lundi, 02 novembre 2009

Nucléaire : incident de niveau 1 à Marcoule

Une erreur, détectée jeudi 29 octobre mais annoncée aujourd'hui, s'est produite lors d'une opération d'échantillonnage de deux lots de pastilles de combustibles radioactifs sur le site de Marcoule, indique Melox (Areva), qui fabrique des combustibles MOX pour les réacteurs des centrales nucléaires de production d'électricité de différents pays.

Des données permutées sur des lots de pastilles
Dans le cadre d’opérations de conditionnement, deux lots de pastilles de combustible ont été traités avant d’être acheminés vers leur poste d’entreposage.
Lors d’une opération d’échantillonnage complémentaire, un opérateur a constaté que les données d’identification des deux lots de pastilles avaient été précédemment permutées.

"Les limites autorisées d’exploitation de l’atelier ont toujours été respectées. Toutes les actions correctives appropriées ont été prises. Melox a proposé à l’Autorité de sûreté nucléaire de classer cette anomalie, sans impact sur le personnel et l’environnement, au niveau 1de l’échelle INES qui en compte 7", assure la société.

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Les déperditions de chaleur repérées par avion visibles sur le site de l'agglo de Montpellier

Une thermographie aérienne a été menée sur le territoire de l'agglomération de Montpellier en janvier 2009.
Cette étude, permettant la mesure relative des déperditions de chaleur au niveau des toitures des bâtiments, vient de livrer ses conclusions. Les résultats, sous forme de cartes, sont consultables sur le site de l'agglo, rubrique "l'Agglo vue du ciel".

30% de déperditions significatives
L'objectif est de sensibiliser particuliers, professionnels et collectivités à la maîtrise de l'énergie et aux émissions de gaz à effet de serre. L'expérience des autres villes montre qu'environ 30% des toitures survolées présentent des déperditions significatives.

Le secteur résidentiel représente environ 1/4 des émissions de GES en France, soit plus d'une demi-tonne de carbone par an et par habitant. Pour une maison individuelle, près de 30% des déperditions thermiques s'effectuent par la toiture contre 5 à 10 % pour un immeuble d'habitation collective.

Comment ça marche ?
Les clichés ont été réalisés à l'aide de caméras thermiques captant le rayonnement infrarouge des corps chauds.
Un code couleur a alors été affecté à chaque bâti selon une classification : du bleu foncé (déperdition non perceptible) au rouge (déperdition excessive).

11 heures de vol à 1000 m d'altitude, répartis sur plusieurs jours entre 6h et 8h du matin, ont été nécessaires. 31 communes, soit 40 000 hectares du territoire environ, ont ainsi été photographiées, ce qui représente près de 194 000 bâtiments.
Coût : 85 000 € HT, financé à hauteur de 60 000€ par Montpellier Agglomération et 25 000 € par la Ville de Montpellier.

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Une découverte pourrait permettre de mieux cultiver les plantes en milieux salins

Une équipe de recherche franco-grecque vient de mettre en évidence un nouveau mécanisme qui prépare les plantes à répondre efficacement au stress salin.
Cette étude, qui permet d’envisager le développement de prétraitements visant à la conquête de nouveaux territoires aujourd’hui encore non cultivables ou salinisés suite à une agriculture trop intensive, est en ligne sur le site de la revue The Plant Journal.

La défense des plantes contre le stress salin est une situation préoccupante rencontrée dans plusieurs régions du monde où la pression sur l'eau devient de plus en plus forte, notamment en raison des changements climatiques et de la nécessité d’augmenter le rendement des cultures face à une population mondiale grandissante.

Les plantes prétraitées résistent mieux
Le peroxyde d'hydrogène (H2O2) et le monoxyde d’azote (NO) sont des espèces chimiques réactives dans les voies de transduction du signal conduisant à l'activation de la défense des plantes contre les stress biotiques ou abiotiques.

Les chercheurs de l’unité Biologie des semences Inra-AgroParisTech située à l’Inra de Versailles ont étudié l'impact du prétraitement de plants d'agrumes (Citrus aurantium L.) avec l'une ou l’autre de ces deux molécules sur l'acclimatation de ces plantes à la salinité.
Leurs résultats démontrent que de tels prétraitements réduisent fortement les effets préjudiciables phénotypiques et physiologiques qui accompagnent ce stress.

Moins d'eau, d'engrais et de pesticides
D'un point de vue appliqué, la perspective de développer des traitements basés sur l'utilisation de molécules chimiques élicitrices des défenses des plantes a des applications importantes en agriculture en procurant la possibilité de renforcer les mécanismes de protection des plantes aux fluctuations des conditions environnementales tout en réduisant l’usage intensif d’intrants (eau, engrais, pesticides).

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