locale de chaque pays) ?
C'est l'objectif avoué de l'opération Earth Hour, "Une heure pour la planète", lancée par le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Un appel à négocier
L'organisation invite un milliard de personnes vivant dans les grandes villes du monde à éteindre les lumière pendant une heure.
En France, environ 200 villes ont annoncé leur participation officielle, dont Béziers, Carcassonne, Lattes, Montpellier en Languedoc-Roussillon.

Ce sont des écologistes français qui, en février 2007, avaient lancé la première opération qui ne durait alors que cinq minutes.
L'idée a été reprise dans d'autres pays, notamment en Australie où elle avait été allongée à une heure, puis étendue au monde entier.

L'action se veut un symbole dans la lutte contre le changement climatique, spécialement cette année.
Il s'agit d'exprimer le souhait de l'opinion mondiale de voir les dirigeants de la planète trouver un accord lors de la conférence de Copenhague qui se tiendra en décembre 2009 sur la suite à donner à l'accord de Kyoto.

Un risque de black-out en Europe
Si elle rencontre le succès, cette extinction des feux pourrait n'être pas si symbolique que cela.
En Belgique, la société Elia, gestionnaire du réseau, s'inquiète du risque de black-out sur l'ensemble de la distribution de l'électricité en Europe si tous les usagers rallumaient ensemble leurs lampes, provoquant une surtension.

Un risque pris au sérieux par WWF qui rappelle qu'il ne s'agit pas de couper l'alimentation électrique des habitations mais seulement d'éteindre les lumières.
L'organisation appelle d'ailleurs les participants à rallumer progressivement leurs lampes.

Un clip collectif
Par ailleurs, WWF France invite les Français à filmer l'extinction d'un monument de leur choix et à poster leur vidéo sur le site Planète Attitude (www.planete-attitude.fr) afin de participer à la réalisation d'un clip unique qui témoignera de l'engagement de chacun.

Un appel qui, pour certains, est un peu contradictoire avec le sens de l'action : si chacun filme, photographie et diffuse des images, ne provoquera-t-on pas une augmentation sensible de la consommation d'énergie ?

11:46 Publié dans climat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : climat, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

vendredi, 27 mars 2009

Rennes incite les habitants à défoncer (un peu) les trottoirs pour y faire des plantations !

RENNES.jpgInciter les habitants à défoncer un bout de trottoir pour y planter des géraniums ou des grimpantes, c'est la proposition révolutionnaire que fait la ville de Rennes aux citadins.

On appelle cela végétaliser les façades et les rues et ce projet a de multiples vertus.

De nombreux avantages
Les avantages sont d'abord esthétiques avec la multiplication de couleurs et de formes.
Environnementaux ensuite car multiplier les plantes en ville permet de lutter contre l'imperméabilisation des rues, protèger les murs de tags et des pluies, rafraîchir et améliorer la qualité de l'air.

Testée entre 1997 et 2004 sur le quartier Sainte-Thérèse, l'expérience de végétalisation des trottoirs a été étendue en 2004 par la Ville de Rennes à l'ensemble de la cité sous le nom de "Embellisons nos murs".

Depuis 2008, dans le cadre du programme inter-associatif "Eau et pesticides", soutenu par la Ville de Rennes, les associations Bretagne Vivante, la Société d'horticulture et la maison de la consommation et de l'environnement ont décidé d'apporter leur soutien pour développer l'opération et accompagner les Rennais souhaitant végétaliser leurs murs.

Une bande de 15 cm de trottoir
En pratique, il s'agit de dégager sur le trottoir, le long de la maison, un espace de 15 cm de largeur pour y planter les végétaux de son choix.

Bien entendu, il faut respecter le cahier des charges : demander l'accord de la Ville par courrier ;  réaliser ou faire réaliser les travaux, le découpage du trottoir pouvant être pris en charge par la Ville, via une entreprise d'insertion ; entretenir sans utiliser de désherbant et de produit chimique.

