mardi, 03 novembre 2009

Le nucléaire français manque d'énergie

Réacteurs nucléaires à l'arrêt, risques de coupures cet hiver, réserves sur le système de sécurité des EPR, le nucléaire traverse une mauvaise passe.

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Rencontres Q@LI-MEDitterranée le 6 novembre : diminuer l'impact des intrants en agriculture

La première édition des Rencontres Q@LI-MEDitterranée s'intéressera au thème "Innover pour diminuer l'impact des intrants en viticulture, arboriculture et maraîchage", au campus La Gaillarde de Montpellier le 6 novembre.

Les acteurs du pôle de compétitivité Q@LI-MEDiterranée souhaitent contribuer à la réflexion sur les moyens d'agir pour l'agriculture de demain.

Thèmes abordés :

  • Comment la réglementation peut elle être source d'innovation ?
  • Identifier les verrous techniques et scientifiques liés aux nécessaires changements de pratiques et développement de méthodes alternatives.
  • Echanger sur les bonnes pratiques socio-économiques, pour valoriser l'innovation, et diffuser de nouveaux produits, méthodes, pratiques...

Au programme : conférences, ateliers/débats et rendez vous d'affaires. Agropolis International est partenaire de l’événement. 

11:37 Publié dans agriculture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : montpellier | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Toulouse : la mise en orbite du satellite SMOS, aboutissement de vingt ans de recherches

La mission « Soil Moisture and Ocean Salinity » (SMOS) a été mise sur orbite depuis la base de lancement de Plesetsk en Russie le 2 novembre 2009 (lire ici).

Menée par l’Agence spatiale européenne (ESA) en collaboration avec la France (CESBIO) et l’Espagne, cette mission effectuera la première cartographie à l’échelle planétaire de l’humidité des sols et de la salinité des océans, importante pour mieux comprendre le changement climatique. 

Le CESBIO (CNRS / Université Paul Sabatier / CNES / IRD) étudie le fonctionnement et la dynamique des grands écosystèmes terrestres en utilisant les outils spatiaux.

Un travail entamé en 1988
« Pour effectuer de façon régulière et fréquente des mesures qui couvrent l’ensemble de la Terre, nous devions impérativement imaginer une solution pour pouvoir collecter des données depuis l’espace» explique Yann Kerr.
Principal investigateur de la mission SMOS auprès de l’ESA, Yann Kerr dirige le CESBIO.

Ce laboratoire toulousain a ainsi imaginé un ensemble de petites antennes disposées sur une structure en forme d’Y pour « capter » l’humidité des surfaces et la salinité des océans. Déployée en orbite, cette antenne de 8 mètres de large permettra d’obtenir des images tous les 3 jours avec une résolution d’environ 40 km.

Instiguée par le CESBIO dès 1988, cette aventure a nécessité la réalisation de maquettes instrumentales et de nombreuses campagnes de mesure pour valider l’instrument et les méthodes d’analyse.

Suivre les courants marins
Ce travail a été accompli sur des écosystèmes variés (Australie, Afrique de l’ouest, sud de la France, Espagne, Danemark, Allemagne…) avec de nombreuses collaborations nationales et internationales.
Durant le développement industriel de SMOS, le CESBIO a valorisé ce travail de recherche au travers de collaborations avec des industriels (CASA, EADS, Thales Alenia space), le laboratoire est intervenu également en support d’expertise et transfert de savoir-faire.

La connaissance de la salinité des océans et de son évolution permettra d’identifier et de suivre les courants marins qui jouent, à l’instar du Gulf Stream, un rôle primordial dans les changements climatiques.

Des données pour la météo et les événements extrêmes 
En étudiant l’humidité des surfaces, particulièrement les interactions entre l’humidité des sols et l’évolution du couvert végétal, SMOS fournira des données fondamentales pour améliorer la prévision météorologique et mieux anticiper des évènements extrêmes.

SMOS est un outil au service du monde scientifique mais aussi des professionnels travaillant sur la question de la ressource en eau. La connaissance de l’humidité de surface intéresse les hydrologues (état des nappes, inondation, sécheresse), les agronomes (suivi et compréhension de la croissance de la végétation) mais aussi les aménageurs (gestion de la ressource en eau, paramètre d’alerte pour la désertification…).

La mission SMOS, pilotée par l’ESA, a bénéficié de l’important support du CNES tout au long du projet.

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