Certes, le climat breton est favorable à la réussite de l'entreprise mais l'idée des Rennais pourrait s'enraciner dans d'autres régions où les villes sont encore trop minérales, par exemple en Languedoc-Roussillon.
La réussite du fleurissement d'Alès (lire note suivante) montre qu'il est possible de verdir les villes.

09:55 Publié dans environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Eco-quartier, fleurs : Alès se veut la capitale du bien-vivre en Languedoc-Roussillon

visuel_4efleur.jpgIl est bien loin le temps où l'on parlait d'Alès avec la commisération qu'on a pour un grand malade.
Sinistrée par la crise minière, triste et bétonnée, la ville semblait promise à un inéluctable déclin.

Changer l'image de la ville
Aujourd'hui, cette réputation de ville aux idées noires a complètement changé.
Avant même que le tissu économique local retrouve un réel (bien que fragile) dynamisme, le maire (UMP) Max Roustan avait réussi à modifier l'image de sa ville en visant l'excellence dans le bien-vivre.

Pari gagné en matière de fleurissement puisque le jury national de l’association des “Villes et villages fleuris” a décerné en 2008 sa 4e Fleur à Alès, une distinction qu'elle est la seule ville de cette importance à arborer en Languedoc-Roussillon (le village de Fraisse-sur-Agout (Hérault) est la seule autre commune de la région à l'avoir obtenue).

250 000 fleurs produites par an, 150 à 200 plantations d'arbres qui viennent grossir les 8 000 existants, des fontaines, quatre parcs urbains : l'effort est conséquent.

Une politique environnementale reconnue
La distinction n'est pas qu'honorifique : elle a des retombées en matière de tourisme et en attractivité pour les entreprises qui veulent s'installer.
Elle met aussi l'accent sur la politique environnementale menée par la commune et l'agglo du Grand Alès. 

Rénovation des façades, rues devenues piétonnes, matériel urbain innovant accompagnent la mise en oeuvre de l'Agenda 21 "grand-alésien" que le ministère de l'Environnement a récemment labellisé.
Multiplication des points éco-citoyens pour récupérer les piles, téléphones portables et cartouches d’encre, distribution de composteurs, mesures de la qualité de l'air, formation environnementale du personnel communal sont quelques-unes des réalisations en la matière. 

Bientôt un éco-quartier
La prochaine étape pourrait être la conception d'un éco-quartier.
Alès fait partie des six villes françaises sélectionnées par le concours d'urbanisme européen Europan 10 sur le thème de l'urbanité européenne.

Les membres du jury sont venus cette semaine voir le site du projet alésien : une friche ferroviaire de dix hectares qui pourrait accueillir 400 logements et à terme près de 10 000 habitants.
De très nombreux architectes ont fait acte de candidature pour participer à la réalisation de ce futur éco-quartier qui sera autonome en énergie et qui fera la part belle aux vélos et aux transports collectifs.

*La ville affiche sa 4e fleur (document municipal).

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jeudi, 26 mars 2009

Alertez les végétariens : leur alimentation contient deux fois trop de cadmium

Attention ! Les végétariens – qui consomment des quantités relativement élevées de produits alimentaires contenant du cadmium, par exemple certains fruits secs, céréales, graines oléagineuses et légumes secs – présentent une exposition moyenne hebdomadaire pouvant atteindre près du double de la dose jugée tolérable (DHT).
Les enfants, les fumeurs et les personnes résidant dans des zones fortement contaminées par ce métal lourd sont aussi concernés.

C'est le groupe scientifique de l’Autorité européenne de sécurité des aliments sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) qui fait cette mise en garde après avoir effectué une étude à la demande de la Commission européenne. 

Les risques d'effets indésirables sont faibles
Le groupe scientifique a certes conclu que les risques d'effets indésirables seraient très faibles mais il a estimé que le taux d'exposition actuel de la populaton au cadmium devrait être réduit dans le futur.
La dose tolérable est actuellement de 2,5 microgrammes par kilogramme de poids corporel (µg/kg pc) par semaine.
La DHT est le niveau auquel on n’observe pas d’effets indésirables. L’exposition alimentaire moyenne au cadmium pour les adultes en Europe est proche de ce taux.

Le cadmium est un métal lourd qui pénètre dans l’environnement à partir de sources naturelles, telles que les émissions volcaniques et l’érosion des roches mais également par le biais de l’industrie et de l’agriculture.
Il est présent dans l'air, les sols et l'eau et peut par la suite s'accumuler dans les plantes et chez les animaux.

L'alimentation à surveiller
Le cadmium est toxique avant tout pour les reins mais il peut aussi causer une déminéralisation des os et il a été considéré comme carcinogène par le Centre international de recherche sur le cancer.
Les denrées alimentaires représentent la source principale d'exposition au cadmium pour les non-fumeurs.

Les céréales et les produits céréaliers, les légumes, les fruits secs et légumes secs, les pommes de terre et autres féculents ainsi que la viande et les produits à base de viande contribuent le plus à l’exposition humaine.
Des teneurs élevées ont également été trouvées dans d’autres denrées alimentaires (par exemple les algues, le poisson et les fruits de mer, les compléments alimentaires, les champignons, le chocolat) mais étant donné qu’elles sont consommées dans une proportion moindre, elles ne constituent pas des facteurs majeurs d’exposition.

Le groupe scientifique a également déclaré que le tabac contribue à une exposition interne similaire à l’exposition alimentaire et que la poussière domestique peut constituer une source importante d’exposition générale au cadmium chez les enfants.

11:17 Publié dans santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : santé, risques | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Le Parlement européen ne veut pas d'aliments issus d'animaux clonés dans nos assiettes

Le Parlement européen ne veut pas que soient mis sur le marché des aliments issus d'animaux clonés et il demande que que les "nouveaux" aliments produits grâce aux nanotechnologies soient soumis à des tests plus poussés.e d'autorisation.
 
C'est le sens du vote sur le rapport concernant la mise à jour des régles sur les nouveaux aliments, adopté à une large majorité par 658 voix pour, 15 voix contre et 11 abstentions.  
 
Ceci est un nouvel aliment
Dans le rapport adopté, sont définis comme nouveaux aliments ceux qui n'ont pas été consommés de manière significative avant mai 1997, date à laquelle la première législation sur les nouveaux aliments a été introduite.
Ces nouveaux aliments peuvent être des produits récemment développés tels que les aliments produits à l'aide de nouveaux procédés comme les nanotechnologies, mais également les aliments consommés traditionnellement hors de l'UE.
Jusqu'ici 20 nouveaux aliments ont été autorisés dans l'UE, comme, par exemple, le jus de nono ou noni (fait à base d'une plante tahitienne) ou les"salatrims" (des nouveaux lipides utilisés dans des aliments destinés aux régimes hypocaloriques en substitut de matières grasses traditionnelles).
 
Non aux aliments issus d'animaux clonés
Les députés veulent exclure du champ d'application du règlement les aliments produits à partir d'animaux clonés ou de leur descendance.
Ils invitent la Commission à présenter une nouvelle législation en vue d'interdire la mise sur le marché de tels aliments

 
Nanotechnologies
Selon les députés, les aliments produits au moyen de nanotechnologies nécessitent des méthodes spécifiques d'évaluation des risques. Il n'existe actuellement aucune méthode permettant d'évaluer l'innocuité des nanomatériaux.
Ceux-ci devraient donc être évalués sur la base d'essais spécifiques pour les nanomatériaux. En outre, tout ingrédient contenu sous la forme d'un nanomatériau devrait être clairement indiqué dans la liste des ingrédients.

 
Tests sur les animaux et éthique
Le Parlement préconise que l'expérimentation sur animaux soit réduite au minimum et ne soit utilisée qu'en dernier recours. Il veut que les méthodes de substitution fassent l'objet d'une promotion.
 
Outre les aspects concernant la protection sanitaire, les intérêts des consommateurs et la santé animale, l'évaluation des risques devrait également tenir compte des aspects éthiques et environnementaux, selon les députés.  

11:15 Publié dans risques | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : risques, santé, alimentation | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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